Documentation

DVD "Chemin de croix à Marseille"


DVD Chemin de croix à MarseilleUne réalisation de la Pastorale de la Santé de Marseille et du Service Diocésain de l’Audio-Visuel.
Cette méditation à partir du chemin de Croix de l’Eglise de Saint Barnabé à Marseille peut être une aide à la prière, personnelle ou en groupe, en particulier pendant le Carême ou le Vendredi Saint.
Durée 30 mn.
https://vimeo.com/60329576

Le DVD est disponible au service de la pastorale de la santé. 03.85.47.16.32



Mourir avec dignité

Fiche rédigée en janvier 2014 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale

Question d’actualité controversée qui mérite de bien savoir de quoi l’on parle.
La mort est un processus normal qui entraîne avec elle un lot de souffrances physiques, psychologiques et spirituelles qui touchent aussi bien les personnes malades que leur entourage. Tous recherchent des moyens pour vivre ce passage dans le respect de la personne et sa dignité.
Les soins palliatifs se sont heureusement développés depuis quelques années. Fondamentalement, il s’agit d’accorder une attention toute particulière à la personne souffrante, de la respecter et la reconnaître dans son humanité, de lui assurer le confort physique indispensable et de lui offrir un soutien ainsi qu’à son entourage. Ils veulent donner un moyen pour traverser le chemin de la fin de vie sans retenir la personne malade ni accélérer son départ.
Ainsi les soins palliatifs se définissent comme « des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. » Ils se traduisent d’abord par une prise en compte et un traitement de la douleur et par des soins de confort comme les soins de bouche ou les massages... Ils veulent apporter la meilleure qualité de vie possible pour les malades et leur entourage. L’écoute et la communication, même non-verbale, sont premières. C’est la personne tout entière qui est prise en compte, y compris dans ses relations. Cela implique un lien entre tous les soignants, la famille et le malade.
Toute personne malade est ainsi regardée non pas enfermée dans sa maladie mais vivante jusqu’au bout. Le regard des soignants comme de l’entourage est considération et respect.
La fin de vie appelle également une réflexion de fond : la mort fait partie de la vie. L’homme ne peut pas ignorer ni maîtriser son ultime destinée. Sa dignité profonde passe par sa façon de vivre son dernier chemin : être une personne reconnue dans sa dignité jusqu’au bout de la vie.





Le consentement éclairé

Fiche rédigée en juin 2014 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale

De quoi parle-t-on ?
La loi du 4 mars 2002 demande que le consentement du patient soit respecté. Cela impose en conséquence qu’aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement du patient et que le médecin doit respecter la volonté de la personne. Pour préserver l’autonomie du patient et le responsabiliser dans sa prise de décision, son consentement aux soins proposés est « libre, éclairé et révocable à tout moment. »
Ainsi le consentement éclairé est la manière d’appliquer dans la pratique le respect de l’autonomie des individus. Dans cet esprit, cela suppose que la relation médecin- patient soit une relation horizontale où l’un et l’autre échangent et communiquent. Nous ne sommes plus dans la relation paternaliste qui a prévalu jusque-là dans la relation soignant- soigné.
Une relation patient- médecin
Toute la difficulté du consentement éclairé réside dans sa réalisation authentique et non pas seulement dans les mots. D’un côté, le patient a besoin d’être informé en détail sur la maladie elle-même, sur l’évolution, sur les possibilités d’actions, sur les risques et les bienfaits. Le patient reçoit ces informations de façon subjective avec ses croyances, ses valeurs, ses émotions, sa capacité de réagir... De l’autre côté, le médecin, pour ajuster ses propos, a besoin de savoir ce que ressent le patient, comment il interprète sa maladie et comment il l’intègre dans sa vie. Car il ne s’agit pas simplement d’information mais de communication. Pour cette raison, le médecin, pas toujours préparé à cela, devra cependant discerner quoi, comment et quand informer, pour que le consentement éclairé soit réel. Il faut s’arrêter sur ce que le patient a envie de savoir, ce qu’il peut et ce qu’il accepte d’entendre par rapport à son devenir, aux difficultés, à la gravité de sa situation. Le patient n’est pas seulement un corps mais un être humain avec toutes ses dimensions. De sa capacité à recevoir les informations vont dépendre la ou les décisions pour lesquelles il joue une partie importante de sa vie. La loi n’exige pas toujours d’écrit, mais souligne l’importance de la relation et de l’échange avec le patient.
La personne de confiance
Dans ce cadre, le choix d’une personne de confiance devient essentiel. Il est donc recommandé de la choisir pour que si le patient n’est plus en mesure de choisir, ou bien est seul, sans famille, une personne référente puisse intervenir.
Des conditions particulières
Lorsqu’une personne n’est pas en état d’exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée sans que cette personne de confiance prévue, la famille ou, à défaut, l’un de ses proches n’ait été consulté. Si la vie de cette personne est en jeu, le médecin ou le chirurgien peut être amené à intervenir sans pouvoir recueillir de consentement, ni avertir la famille ou la personne de confiance. En tout état de cause, le médecin doit mettre en œuvre tout ce qu’il peut pour sauver la vie de son patient et lui assurer une prise en charge adéquate. Devant un risque vital, le médecin doit passer outre l’absence ou le refus du consentement au soin. En cas de refus de soin, le médecin doit s’efforcer de convaincre son patient jusqu’à faire appel à un confrère si besoin. Face à des croyances sectaires, le médecin devra respecter la volonté des patients après les avoir clairement informés des conséquences de leur refus ; en cas de risque vital, le médecin devra agir en conscience. Face à un mineur en danger, le médecin doit donner les soins nécessaires après avoir averti le procureur de la République. En résumé, si le malade est hors d’état d’exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus et informés, sauf urgence vitale ou impossibilité.
Nul n’est censé ignorer la loi
Ces précisions voudra ient simplement permettre de bien connaître ce que dit la loi française de façon à vivre le mieux possible toutes ces possibilités qui nous sont offertes. Bien sûr des questions se poseront toujours. Chaque situation est particulière.



La personne de confiance

Fiche rédigée en janvier 2015 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale.

Toute personne hospitalisée ou rentrant dans un structure de santé a la possibilité de désigner une personne de confiance, disposition instaurée par la loi du 4 mars 2002. Cette personne, nécessairement majeure, est librement choisie par le malade : elle peut être un parent, un proche ou son médecin traitant. La mission de cette personne est définie par le malade. Elle peut, selon son souhait : - l’aider dans les démarches à accomplir- l’assister aux entretiens médicaux pour l’aider dans les meilleurs choix thérapeutiques à adopter. Dans l’hypothèse où le malade ne serait plus en mesure de recevoir les informations médicales, ni consentir à des actes, cette personne deviendrait alors l’interlocuteur privilégié et serait la personne consultée par le médecin pour adapter au mieux son traitement. Le malade a la possibilité de révoquer la personne désignée à tout moment et, le cas échéant, d’en désigner une nouvelle.

« La fin de vie et la mort engagent le sens d’une existence ; elles ne sont pas qu’un problème technique à maîtriser ; il est vital de pouvoir s’en entretenir en confiance. »(Mgr d’Ornellas http://findevie.catholique.fr/ )