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Le temps favorable

Editorial - Eglise d'Autun N° 4 - 19 février 2016

PAIN

Le Carême est-il un temps de mise à l’épreuve ? L’image biblique du désert est éclairante. Le temps de la traversée du désert a été pour le peuple de Dieu un temps au cours duquel il a été confronté à ses démons et à ses peurs, et surtout un temps de réception de la Parole de Dieu qui libère et remet toujours l’homme en état d’espérer et de marcher. Etre poussé au désert, c’est être mis en situation d’éprouver la force de l’Esprit de Dieu.

Eprouvant le manque, où trouverons-nous les appuis pour avancer ? S’il est vrai que Jésus a connu en tous points l’épreuve de la route humaine, à l’exception du péché, nous pouvons compter sur son Esprit pour être à notre tour confortés dans le beau combat de la liberté humaine, face aux illusions imaginaires que l’adversaire fait miroiter.

Je voudrais signaler simplement ici trois brèves leçons que peut nous inspirer le récit de Saint Luc sur les tentations de Jésus dans le désert.
Une première leçon concerne notre rapport à la nourriture (dans tous les sens du mot « nourriture », autant matérielle, qu’intellectuelle ou spirituelle). Vouloir une immédiate et impossible transformation des choses pour en jouir dans le présent, c’est dénier les médiations, en particulier celle du travail humain. Tu ne grandiras pas en humanité en déniant la médiation du travail, et, naturellement du travail avec les autres. Quelqu’un tout seul pourrait-il cultiver, et puis produire tous les jours son pain pour manger ?

La deuxième leçon, qui n’est pas d’ailleurs étrangère à la première, c’est de considérer la lenteur du temps et d’estimer la fécondité de qui prend son temps en patience. Ou alors, tu entrerais dans un imaginaire de toute puissance qui ferait fi de la création et de la belle alliance avec Dieu. Dieu nous offre le temps, tout le temps même, pour connaître sa belle patience qui respecte et aime la vie.

La troisième leçon, en phase avec les deux premières, c’est de cultiver l’écoute de la Parole, et de ne pas pervertir la loi pour la faire servir à nos besoins. Le diable est assassin de la vérité de la Parole, il la retourne pour la faire servir à ses fins de toute puissance imaginaire. Jésus ne se sert pas de la Parole de son Père, il l’écoute et en fait voir la lumière salvatrice inépuisable.

+ Benoît RIVIERE

Message de Noël de Mgr Benoît Rivière

Autun, le 22 décembre 2015

 

EVEQUE EVECHE

Message de Noël
de Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun,
aux habitants de Saône-et-Loire

Recevoir et partager la sérénité


Où faisons-nous le mieux l’expérience des joies les plus pures ? Où apprenons-nous le mieux à grandir dans le respect des autres, et à nous accueillir mutuellement sans en rester à ressasser les querelles du passé ? Je pense aux familles. C’est dans les familles que nous apprenons à aimer, à nous respecter avec nos différences, à prendre confiance en nous-mêmes, à goûter la patience du temps et le réconfort des pardons reçus et donnés. Aussi, je me tourne vers les familles qui vivent en Saône-et-Loire, de toutes tailles et de toutes origines, pour leur souhaiter du fond du coeur, et du fond du coeur de l’Eglise, un Noël de vraie sérénité !

En famille, nous apprenons à recevoir cette chose si essentielle : nous ne vivons jamais bien en nous isolant des autres, et nous perdons la joie quand nous piétinons les différences. Bref, nous apprenons le mieux dans les temps et les lieux familiaux la grâce de l’existence des frères, des soeurs et des parents plus âgés. Nous apprenons à écouter et à rire, à jouer et à travailler, à parler et à nous taire, à pleurer et à consoler, à nous reposer et à sortir au loin, à nous rendre service aux uns et aux autres, en protégeant les plus faibles... Et dans les familles où s’exprime en gestes et en paroles la foi au Dieu vivant et vrai, nous apprenons la paix de la prière familiale.

Noël est pour beaucoup un temps de retrouvailles familiales et d’échange de gestes gracieux. Je souhaite aux familles dans l’épreuve et le doute, je souhaite aux familles qui se divisent, et aux familles en paix, de risquer toujours à nouveau des pas de miséricorde, de risquer une confiance renouvelée, de risquer de se pardonner simplement les uns aux autres. Je souhaite à toute famille vivant en Saône-et-Loire de goûter une vraie sérénité, celle de la famille de Joseph, de Marie et de Jésus. Cette sérénité vient comme une surprenante et bienfaisante surprise, surtout lorsque nous osons regarder sans peur et avec amour le visage oublié de Dieu qui se laisse approcher dans le visage du frère.


