• Accueil

Lettre de Mgr Rivière aux jeunes de Saône-et-Loire

JDJ2017


"A tous les jeunes de Saône-et-Loire

 
Bonjour,

C’est toujours important pour moi de vous rencontrer, vous les jeunes. Dans ma vie d’évêque, cela m’arrive de temps en temps ; vous avez beaucoup d’attentes et beaucoup de questions, et c’est cela qui fait que les rencontres avec vous sont passionnantes. Quand je vous rencontre, j’ai le sentiment que vous vous attendez à être regardés au meilleur de vous-mêmes. (...)"
 
 

Lire la lettre en entier






Après l’accident de la route de Montcenis

Communiqué de Monseigneur Benoît Rivière
Autun, le 2 avril 2017

Après l’accident de la route de Montcenis

 Monseigneur Rivière, informé ce matin par les médias du drame qui s’est déroulé cette nuit en Saône-et-Loire, s’associe à la douleur des parents et grands-parents des victimes, de leurs frères et sœurs, des membres de leurs familles, de leurs proches, amis, camarades, collègues, enseignants et éducateurs, voisins. Il veut leur adresser une parole de réconfort et de soutien.

Il salue le travail des pompiers et des secouristes, des soignants qui ont agi dans le meilleur de leur professionnalisme durant de longues heures dans l’espoir de sauver ces jeunes vies.

Le décès de ces jeunes, la violence du choc, atteignent profondément non seulement les personnes qui les connaissaient, mais la population dans son ensemble. La mort d’un jeune sur la route est toujours une mort de trop.

Ceci nous rappelle à nos responsabilités quotidiennes sur la route. Notre département comporte des axes traversants extrêmement fréquentés. Cette configuration doit inciter chacun à la plus grande des vigilances et les pouvoirs publics à continuer sans relâche les travaux indispensables à l’amélioration de la sécurité.

Monseigneur Rivière encourage les catholiques à prier pour les victimes et leurs proches. Il souhaite que les personnes concernées ne restent pas isolées dans leur épreuve.

Que la figure de la Vierge Marie, si aimée par les croyants des religions monothéistes, puisse devenir celle de la consolation et de la douceur pour les mères et les pères aujourd’hui dans la peine.

+ Monseigneur Benoît Rivière
Evêque d’Autun

Contact : Anne Jacquemot Porte parole de Monseigneur Rivière : 06 07 77 03 51

Se préparer au mariage, une joie pour toute l'Eglise !

Editorial - Eglise d'Autun N° 5 - 10 mars 2017


CELEBRATION
Le service de la Pastorale familiale publie un petit guide à l’usage des équipes de préparation au mariage. Ce document se situe dans la ligne de l’exhortation apostolique du pape François sur la joie de l’amour.

Il est un lieu où la joie se communique, lorsque des personnes sont en train de regarder devant elles pour s’aimer toujours. Ceux qui reçoivent et écoutent, ceux qui conseillent et accompagnent, ceux qui communiquent le trésor de la foi chrétienne, ceux-là savent que les rencontres avec les fiancés et les couples qui se préparent à la célébration du mariage sont un lieu où la joie se communique. Et la joie grandit en se communiquant.

Le pape François nous a livré récemment un lumineux témoignage de la confiance chrétienne dans l’amour humain et dans le chemin de la vie familiale. Il nous livre une espérance toujours nouvelle à faire voir et à servir, celle qui est contenue en vérité et en promesse dans l’évangile : le Christ nous a aimé et s’est livré pour nous ! Il ouvre toujours à ceux qui l’écoutent et se prêtent à marcher avec lui, une joie que personne ne pourra jamais leur ravir ! Il est, lui le Christ, le secret du bel amour auquel tout homme et toute femme aspire du plus profond de son être.

Je remercie le service de la Pastorale familiale d’encourager les équipes de préparation au mariage, et je souhaite que ce guide qui est publié ces jours-ci soit utile à ceux et celles qui donneront généreusement de leur temps pour aider le cheminement des fiancés et des jeunes foyers.

