Des nouvelles des missionnaires

Nouvelles de Denys Perret - Brésil


Matinha, 20 décembre 2017

Chère famille, chers amis,

Ce petit mot pour vous souhaiter à tous d’heureuses fêtes de Noël et de fin d’année.bresil enfants
Occasion de vous donner quelques nouvelles, en plus de ce que nous avons pu partager au cours de mes derniers congés.
Cette année a été marquée d’une façon particulière par mes 45 ans de vie de prêtre, depuis mon ordination à Tournus le 2 juillet 1972.
A cette date, c’était un dimanche, je me trouvais dans un village éloigné où les enfants m’ont fait un hommage bien sympathique. Nous y étions venus en 2003 avec la famille de mon frère Jean-Pierre, à l’occasion d’une visite accompagnée du curé d’alors à Tournus, le père Philippe Genevois, ainsi que Pierre Farnier, décédé depuis.
C’est si l’on peut dire un village du bout du monde, en bordure du lac qui encercle notre commune. Les gens y vivent de la pêche et de l’élevage, profitant des prairies découvertes une bonne partie de l’année. De plus en plus d’ailleurs la région s’est dotée de nombreux étangs où se pratique la pisciculture. Ceux-ci se remplissent dans la saison des pluies et sont ensemencés régulièrement, donnant lieu à un commerce lucratif en direction de la capitale São Luis. Pour favoriser ce commerce, le gouvernement de l’Etat s’était engagé à goudronner la route qui dessert la région, j’y faisais allusion l’an passé. Ça y est, cette fois c’est fait nous avons notre goudron. On n’est pas sans soupçonner d’ailleurs que l’influence des riches producteurs dans les sphères gouvernementales n’ait aidé. Ainsi que l’appartenance religieuse, cette région étant presque toute sous l’influence de l’Eglise Assemblée de Dieu, un courant évangélique qui est né à cet endroit.

bresil le jardin

Autre événement ou activité religieuse a été au mois d’août la « visite » de la reproduction de la statuette de Notre-Dame Aparecida, la sainte patronne du Brésil. Nous célébrions les 300 ans de son apparition dans les eaux du rio Paraíba dans la région de São Paulo. Au bout d’une nuit sans rien prendre, des pêcheurs pauvres de l’endroit recueillaient dans leur filet les deux morceaux de cette statuette qui, reconstituée, était placée dans une petite chapelle locale. L’affluence grandissante et quelques miracles se réalisant, notamment celui des chaînes qui tombent des poignets d’un esclave fugitif, la chapelle a été remplacée par un sanctuaire qui attire aujourd’hui des milliers de pèlerins, à l’image de notre Lourdes.

J’ai pu prendre ensuite un temps de congés et de repos en France, dans ma famille à Mancey. C’était fin août-début septembre, où j’ai célébré, cette fois en famille, et avec quelques amis, mes 45 ans de prêtre. Après quelques examens de santé, eux aussi nécessaires, j’ai participé, comme invité, à l’avant-dernière session de notre synode diocésain. J’en suis ressorti admiratif et impressionné par le travail fourni et la technologie employée pour permettre aux membres du synode de se prononcer sur chacun des articles du document final. Certainement notre église diocésaine va trouver en lui des pistes de travail de d’évangélisation pour les années à venir.bresil les soeurs

