• Accueil

Après l’attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray

Après l’attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray

Pour Monseigneur Rivière,
Un acte qui choque profondément la conscience humaine

pere jacques hamel
Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, est actuellement en Pologne où il participe aux JMJ avec les jeunes de Saône-et-Loire. C’est donc à Cracovie qu’il a appris cette terrible nouvelle de l’attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray. Il adresse le message suivant aux habitants de Saône-et-Loire.

 Nous sommes atterrés par le caractère odieux d’un tel acte ; ainsi est porté atteinte à ce qu’il y a de plus sacré dans la vie humaine : cet attentat s’en prend violemment à la vie d’hommes et de femmes en train de poser un geste religieux et pacifique. C’est extrêmement grave, cela blesse vraiment toute l’humanité. J’appelle donc à ce grand sursaut de conscience que le bien est vainqueur du mal.

Nous sommes particulièrement invités à ne pas nous laisser aller au découragement et ne pas en rester au seul premier mouvement de la colère. C’est le bien qui aura le dernier mot, et en aucun cas, la vengeance. L’événement horrible de ce matin nous appelle à un profond ressaisissement, à témoigner par un acte de foi indéracinable que le Christ met en nos cœurs : on ne combat pas le mal par le mal. Ceci concerne chaque être humain : c’est uniquement par le bien que les œuvres mauvaises reculeront.

Chacun est invité à prier. Plus spécialement, je convie les personnes qui le veulent à rejoindre les messes du 15 août, en la fête de la Vierge Marie, afin d’adresser une prière de supplication pour que les cœurs s’ouvrent à la paix et à l’espérance du bien.

Toutes les célébrations du 15 août pourront être dédiées à ces intentions, en les élargissant à la prière pour toutes les victimes de tels actes dans le monde. Je serai moi-même en pèlerinage à l’oratoire de Notre Dame de Varange, au-dessus de Givry, où je présiderai la messe de l’Assomption ».

+ Benoît Rivière, avec les jeunes de Saône-et-Loire, réunis pour les JMJ depuis Cracovie, le 26 juillet 2016


Messe de Jeûne

logo petit

Autun, le 27 juillet 2016


COMMUNIQUE


Messe de jeûne vendredi à la cathédrale


Vendredi 29 juillet, une messe sera célébrée à 19h à la cathédrale à Autun, en mémoire du Père Jacques Hamel, victime du terrorisme dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette célébration sera présidée par le Père André Guimet, vicaire général du diocèse.

Chacun peut rejoindre, s’il le souhaite, cette eucharistie. En lien avec tous les Catholiques de France, cette proposition à Autun répond à l’invitation de Monseigneur Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, qui demande que ce vendredi soit jour « de jeûne et de prière pour notre pays et pour la paix dans le monde ».

Les jeunes de Saône-et-Loire vivront ce même jour le chemin de croix à Cracovie autour du pape François et de Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun. Ils « suivront le Christ dans sa victoire sur la haine, la vengeance et la mort ».

Le Christ est « notre lumière et notre espérance ».

Anne Jacquemot
06 07 77 03 51

Amitié Judéo-Chrétienne

Du 12 au 17 juillet 2016, juifs et chrétiens, jeunes et moins jeunes, se sont retrouvés à Paray pour une session de rencontre et de dialogue sur le thème de la miséricorde.
Mgr Rivière évoque cet événement

Homélie du 12 juin lors de l'Assemblée Synodale

« Simon, j’ai quelque chose à te dire »EVEQUE DIMANCHE HOMELIE
(Lc 7, 36-50)


L’évangile du repas chez Simon nous introduit dans les sentiments profonds de Jésus, et il nous pose aussi cette simple question : voulons-nous aimer davantage ou bien non ?