+ Benoît RIVIERE

Soutien aux étudiants d'Irak, soutien mutuel dans la prière

ETUDIANTS IRAK2Editorial - Eglise d'Autun N° 4 - 24 février 2017


Il est toujours très beau de voir l’espérance et la charité mises en lumière dans l’humble travail des éducateurs et des enseignants. Faire vivre une école, un patronage, une aumônerie, une université... c’est croire dans la valeur infinie d’un seul être humain, et c’est aimer ceux et celles qui commencent leur existence, ou qui sont à l’aube de l’âge adulte.

Je demande aux diocésains de Saône et Loire, en ce temps de Carême, de prendre en considération tout particulièrement la nécessité de venir en aide, par la prière et par l’offrande matérielle, aux étudiants en Irak. Avec mes frères évêques de France, nous pensons important de permettre aux étudiants irakiens provenant de la région de Mossoul et qui sont réfugiés à Kirkouk pour leurs études, de poursuivre leur formation universitaire grâce à notre aide. En 2015-2016, plus de 400 jeunes ont pu le faire grâce à 1.140.000 euros récoltés.

L’évêque de Kirkouk avec qui nous sommes en relation, Mgr Youssif Thomas Mirkis, a mis en œuvre un programme pour loger, nourrir, soigner et équiper les étudiants de Kirkouk, afin de permettre un avenir à ce pays tant éprouvé. Il dit lui-même « qu’aider les futurs cadres à poursuivre leurs études en Irak est essentiel pour reconstruire le pays ». L’appel que nous lançons a donc pour but de fournir cette année, le logement, la nourriture et la connexion internet à une promotion de 668 étudiants pour un budget total de 2.000.000 euros.

Concrètement, chacun peut faire un don en ligne en cochant la case : « L’Eglise de France soutient les étudiants en Irak », ou encore envoyer un don à l’ordre de « Œuvre d’Orient – Etudiant Irak », à l’Œuvre d’Orient, 20 rue du Regard – 75006 PARIS.

Je pense encore à l’invitation qui nous est faite en ce début de Carême à nous convertir, à reconnaître avec gratitude toute personne humaine, depuis sa conception jusqu’au terme de sa vie ; je pense à l’aide que nous pouvons apporter réellement à certaines personnes, et à cette aide spirituelle si simple et belle qui consiste à nous réunir à quelques-uns autour de la table de la Parole de Dieu méditée et partagée. Quel rapport avec le soutien concret aux étudiants d’Irak ? Sans un retournement intérieur et communautaire vers l’évangile, tôt ou tard, c’est la charité fraternelle qui s’éteindra. Sans le temps de la prière personnelle et communautaire à l’écoute de l’évangile, c’est le découragement, le cynisme et la haine qui vaincront. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la conversion à Dieu et aux plus humbles. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la charité fraternelle qui écoute l’évangile à plusieurs, et le don concret de notre argent et de notre temps pour des plus démunis.

Portons-nous mutuellement dans le diocèse à vivre dans ce Carême comme un nouveau commencement !

+ Benoît RIVIERE

Un jour nouveau se lève

Editorial - Eglise d'Autun N° 3 - 10 février 2017


En écrivant ce matin pour les lecteurs d’Eglise d’Autun, j’ai devant les yeux du cœur trois images. La première image provient de la lecture que je suis en train de faire du livre d’entretien de Benoît XVI avec le journaliste Peter Seewald, la seconde concerne l’impression si douce des vignes et des maisons de Mercurey avec les foules heureuses qui marchaient pendant la grande Saint Vincent ; et la troisième image est celle du visage de frères prêtres âgés fidèles à la prière et à l’étude.