A mon retour au Maranhão, a commencé le cycle des visites aux villages à l’occasion des nombreuses fêtes patronales qui se concentrent d’octobre à décembre, avant l’arrivée des grandes pluies hivernales.
Maintenant, en cette veille de Noël, je vais pouvoir souffler un peu. Il y aura cependant en janvier notre rencontre annuelle des prêtres et missionnaires français au Brésil. Occasion de nous retrouver et de faire le bilan de notre mission au service de l’Eglise du Brésil. Notre présence, il faut le dire, se fait beaucoup plus rare, les prêtres diocésains prennent de l’âge, et les plus jeunes appartiennent aux communautés nouvelles.
Nous envisagerons notre participation à la prochaine Campagne de Fraternité qui doit commencer avec le Carême et qui portera sur la situation de violence qui affecte notre pays. Le thème en sera « Fraternité et moyen de mettre un terme à la violence », la référence biblique étant « Vous êtes tous frères » de Mt 23,8. Cette situation est calamiteuse quand on sait, d’après une récente étude sociologique que, dans ces dix dernières années, plus de 318 000 jeunes ont été assassinés par armes à feu, dans nos différents Etats, certains comme le Maranhão étant en tête de liste. La population jeune, noire et basanée, étant la première victime de ce que certains assimilent à une forme de génocide. Trafic des drogues, chômage endémique, état déplorable de l’éducation et de la santé, pauvreté enfin sont parmi les causes de cet état de fait. Hier même à Matinha, pour la deuxième fois en moins d’un mois, un homme de 40 ans a été assassiné dans la petite boutique qu’il tenait sur la place, aux côté de son épouse. Ancien garde municipal, il informait la police des agissements des trafiquants.

brsil future chapellePour finir, une information plus sympathique : nous venons de mettre en route la construction d’une chapelle, modeste par la taille, mais qui se veut attractive, dans un quartier en pleine expansion à Matinha, la communauté étant dédiée à Notre-Dame Aparecida, dont nous fêtions les 300 ans comme je le dis plus haut. Nous sommes aidés par les diocèses d’Allemagne, à travers l’organisation d’Adveniat. J’espère que cette nouvelle chapelle sera bien avancée quand je quitterai la paroisse, et qu’elle permettra aux gens de la communauté catholique de se prendre en charge et de travailler à l’évangélisation de ce quartier. Je rentre en principe fin juin, pour reprendre un service en mon diocèse d’origine.
Comme je voudrais remercier tout ce que j’ai reçu durant mon séjour dans ce vaste et grand pays, et dans son Église si compromise avec la cause des plus pauvres. Dans les deux régions et les deux diocèses qui m’ont accueilli, et à travers moi, un peu de notre diocèse : à Nova-Iguaçu, grande banlieue de Rio de Janeiro, puis dans le Maranhão, région Nord du pays, au bord de l’Amazonie, dans le diocèse de Viana.
Une autre anecdote qui est plus qu’anecdotique : notre évêque de Viana, dom Sebastião, nous quitte, nous le savons depuis mercredi, il vient d’être transféré au diocèse de Caxias, à l’est de l’Etat. Nouvelle expérience pour lui, épreuve pour nous qui devrons attendre quelques mois certainement pour connaître son successeur.
Je n’en mets pas plus pour cette fois, en vous espérant en bonne santé, et vous souhaitant, à chacun, un Noël de paix et une belle entrée dans l’année nouvelle.

Denys

 


Nouvelles sœur Hélène de Guibert - Brésil

Chère Maud, merci de m'envoyer cette lettre commune de Mgr Rivière et celle de la coopération,

Je reponds par le même courrier aux enfants mais je pense que se sera difficile maintenant de resituer ce petit monde

Chers Eloise 11 ans, Romane 11 ans, Lisa 10 ans Sophia 10 ans Heloise 8 ans Louis 7 ans et Adele 4 ans :
A Chacun un grand merci pour les "jolis papillons d'espoir". Ils volent libres comme l'air pour donner l'espoir à Carlos rencontré ce matin à la prison, à Eliot paralysé et muet depuis 6 ans soigné par sa femme, à Jeanne préocupée par la santé de son frère qui perd la tête, aux enfants de la catéchèse, aux jeunes qui organisent une année missionnaire et à ceux qui préparent leur mariage.
A chacun un grand embraço brésilien avec nos deux bras qui se serrent parfois très fort pour manifester son affection et ses remerciements.



SR HELENE                                          Soeur Hélène, lors d'une retraite pour les visiteurs de prison
                                                                                                        


Nouvelles de sœur Bernadette GUERRIN de la communauté de Kabadio - SENEGAL

« l'important c'est de semer
semer les graines de l'Espérance
Chaque graine enrichira un petit coin de notre terre »

Ces vœux m'ont été adressés et j'ai eu envie de vous les partager, un peu comme un cadeau de Noël. Oui, continuons à semer dans les cœurs, dans les esprits, dans la terre de cette belle Casamance où Dieu nous a semées.