Deux figures opposées sont mises en lumière ici, la figure de celui qui invite Jésus à sa table, et la figure d’une femme qui s’invite elle-même, pour être présente là où plusieurs auraient préféré ne pas la voir. Il n’est pas difficile pour nous de comprendre les sentiments de Simon devant Jésus se laissant toucher par une femme de mauvaise vie – je dis de mauvaise vie pour dire pécheresse, c’est la même chose. Simon se dit en lui-même : Jésus n’est pas le maître de vérité que certains imaginent, puisqu’il semble ignorer qui est cette femme. Il ne la repousse pas. Il ne lui fait pas publiquement le reproche que sa vie est marquée par le péché. Il reçoit même ses larmes, et il reçoit ses larmes qui sont accompagnées par un geste qui engage toute la féminité de cette femme, c'est-à-dire qu’elle essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux.

Quels sont les sentiments de Jésus vis-à-vis de cette femme ? Elle s’est imposée, sans avoir été invitée, elle est une intruse, elle ne cadre pas avec la haute idée que certains se faisaient de la table de Jésus, ou plus exactement de ce qui est convenable, et de ce qui ne l’est pas quand on est dans la maison d’un observant strict de la loi : la maison de Simon.

Les sentiments de Jésus vis-à-vis de la femme pécheresse et humble, nous y communions lorsque nous reconnaissons en elle une figure de l’Eglise. C’est nous qui étions perdus, hors de la convivialité dans la maison des justes, c’est nous qui avions tué l’amour par nos actes de mensonge et de dissimilation, nos actes qui dénaturaient la beauté de la dignité de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu. Et cette femme ne vient pas pour condamner, elle ne vient pas en faisant des discours, elle pleure, et elle vient chercher Dieu qui seul est source de pardon et de consolation sans limite. Elle est l’image de l’Eglise qui supplie pour elle-même et pour tous les pécheurs du monde. Elle a aimé mal, et elle aime tant le Christ, lui qui est capable de comprendre jusqu’au soupir caché de celui qui n’en peut plus. Elle pressent que seul le Christ l’aimera vraiment. Jésus est saisi d’une immense miséricorde envers elle. A son contact, la femme est entièrement purifiée, elle retrouve sa dignité.

Et quels sont les sentiments de Jésus vis-à-vis de Simon ? Jésus est invité à la table des justes et des injustes, à la table des gens qui réussissent leur vie et à la table des gens qui réussissent mal leur vie. Il accepte ici l’invitation chez Simon, pharisien zélé dan l’observance de la loi. Il est le vivant qui vivifie. Il met sa joie à être à la table des uns et des autres en communiant à la grâce d’écouter ce que l’Esprit-Saint montrera. Et c’est pourquoi, vis-à-vis de l’orgueilleux Simon, Jésus n’a pas le cœur fermé. En lui, Jésus, les flots d’amour miséricordieux coulent pour Simon autant que pour la femme pécheresse.

Mes frères et mes sœurs, entendons l’amour de Jésus pour Simon. Entendons-le chercher l’homme qui ne se savait pas perdu et qui l’était autant, et peut-être plus, que la femme pécheresse. « Simon ! ». Jésus ne l’appelle pas : « espèce de grand orgueilleux ! » Non ! Il l’appelle avec tendresse, et avec un infini amour envers l’homme de la loi qui, sans le savoir encore, a soif surtout de la grâce qui ne vient pas des mérites. Alors il a envers le cœur dur et sûr de lui de Simon, les mots d’une infinie tendresse, ceux que l’on dit à l’être aimé : « Simon... j’ai quelque chose qui est pour toi, vraiment pour toi. Tu te crispais sur la loi et je te murmure la grâce. Tu pensais à ce que tu allais dire pour te justifier et tu peux à présent entrer dans le beau silence de l’amour qui écoute une parole pour chacun, et pour toi en particulier : Simon ! J’ai quelque chose à te dire ! »

Désirons imiter l’humilité de la femme repentante et aimante à qui le Seigneur donne d’entendre la grâce du pardon, et désirons que notre cœur orgueilleux soit brisé par la toute puissance de la délicatesse divine.