Quelle chose simple et belle que ce pape émérite, âgé, qui prépare chaque semaine l’homélie du dimanche qu’il donnera pour quatre ou cinq personnes dans la chapelle de la maison où il est actuellement retiré pour vivre la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre ! Le journaliste est surpris devant ce travail de rédaction, appuyé sur une réflexion sérieuse du sens du texte biblique, pour un si petit nombre de personnes. Et Benoît XVI lui dit : « qu’ils soient trois, vingt ou mille, il faut que la Parole de Dieu soit toujours présente pour les hommes. »
vigne
Les villages et les vignes décorés si soigneusement pour que soient heureux les invités à la fête, c’est pour le bourguignon néophyte que je suis, quelque chose de saisissant. L’image des foules heureuses et bienveillantes pérégrinant dans ces lieux habillés d’un air printanier avant l’heure, c’est un appel intérieur à aimer le ciel que Dieu prépare pour toute l’humanité, sans excepter personne. La Sagesse de Dieu prépare, nous dit l’Ecriture Sainte, un banquet de noces pour ceux qui n’ont pas de quoi payer : venez, leur dit-elle, la table est prête pour vous ! Nous sommes bien plus proches les uns des autres que nous ne l’imaginons. Il existe entre les hommes bien plus de solidarité qu’on ne le dit, et la fête est cet espace qui ouvre la fenêtre des cœurs sur cette fondamentale communion entre tous.

Je vois avec bonheur quelques frères prêtres âgés, et en qui je devine la source toujours vive de l’appel à être prêtre et à servir l’évangile pour chacun. Comme ces visages sont beaux ! Et je relisais à ce propos ce que le pape Benoît XVI avait dit à des personnes âgées visitées par lui en 2012 : « la prière des personnes âgées peut protéger le monde, en l’aidant peut-être de manière plus incisive que l’agitation de nombreuses personnes. »
Amis d’Eglise d’Autun, vous êtes sûrement quelques-uns à vous reconnaître dans cette vocation du grand âge : vocation à préparer pour le monde et pour soi-même la rencontre la plus belle qui soit, celle du visage de Dieu. Vous êtes, chacun et chacune de vous, essentiels à la marche de l’Eglise actuellement dans le monde. Vous portez par votre fidélité et votre joie, bien plus que vous ne pensez : le bien de l’Eglise et la paix du monde.

+ Benoît RIVIERE

L'accueil des convertis

Editorial - Eglise d'Autun N° 2 - 27 janvier 2017


croix maison dioUn colloque vient de se tenir à l’université catholique de Lyon les 16 et 17 janvier sur l’accueil des convertis au christianisme en Europe. Plutôt qu’un résumé difficile à faire, je voudrais évoquer brièvement avec les lecteurs d’Eglise d’Autun le point de vue de saint Augustin, toujours d’actualité, ainsi que l’étrangeté heureuse de la foi chrétienne dont les convertis sont en quelque sorte des « signes ».

Dans son « de catechizandis rudibus », qui est un traité pour des catéchistes, l’évêque d’Hippone essaie de donner l’essentiel de ce qu’il est important de faire quand on se trouve en situation d’accueillir des « convertis » dans l’Eglise. « La sympathie de l’auditeur, écrit saint Augustin, « dépend de la sympathie qu’il trouve en nous....Que l’amour soit donc le principe auquel se rattache tous tes discours ; dans toutes tes instructions, fais en sorte que l’auditeur croie ce qu’il écoute, espère ce qu’il croit, et aime ce qu’il espère. » La sympathie fraternelle n’est pas simplement une condition humaine nécessaire à la rencontre avec des convertis, c’est le principe d’interprétation et le terme lumineux de toute l’Ecriture Sainte. Toute interprétation de l’Ecriture qui ne partirait pas de la charité et ne conduirait pas à la charité serait illusoire.

Et l’Eglise est vraiment pour Augustin le lieu par excellence de la charité qui actualise l’incarnation du Christ. Dans le bain de la charité fraternelle, Dieu fait naître à la joie de disciple. Et ce que le catéchiste baigné lui-même dans la joie du Christ peut « transmettre », n’est jamais que ce qu’il entend être déjà prononcé dans le cœur même des catéchumènes.

La foi chrétienne serait-elle devenue aujourd’hui tellement « étrange » qu’elle ne trouverait plus d’écho dans la réalité du monde actuel ? Non, mais si j’ose dire, la foi est toujours « étrange », aujourd’hui comme hier. Ce qui a changé, certainement, entre hier et aujourd’hui, c’est la représentation que l’homme se fait de lui-même. L’homme moderne se pense beaucoup (trop !) en terme de matière vivante avec ses processus de développement et de mort, ou en terme de projet à atteindre pour être « bon » et « performant ». Les convertis nous arrivent d’on ne sait où, pauvres souvent, comme des passerelles entre deux mondes. Ils nous disent inséparablement leur « distance » avec un monde sécularisé, et leur immense liberté personnelle les conduisant à demander de devenir ce qui paraît bien étrange : un témoin du Dieu vivant et vrai manifesté dans le Christ Jésus.