Pour un pays qui ne doute pas de lui-même ni des autres


Notre pays de France est chahuté de tant de façons actuellement et nous voulons l’aimer aujourd’hui et demain. Nous l’aimerons en nous donnant davantage à l’accueil et au service du plus grand nombre ; et nous ne le défendrons pas seulement en le protégeant des peurs, mais en vivant davantage sa grâce propre de pays des droits de l’homme, de pays de la justice, et de pays éprouvé dans une histoire de sainteté et de service de l’humanité à partir de la vie et de l’exemple du Christ. Nous voulons un pays qui ne doute pas de lui-même ni des autres, ni de l’avenir, et qui innove de nouveaux chantiers pour le plus grand nombre, un pays qui ne se replie pas égoïstement sur lui-même. La foi chrétienne nous pousse à toujours repartir de l’avant, oubliant les offenses passées, reçues ou commises, appuyés sur la joie que Dieu a communiquée en premier aux humbles et aux petits.

Que ce Noël 2015, qui marque l’actualité profonde et humble de la naissance de Jésus sauveur, pauvre parmi les pauvres, apporte à tous un surcroît de sérénité !
Et que les personnes isolées ou malades, connaissent le réconfort de gestes de vraie compassion !


+ Benoît Rivière
Evêque d’Autun


A l’occasion de la fête de Noël, Monseigneur Rivière sera présent :


- Mercredi 23 décembre : de 16h à 18h, à Autun, écoute des confessions avec les prêtres à l’église Saint Jean
- Jeudi 24 décembre : à 15h au Centre Pénitentiaire à Varennes-le-Grand, messe avec les détenus
- Jeudi 24 décembre : à 21h30 à Autun à la cathédrale, veillée de Noël suivie de la messe


Jubilé de la Miséricorde

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MONSEIGNEUR RIVIERE OUVRIRA DIMANCHE 13 DECEMBRE
DEUX PORTES DE LA MISERICORDE
EN SAONE-ET-LOIRE

JUBILE MISERICORDE

Dimanche 13 décembre prochain, à la suite du Pape François, les évêques du monde entier ouvriront dans chaque diocèse une « porte de la Miséricorde », pour marquer le début du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, année « sainte » qui commence le 8 décembre 2015 et s’achèvera le 20 novembre 2016.

Deux portes seront ouvertes par Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun. Il invite les habitants de Saône-et-Loire ou les personnes de passage, à venir dimanche 13 décembre, à Autun à 10h30 devant la cathédrale, ou à Paray-le-Monial à 15h30 à la Basilique, pour l’ouverture de ces « portes de la Miséricorde ». A Autun, le rendez-vous est fixé devant le tympan de cathédrale. Après une introduction, aura lieu l’ouverture solennelle de la porte droite du tympan, celle qui n’est pas ouverte habituellement. Elle sera décorée pour cette occasion exceptionnelle. Durant la messe qui suivra, les Scouts apporteront la lumière de Bethléem, arrivée par avion en France. Les familles Scouts et les anciens Scouts sont donc tout particulièrement conviés. A Paray, l’ouverture de la porte s’effectuera dans le même esprit. La célébration commencera à l’intérieur de la basilique, avant une procession jusqu’à la porte principale de la chapelle de la Visitation, qui sera alors ouverte solennellement, avant un retour en procession jusqu’à la basilique.

Monseigneur Rivière convie aussi toutes les personnes qui le pourront, à venir, avant fin novembre 2016, faire une démarche de pèlerinage à la cathédrale d’Autun ou à la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial. Il explique que cette année de la Miséricorde est « une invitation à vivre des actes de foi très concrets: soins au plus démunis, visite aux personnes isolées ou malades, etc ». L’évêque invite à des « franchissements », de réconciliation, « avec les autres et avec Dieu ». Ce « bain jubilaire » sera effectué en lien de prière avec le Pape François et soutenu par le sacrement du pardon.

« Le dernier pape du XXe siècle, Jean-Paul II » rappelle Monseigneur Rivière, « fut témoin de l’aspiration à la miséricorde divine face aux grands périls qui menaçaient l’homme ». Ainsi, explique-t-il, « la limite au mal est cette puissance qui est le propre de Dieu, et qui consiste justement à faire miséricorde ».

 

COP 21

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La COP 21 et l’Eglise

« Nous réjouir d’une conscience universelle »


COP 21 1
Monseigneur Benoît Rivière a donné le 26 novembre dernier une conférence de presse sur « La COP 21 et l’Eglise ».

« Nous sommes en Saône-et-Loire dans un espace d’équilibre entre le rural et l’urbain, mais aussi un point de passage routier, voies de      communication polluants », explique Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun. C’est pourquoi, « nous sommes peut-être plus sensibles  que les autres aux question environnementales ».