Au cours de cette session de l’assemblée synodale, nous voulons seulement progresser, appuyés les uns sur les autres, dans l’amour. Nous voulons aimer avec la grâce et les sentiments du Christ, lui le Sauveur de son corps qui est l’Eglise.

+ Benoît RIVIERE

 

Dialogue interreligieux : toute occasion est bonne à prendre

Editorial - Eglise d'Autun N° 11 - 3 juin 2016

POUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX, TOUTE OCCASION EST BONNE A PRENDRE !

mazille1

En ce dimanche 5 juin, les sœurs carmélites de Mazille accueillent pour la sixième fois la session de dialogue interreligieux, à laquelle participent les responsables départementaux de six religions. Les participants échangent autour de cette thématique : « la vie, la mort : quelle espérance ? ».

A la lumière de sa foi, chacun peut ainsi librement exprimer ce que sont pour lui le deuil, le caractère injuste ou irrecevable de la mort, la possibilité d’une espérance qui fait vivre. « La force de la mort est telle que la victoire sur la vie en est d’autant plus grande », disait l’un des membres du secrétariat interreligieux.

Oui, ces rencontres interreligieuses sont utiles et nécessaires. Ce ne sont pas de simples exercices ponctuels ni accessoires. En effet, l’Eglise se doit d’être sans cesse « complice » de ce qui favorise et fait advenir la paix réelle.

Même si rien ne se voit au premier abord, cela ne signifie pas qu’il ne se passe rien. Dieu voit le cœur de ce qui advient, lentement, discrètement mais réellement. L’essentiel, comme au Carmel de la Paix à Mazille, et cela depuis dix ans, est ce parcours, ce voyage d’amitié, d’échanges et de confiance mutuelle, entre des croyants de différentes religions.

De nombreuses personnes en Saône-et-Loire empruntent aussi ce beau chemin, chacune sur leur terrain : petits groupes d’amitiés judéo-chrétiennes, réseaux de solidarité et de partage entre chrétiens et musulmans, session sur la connaissance du judaïsme qui se déroulera à Paray-le-Monial en juillet prochain.

Une rencontre interreligieuse, comme le disait très justement le pape Benoît XVI, est une « conversation sur la vie humaine ». Le dialogue, c’est une école de vie humaine, de charité, une école qui permet, sans qu’on s’en aperçoive immédiatement, de construire une société de respect entre les personnes.

L’Eglise tient son unité d’une source qui la dépasse infiniment, la source trinitaire. Nous voulons tant servir concrètement en Saône-et-Loire une conversation respectueuse et amicale entre tous. L’Eglise aime se ressourcer elle-même continuellement dans la joie des sacrements de la vie chrétienne. Ce ressourcement la rend chaque jour plus libre et plus généreuse. Il lui donne l’audace d’initier et de cultiver toutes occasions et espaces où des croyants de différentes origines peuvent s’estimer mutuellement et converser en marchant côte à côte, fraternellement, sur la route de la vie humaine.

N’ayons donc pas peur : toutes les occasions du dialogue sont bonnes à prendre !

+ Benoît RIVIERE

A l'occasion de l'entrée en Ramadan

logo petitAutun, le 2 juin 2016



Message de Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun,
aux Musulmans qui vivent en Saône-et-Loire


Le jeûne pour la pauvreté du cœur devant Dieu


A l’occasion de l’entrée en Ramadan, Monseigneur Rivière vient d’envoyer le message ci-dessous aux communautés musulmanes du département :

« Les relations de respect et d’amitié qui lient les humains entre eux sont si importantes, et aussi tellement fragiles ! En ces jours où vous entrez dans la période du Ramadan, je veux de tout mon cœur vous souhaiter la paix qui vient de Dieu, et je veux vous exprimer ma conviction : le jeûne a pour moi un but précis, c’est de retrouver la pauvreté du cœur devant Dieu et devant tous mes frères humains. C’est de connaître ce que Dieu aime et qui nous sera pleinement montré un jour au ciel.