+ Benoît RIVIERE

Vous avez dit "Sacerdotal" ?

Editorial - Eglise d'Autun N° 1 - 13 janvier 2017EVEQUE5


Le mot « sacerdoce » renvoie dans le langage courant à l’état de quelqu’un qui est entièrement voué à une cause. On dira ainsi de l’exercice de la médecine chez certains médecins qu’il est pour eux un véritable « sacerdoce ».

Dans le langage de l’Eglise, ce mot nous fait bien sûr penser à Jésus, à son « sacerdoce » à lui, qui nous met en relation paisible et réconciliée avec Dieu lui-même. Le sacerdoce de Jésus est de nous unir à Dieu.

J’ai trouvé ces jours-ci, dans les beaux bouquets de vœux reçus à l’évêché, celui-ci, provenant d’une communauté religieuse très liée au diocèse, la communauté des sœurs auxiliaires du sacerdoce : « Remise au Père avec confiance et livrée sans défense aux frères, passionnée par la vie du monde, appelée à devenir un bon pain sur la table de ce monde, la vie de chaque baptisé est sacerdotale. » C’est non seulement très beau, mais c’est aussi parlant et compréhensible. Chaque baptisé, dans l’unité vitale qui l’unit au seul prêtre Jésus-Christ, est plongé dans une existence dont la vocation est d’être une existence sacerdotale, tournée inconditionnellement vers Dieu et les frères. Merci mes chères sœurs de nous donner à entendre la profondeur et la simplicité de notre vocation baptismale, commune dans l’Eglise, et que le « ministère » sacerdotal veut seulement nourrir, servir et fortifier !

En ce début d’année, nous pouvons prier pour tous les baptisés, et pour ceux qui se préparent à servir un jour comme diacres et prêtres. Nous prions ensemble pour que le monde croie en Dieu et en Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ.

+ Benoît RIVIERE

Que serait une bonne année ?

Editorial - Eglise d'Autun N° 21 - 23 décembre 2016


Celle où la paix viendrait enfin au Moyen Orient ? Celle où serait élu un président de la République entraînant la France dans un bon chemin ? Celle où le synode diocésain d’Autun donnerait du courage et de la joie à beaucoup ? Celle qui verrait baisser le niveau du chômage et augmenter les revenus des plus pauvres ? Celle qui verrait grandir l’espérance dans les cœurs ?

Chacun peut poursuivre la série des attentes et des désirs. Une petite voix me souffle à l’intérieur qu’une bonne année serait celle où mes frères et mes sœurs en humanité, tous sans exception, entreraient durablement dans la joie de Dieu. Pas seulement la joie du bien-être, pas seulement la joie d’une bonne conscience, mais encore et surtout celle de Jésus lui-même.

Et quelle est cette joie ? « Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur ! » Telle est l’espérance, telle est la joie de Jésus ! Il y a quelque chose que l’homme ne pourra jamais se donner à lui-même, même donner à ses semblables, et que Dieu donne à ceux qui s’ouvrent à sa grâce, c’est de se tenir en sa présence dans l’amour. C’est de connaître la joie de la présence, c’est de demeurer dans l’amour... jusqu’au creux de la nuit et des épreuves. C’est d’être éclairé par la lumière qui brille sur la face du Christ, et sur la face du plus petit d’entre les hommes, la face des plus pauvres en qui nous le trouvons, lui le Seigneur, sans aucun doute.

C’est cela que je souhaite de tout cœur aux amis d’Eglise d’Autun qui ouvrent cette petite revue en ce temps de Noël. Elle est le signe humble et vrai de la marche du diocèse sur cette terre, elle est aussi un lien régulier de la fraternité heureuse qui nous unit. Oui, bonne année, matin après matin, soir après soir, à chacun et chacune de vous, dans le réconfort de la foi. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous l’avons cru ! »

+Benoît RIVIERE