Monseigneur Rivière tient à souligner trois éléments. Tout d’abord, il se réjouit que la conférence ait lieu, signe d’une conscience universelle, « source de joie et d’unité dans un monde qui peut avoir tendance à se diviser ». L’évêque d’Autun évoque ensuite l’encyclique du Pape François, qui traduit une réflexion à la fois joyeuse et grave. Il met en évidence les différentes dimensions de cette souffrance de notre Maison Commune : « le dérèglement climatique, la souffrance des plus pauvres, et les désespérances qui conduisent au terrorisme ». Enfin, Monseigneur Rivière note la volonté à al fois personnelle et collective de modifier nos modes de vie. « Nous ne voulons pas », précise-t-il, « que l’écologie soit simplement une conservation du monde occidental », mais que les démarches aillent beaucoup plus loin.
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Des débuts de solution existent, comme, par exemple, la transition énergétique. Le Pape fait « confiance à l’homme qui n’es pas un prédateur, car c’est bien le seul qui peut sauver la planète », explique Monseigneur Rivière. Pour lui, « préparer la terre de 2050, celle des enfants qui ne sont pas encore nés, est « un acte d’amour indispensable envers la terre et les hommes, afin de trouver une meilleure manière de vivre ensemble, tous ensemble ».

Anne Jacquemot

Quelques repères


La délégation du Saint-Siège sera la voix officielle de l'Eglise à la COP 21, parmi 195 pays. Des ONG confessionnelles, comme Caritas (Secours catholique) et le CCFD-Terre solidaire, sont présentes. La Conférence des évêques de France (CEF) et l’Eglise catholique en général, portées par la parution de l’Encyclique ‘Laudato Si’ du Pape François, s’engagent avec une approche singulière sur les enjeux climatiques.

En 1982, la commission sociale de l’épiscopat avait publié un document toujours actuel, intitulé « Pour de nouveaux modes de vie ». Il invitait déjà à cette conversion de nos comportements de vie et de notre rapport à l’usage des biens matériels ainsi qu’à la solidarité avec les plus pauvres.




Après les attentats à Paris

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Samedi 14 novembre 2015

Au tout début de l’Assemblée synodale

L’assemblée synodale que nous formons ensemble, et qui se réunit pour la première fois aujourd’hui, est profondément atteinte par ce qui s’est passé cette nuit à Paris.
Les attentats kamikazes, qui ont fait plus de 120 morts et de nombreux blessés, sont des actes qui manifestent l’horreur du mal. Nous pensons aux victimes et nous prions pour elles et pour leurs familles. Nous nous demandons : pourquoi ? Pourquoi ce mal dans son expression radicale de violence insensée, dirigée pour tuer au maximum et pour supprimer sauvagement la vie ?
Nous prenons un instant pour nous recueillir, debout, en silence, en demandant que soit cherchée et trouvée partout la paix, et en priant pour les personnes qui ont été tuées cette nuit.


MGR BENOIT RIVIERE
 



Session des prêtres - Paray le Monial - Octobre 2015

Durant la session de formation à Paray
170 prêtres heureux de vivre ensemble la charité pastorale


« Ce que je retiendrai de cette session, c’est ce trésor de l’Amour de Dieu vers ce monde, porté par des hommes conscients de leur fragilité ».
C’est ainsi que le Père André Guimet résume trois jours d’intense travail au côté de ses frères prêtres.

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Message de Mgr Rivière à l'occasion de la TOUSSAINT

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Autun, le 30 octobre 2015


Message aux habitants de Saône-et-Loire
de Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun,
pour la Toussaint


POUR ECOUTER L’INVITATION AU BONHEUR


Quand nous pensons à nos morts, et quand nous prenons le temps de nous arrêter pour honorer la mémoire d’un défunt, par un moment de recueillement ou de visite sur sa tombe, quel amour nous anime ? Nous faisons ces gestes en raison de l’affection qui nous unit à nos proches défunts. Et nous les faisons aussi parce que nous nous sentons solidaires de tous. La vie humaine n’est-elle pas pour tous « blessée » par la cruauté de la mort ? Comment expliquer sinon notre solidarité et notre révolte, notamment face aux décès qui auraient pu être évités ?
La fragilité du monde et de notre propre corps sont justement, je pense, le lieu de la véritable aspiration au bonheur. J’aspire à la belle relation avec les autres et avec Dieu. J’aspire à la réconciliation des peuples et des familles. J’aspire à voir des jours où régneront la justice et la paix.
Nous ne rêvons pas à l’horizon d’un monde installé dans le simple confort. Les croyants ne rêvent pas d’un ciel style « club méd » amélioré. Nous aspirons au bonheur, et c’est tout autre chose ! Et nous osons même espérer le bonheur et la paix pour nos morts ! En ces jours de Toussaint et de mémoire, je souhaite à tous les habitants de Saône-et-Loire d’écouter la petite musique d’espérance qui n’a pas dit son dernier mot dans le coeur humain.
Belle fête de Toussaint à chacun et à chacune !