Que la bénédiction divine vous procure la paix, et mette entre tous la douceur de l’amitié et du respect ! »


+ Benoît Rivière
Evêque d’Autun

Message de paix à tous les habitants de Saône-et-Loire

« La vie, la mort : quelle espérance ? »mazille1


Depuis 10 ans, les représentants des différentes religions présentes en Saône-et-Loire, bouddhistes, juifs, chrétiens et musulmans, se réunissent au Carmel de la Paix à Mazille. L'évolution de notre monde nous invite plus que jamais à poursuivre ensemble ce chemin de dialogue, de fraternité, d'amitié et de paix.
Pour la sixième rencontre, nous avons choisi d'échanger et de prier autour du thème : « La vie, la mort, quelle espérance ? »

La vie et la mort, ce sont les questions de tous les hommes et femmes de la terre.

Nous éprouvons chacun une précarité face à la mort. Nous sommes confrontés à la mort des autres, des vies sont brisées beaucoup trop tôt de manière brutale, violente, d'autres s'achèvent au bout d'une longue agonie dans la solitude d'une nuit d'hôpital... Nous expérimentons nous-mêmes les fluctuations de notre existence, la maladie, le vieillissement, les séparations, les deuils, comme des morsures de la mort au cœur de notre vie. La mort est pour nous tous un grand mystère : nos croyances et convictions nous relient à cette immense inquiétude de chaque être.

Et pourtant nous affirmons que la mort même peut être vécue, préparée, habitée d'une espérance forte. Car au cœur de notre vie aussi, nous faisons l'expérience d'instants qui sont comme des brèches ouvertes sur une réalité pressentie qui nous permet d'affirmer que la vie humaine conduit vers plus grand qu'elle. Expériences de beauté, de rencontre vraie, d’œuvre de paix... Et quand l'un de nos proches disparaît, nous savons l'entourer, l'honorer par des rites, divers selon nos religions, qui accompagnent sa dépouille et rassemblent autour de lui proches et amis, signifiant ainsi que ce « mort » demeure une personne à continuer à aimer, que son âme, ce qu'il y a d'unique en lui, est pour toujours vivante.

Notre message à tous les habitants de Saône-et-Loire est celui de chercheurs et de questionneurs de ces mystères de la vie et de la mort, qui affirmons avec force que l'existence humaine a un Sens, que notre finitude, reconnue et acceptée, n'est pas le dernier mot de notre condition : la mort est « un passage », notre vraie destinée est la plénitude de la Vie.

"La mort n'est plus la clôture sur laquelle vient buter toute espérance, mais le seuil d'une vie nouvelle, plus juste, plus forte, plus vraie". (Pierre Claverie)

Croyant cela, nous pouvons tracer ensemble des chemins pacifiés, illuminés d'espérance, vers tous nos frères et sœurs en humanité.


mazille0

6ème rencontre interreligieuse de prières pour la paix

COMMUNIQUE

Autun, le 27 mai 2016

A Mazille, la 6e Rencontre interreligieuse de prières pour la paix

 

mazille

La session interreligieuse, qui a lieu tous les deux ans à Mazille, se déroulera cette année, le dimanche 5 juin pour sa 6e édition. C’est une initiative unique et originale mise en œuvre en Saône-et-Loire depuis 10 ans. Un « Message de Paix » sera proclamé et signé à l’issue de cette journée. De telles rencontres de dialogues, initiées dans l‘esprit de celles proposées par le Pape à Assise, ont toujours un impact fort dans l’opinion publique.

Les sœurs carmélites de Mazille accueilleront donc pour la sixième fois cette session de dialogue et de prière, à laquelle participent des responsables des communautés religieuses de Saône-et-Loire : musulmans, juifs, bouddhistes et chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants). Les participants vont échanger autour de cette thématique « la vie, la mort : quelle espérance ? ». Un secrétariat interreligieux permanent prépare depuis plusieurs mois la session, à laquelle sont invitées 200 personnes représentantes des différentes religions.