A la fin de cette année, il est bon de regarder si la semence a donné du fruit. L'hivernage s'est prolongé, la récolte de riz est abondante, mais le travail dans les rizières n'est pas terminé et celui du jardin n'est pas entamé sauf le débroussage ; mais les femmes du groupement « diamakouta » ont préparé des pépinières de légumes près de leurs maisons en attendant de tracer les nouvelles plates- bandes. Elles ont semé !

Autre jardin : la rentrée des petits du jardin d'enfants s'est bien passée. Chaque matin, 64 bambins vêtus de rose arrivent tout joyeux en se saluant. « Tata Jeanne » et « Tata Léontine » fidèles au poste, vous remercient de leur assurer une bonne partie de leur salaire et les enfants apprécient le riz et le poisson de la cantine que vous soutenez (la participation des parents est minime) et un grand nombre d'entre eux a bénéficié des parrainages pour la scolarité.

Nous avons pu aider nos sœurs en dehors de Kabadio pour l'aménagement d'une crèche à Kénia dans la banlieue de Ziguinchor et apporter une aide au centre de promotion féminine de Ziguinchor qui compte 140 élèves cette année, « graines d'espérance » pour l'Afrique.

Une bonne nouvelle : l'arrivée pour le dispensaire d'une ambulance amenée par les anciens de Casamance. Merci !
Et notre petite communauté continue simplement à semer l'amour au milieu des « petits » au quotidien avec le soutien scolaire, la catéchèse et les soins, dans le « donner et recevoir » de tous ceux que nous avons la joie d'accueillir.

Merci encore pour les papillons de l'espoir...



Nouvelles de sœur Marie-Thérèse Rétout dominicaine à Trinidad et Tobago
reçues le 22 décembre 2016

Il y a longtemps que je n'ai pas donné de mes nouvelles. L'an dernier, je m'étais fracturée la main droite.

J'ai maintenant 94 ans. Je vis dans une communauté à Port of Spain et j'y suis bien pour mener un petit train de vie. Dieu merci je peux encore répondre au téléphone et ouvrir la porte aux visiteurs. Mon grand bonheur est de m'occuper de notre chapelle où nous avons la messe du lundi au vendredi. Dieu merci autrement je ne pourrais pas aller dans une paroisse. Mon cerveau fonctionne encrore bien mais le reste du corps me cause bien des problèmes (tout pour le Seigneur!). Je prie beaucoup,c 'est l'essentiel ! Il y a tant d'unions de prière !!

Je viens de recevoir la revue diocésaine, toujours une grande joie et beaucoup de remerciements à la coopération missionnaire pour cet abonnement qui me garde en contact avec ma chère Bourgogne. Vous avez un évêque admirable. Je suis émerveillée par son compte-rendu de l'Assemblée des évêques à Lourdes. J'ai lu un autre compte-rendu de cette Assemblée dans le Pélerin...quel contraste ! Mes félicitations pour votre synode qui doit réveiller la foi des croyants et leur solidarité envers tous.

Quel monde dans lequel nous vivons ! Nous venons d'avoir un tremblement de terre de 6 sur l'échelle de Richter, secousse à 15h45...heureusement pas de morts comme Sun Indonésie frappée le même jour avec la même force qui a causé la mort d'une centaines de personnes.
Nous avons beaucoup de problèmes sociaux qui influent sur la vie de l'Eglise. Rares sont les vocations sacerdotales et religieuses.

Je termine en vous souhaitant toute la joie du Seigneur et une sainte année 2017.

 



Nouvelles reçues par mail le 24/12/16 de sœur Bernadette de Boissieu en mission au SENEGAL

Amis de la coopération missionnaire
Recevez mes meilleurs vœux et mon merci pour votre accompagnement à nos côtés. Merci pour la revue du diocèse qui nous rapproche et nous fait participer à une même mission.
Merci pour le partage qui nous a permis d'aider des familles au moment de la rentrée: aide à l'inscription, aide aux fournitures, aide à des malades
Que la paix habite nos coeurs, vos familles. Avec toute mon amitié je vous embrasse

Sr Bernadette de Boissieu