Le déroulement :
- à partir de 12h30 au Carmel de la paix de Mazille (à Chaumont 71250 Mazille)
- Déjeuner. Une soupe chaude est servie, chacun apporte son pique-nique.
- 13h30 Prière et méditation des Bouddhistes
- 13h30 Prière de midi des Juifs
- 13h40 Prière Dhur des Musulmans
- 14h Assemblée plénière : introduction puis table ronde sur le thème de la session
- 15h15 Dialogues : l’assemblée est partagée en plusieurs petits groupes de dialogue
- 16h15 Moment de détente
- 16h45 Table ronde, 2e temps
- 17h30 Prières de chacune des religions. Pendant que les uns prient, les autres écoutent.
- 18h30 Message de paix aux habitants de Saône-et-Loire
- 18h40 Verre de l’amitié

Les enjeux de ces rencontres sont multiples : se rencontrer entre croyants, se connaître, s’écouter, s’estimer, sans ignorer ce qui fonde les différences entre les religions, vivre un moment d’amitié, approfondir l’appel à la prière, se laisser éclairer par la rencontre de celui qui est différent dans sa foi, manifester que les liens d’amitié entre croyants de différentes religions sont possibles et en témoigner, afin de permettre aux participants de diffuser ensuite cet esprit de dialogue là où ils vivent.

Les thèmes abordés depuis dix ans :
- 2006 : pour un humanisme de paix ici et de proche en proche à travers le monde
- 2008 : chemin de paix : quels obstacles, quels appuis, en moi et autour de moi ?
- 2010 : pas à pas vers une terre de paix
- 2012 : dis-moi ta prière
- 2014 : je suis avec toi, une lumière dans l’obscurité

Message à Mr Damien Lemière Président des J.A. 71

tounesols

 Autun, le 30 mai 2016




A monsieur Damien Lemière
Président des Jeunes Agriculteurs de Saône-et-Loire

 

 Cher monsieur,
Le congrès des Jeunes Agriculteurs que vous accueillez cette année à Mâcon me donne l’occasion de vous exprimer ma solidarité avec tous ceux et toutes celles qui travaillent dans les métiers de l’agriculture. Je me sens solidaire de celles et ceux qui, respectueux de la nature, permettent aux autres et à eux-mêmes, de ses nourrir chaque jour. Et quoi de plus beau que de se retrouver en famille et avec des amis pour un repas convivial.

L’avenir du bien-être des hommes en société est directement lié à l’avenir de l’agriculture et, plus généralement, à l’avenir des métiers attachés à l’alimentation et à l’entretien de l’environnement.

Permettez-moi de vous féliciter tout spécialement pour vos efforts favorisant une formation adaptée et un accompagnement des jeunes qui décident de se lancer dans les métiers de l’agriculture. Qu’ils soient sûrs de l’estime et du soutien de ceux qui ne veulent pas désespérer de l’avenir.

Je vous souhaite un très bon congrès ces jours-ci à Mâcon.

+ Benoît Rivière
Evêque d’Autun, Chalon, Mâcon
 

Confirmation d'adultes

logo petit

Communiqué


Autun, le 13 mai 2016



Une vingtaine d’adultes de Saône-et-Loire seront confirmés ce samedi de Pentecôte par Monseigneur Rivière



Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun, confirmera une vingtaine d’adultes du diocèse samedi 14 mai prochain, en la veille de la fête de Pentecôte. La célébration se déroulera à la cathédrale à Autun à 17h.
Ces diocésains venus de toute la Saône-et-Loire ont entre 18 et 50 ans. Ils habitent à Chalon-sur-Saône, Chauffailles, Cluny, Autun ... Ils ont été baptisés, pour beaucoup, lors de leur petite enfance. La fête de la Pentecôte, pour les chrétiens, est la fête de l’Esprit Saint, c’est donc un moment privilégié pour recevoir le sacrement de confirmation.
Selon Monseigneur Rivière, chaque demande de confirmation reflète « la délicatesse infinie de Dieu vivant et sauveur ». Les témoignages des confirmands, qui lui écrivent tous, rendent compte « d’une authentique vérité dans la relation à soi-même, à Dieu, et aux autres ». Ces adultes « découvrent progressivement la soif » de voir ce qui vient réellement de Dieu dans leurs vies. Leur démarche expriment aussi un « bel amour de l’Eglise » et du lien avec des frères.
Les confirmands rencontreront à 15h Monseigneur Rivière, avant la célébration. Lors de la messe, la liturgie de la Parole sera très développée, avec plusieurs lectures bibliques liées à l’Esprit Saint. Toutes les personnes qui le souhaitent peuvent assister à cette célébration ouverte à tous.



Appels dcisifs 2

Le bien ne fait pas de bruit !

logo petit



fruits



Editorial - Eglise d'Autun N° 9 - 4 mai 2016

LE BIEN NE FAIT PAS DE BRUIT !



Depuis quelques années, sans bruit, des bénévoles chalonnais recueillent, deux fois par semaine sur le marché, des cagettes de fruits et de légumes en passe d’être jetées. Ils en font le tri ; et ils offrent ensuite gratuitement ces fruits et ces légumes à qui en demande.

Plus récemment, ces bénévoles humbles et joyeux ont même ouverts une boutique gratuite ; on peut venir y demander un vêtement, un meuble, de la vaisselle... et on peut aussi donner si l’on veut, des objets qui seront ensuite offerts à d’autres personnes.

J’ai mangé avec eux l’autre soir une bonne soupe de potage et une bonne compote de fruits, à partir de ce qui avait été glané sur le marché. J’ai vu la joie sur les visages de ces bénévoles engagés dans l’association des « Glaneurs ». Un groupe de jeunes professionnels accompagnés par le diacre Dominique était présent car l’une d’entre eux est bénévole chez les « Glaneurs ».

Qu’il est beau de penser à ce bien et à tant d’autres biens qui se font un peu partout pour briser les escalades de solitude, de misère, et aussi pour donner un signe lumineux :
- L’intégration de la gratuité dans les échanges à beaucoup de niveaux,
- La révision de la consommation et du train de vie pour entrer dans une belle sobriété,
- La diminution effective du gaspillage alimentaire.

Merci à vous, chalonnais « glaneurs », en cette année du jubilé de la Miséricorde. Vous montrez que la solidarité à de beaux jours devant elle.

+ Benoît RIVIERE

10 ans en Saône-et-Loire pour Mgr Rivière

logo petit




Autun, le 29 avril 2016


Monseigneur Rivière fête demain avec 300 collégiens
l’anniversaire de ses dix ans en Saône-et-Loire

EVEQUE 2
Samedi 30 avril à Chalon-sur-Saône, de 9h30 à 18h, environ 300 de collégiens venus de tout le département, de l’enseignement public et privé, sont invités par Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, à un rassemblement sur le thème de la paix. Ce sera l’occasion pour lui de fêter, avec ces jeunes de Saône-et-Loire, ses dix ans, jour pour jour, d’intronisation dans le diocèse. C’est en effet le 30 avril 2006 que Monseigneur Rivière a été intronisé 113e évêque d’Autun dans sa cathédrale et accueilli par l’ensemble des prêtres et diocésains de Saône-et-Loire.

Les responsables diocésains des aumôneries de l’enseignement public et de l’enseignement catholique ont préparé ce rendez-vous qui sera ponctué de témoignages et d’échanges. Il s’agira, pour ces jeunes, de vivre la paix, de la célébrer et l’intérioriser, de s'engager comme artisans de paix. La messe sera célébrée à 14h30 en l’église Notre Dame des Lumière 7 rue André Chénier, au cœur du rassemblement. Le concert de Pop Louange, ouvert à tous, avec le groupe Sentinelles, clôturera cette belle journée, dont la précédente a eu lieu en 2012.

Les jeunes arriveront en bus et seront répartis sur cinq lieux : églises Sainte Thérèse, Saint Paul et Sacré Cœur, école le Devoir, collège Saint Dominique. Après un accueil festif, le matin, ils rencontreront un « acteur ordinaire de la paix » et vivront un temps d’intériorité. Par petits groupes, ils seront ensuite invités à créer sur ce thème de la paix, grâce à différents supports artistiques. La matinée se terminera par un pique-nique. L’après-midi, les jeunes se rendront tous ensemble à l’église Notre Dame de lumière. Le rassemblement sera solidaire d’un projet du CCFD, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, porté par le Youth Ressource Developpment Program (YRDP).

Jubilé des consacrés en Saône et Loire

JUBILE PETIT LOGO

A l’invitation de Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, toutes les Religieuses et tous les Religieux de tous les monastères de Saône-et-Loire, soit presque 600 Sœurs et Frères, se retrouveront samedi 16 avril à Paray-le-Monial pour célébrer le jubilé de la miséricorde.
Pour cette occasion, une autorisation exceptionnelle de sortie des monastères a été promulguée.
C’est une démarche inédite souhaitée par Monseigneur Rivière pour deux raisons principales : marquer la clôture de l’Année de la vie consacrée (2015) et célébrer l’Année de la Miséricorde (8 décembre 2015 – 20 novembre 2016). Ces années saintes ont été voulues par le Pape François.
Le choix de la date, le 4e dimanche après Pâques, correspond aussi à la veille du dimanche de prière pour les vocations. Ce week-end est donc également un moment privilégié pour les consacrés de renouveler leur engagement de vie auprès de Dieu et de prier ensemble pour les vocations.

Le choix du lieu, Paray-le-Monial, correspond à un site pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes. C’est surtout l’un des deux lieux où il est proposé de franchir l’une des deux portes de la Miséricorde en Saône-et-Loire.

La journée est préparée activement par le Père Georges Auduc, Délégué épiscopal à la vie consacrée, avec les délégués des monastères et les représentants des zones pastorales. Il est en lien permanent avec chaque communauté religieuse, mais aussi avec les femmes appartenant à l’Ordre des Vierges Consacrées.

L'évêque exerce comme une paternité spirituelle dans son diocèse. L’une de ses missions spécifiques, liée à son ministère, est donc de discerner, reconnaître et favoriser le développement des charismes que le Saint-Esprit suscite parmi son peuple, aussi bien chez les personnes qu’au sein des Instituts de vie consacrée, des Mouvements ou des Associations. La vie consacrée ne constitue pas une Eglise à part, mais est pour lui, cette partie de l'Église qui vit dans un esprit prophétique, et oriente le « corps ecclésial » tout entier dans le suivi parfait du Maître, au fil des temps qui changent.

Paray-le-Monial est le lieu par excellence en France, de la Miséricorde. C’est là que, au XVIIe siècle, sainte Marguerite-Marie fut gratifiée de plusieurs apparitions du Christ qui lui montra son cœur. Avec Saint Claude La Colombière, prêtre jésuite qui fut son conseiller spirituel, elle porta le message de la Miséricorde à ses sœurs du monastère et au-delà. En cette année jubilaire pour l’Eglise universelle, venir franchir une porte sainte à Paray, c’est rentrer plus profondément dans ce mystère toujours renouvelé de l’immense amour de Dieu pour chacun, c’est accueillir le cœur de Jésus en soi, sur le lieu même des apparitions.

Paray-le-Monial est le sanctuaire de la miséricorde. La porte du sanctuaire est toujours ouverte aux pèlerins dont le cœur est touché par la grâce et qui trouvent le chemin de la conversion. Les consacrés du diocèse d’Autun seront donc invités à franchir cette porte ensemble le 16 avril.