+ Benoît RIVIERE
Evêque d’Autun

Accueillons avec joie « Laudato si »

Accueillons avec joie « Laudato si », l’encyclique sur l’écologie du Pape François

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Notre Evêque Monseigneur Benoît Rivière, présente ainsi la Lettre encyclique. « Laudato si’, mi’ Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre », sont les premiers mots du chant de louange si célèbre de Saint François d’Assise.
Ce sont aussi les premiers mots de l’encyclique du Pape François « sur la sauvegarde de la maison commune », parue aujourd’hui, et qui traite de l’écologie. C’est un texte très important pour l’avenir du monde, pour la protection de la nature et de la vie humaine.

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Ordinations de 3 diacres permanents

Dimanche 28 juin 2015 en la cathédrale Saint Lazare d’Autun

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Monsieur Jean-Claude LYONNE;
Monsieur Jean-François BROCHOT;
Monsieur Jean-Louis HIVERNAT

ont été ordonnés diacres permanents.

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"Prière pour notre Terre"

Monseigneur Rivière vous transmet la « Prière pour notre terre » que le Pape François propose, à la fin de son Encyclique, de partager avec tous les « croyants en un Dieu Créateur et Tout-Puissant ».

Prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et soeurs
sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.

Touche les coeurs de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.



Dieu lui-même est entré en conversation avec les hommes

DIEU LUI-MEME EST ENTRE EN CONVERSATION AVEC LES HOMMES

A table l’autre jour chez des religieuses, j’écoutais le récit qu’elles me faisaient à leur retour d’une session de formation biblique. Etait-ce leur joie communicative, était-ce la sincérité et la pertinence de leurs propos ? Etait-ce la fraternité d’une table amicale ? Toujours est-il que j’ai été touché par une question somme toute fort simple : avons-nous véritablement un appui dans la Parole de Dieu lorsque nous entrons en conversation avec le monde ? L’Ecriture Sainte est-elle pour nous une source pertinente dans ce que nous recevons des autres et dans ce que nous voulons aussi leur dire ?

La question de notre enracinement dans la Parole de Dieu pour un meilleur rapport avec le monde est si importante qu’il ne faut pas trop vite y répondre par les impératifs : il faut prier, ou bien, il faut faire lectio divina, il faut respecter les différences, etc. Mais je pense plutôt que cette question demande à rester toujours ouverte ; elle exige même que l’on n’y réponde surtout pas trop vite. C’est d’ailleurs vrai pour toutes les bonnes questions ! Il ne s’agit pas d’y apporter immédiatement une réponse. Il s’agit de les recevoir et de les laisser cheminer en nous. L’Evangile est rempli de questions que les hommes posent à Dieu, se posent entre eux, et que Dieu lui-même leur adresse.

Un professeur de théologie nous avait signalé la différence entre un problème et une question. Un problème appelle, quand c’est possible, une solution. Une question quand elle est vraie et qu’elle ne porte pas en elle-même la réponse, nous ouvre le cœur et l’intelligence. Elle mérite d’être portée. Ainsi en est-il effectivement de cette question entendue l’autre jour au cours d’un déjeuner chez des religieuses, et que j’entends moi-même comme une question de vie. Entreras-tu suffisamment en dialogue avec le monde dans la lumière de ce que Dieu révèle au monde, c'est-à-dire dans  la lumière du Christ ? Un verset psalmique m’est revenu à la mémoire : «qu’elle est douce à mon palais ta Promesse, le miel a moins de saveur dans ma bouche. Tes préceptes m’ont donné l’intelligence. Je hais tout chemin de mensonge. » Et un autre verset ne dit-il pas: « qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » ?

+ Benoît RIVIERE

Trente adultes de Saône-et-Loire confirmés le samedi de Pentecôte par Monseigneur Rivière

Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun, confirmera une trentaine d’adultes du diocèse samedi 23 mai prochain, en la veille de la fête de Pentecôte. La célébration se déroulera à la cathédrale à Autun à partir de 17h.

Ces diocésains venus de toute la Saône-et-Loire ont entre 30 et 40 ans. Ils ont, pour la plupart d’entre eux, été baptisés lors de leur petite enfance. La fête de la Pentecôte, pour les chrétiens, est la fête de l’Esprit Saint, c’est donc un moment privilégié pour recevoir le sacrement de confirmation. « Ce sacrement fait complètement partie de ce que l’Eglise appelle l’initiation chrétienne, avec le baptême et l’eucharistie », explique François Prost, responsable diocésaine du catéchuménat, « ces sacrements sont complémentaires ». L’Esprit Saint, en effet, est reçu au baptême, avec le geste principal de l’eau versée sur le front. L’eucharistie, dont le baptisé peut se nourrir tout au long de sa vie, est « le pain de la route pour continuer d’accueillir l’Esprit ». A la confirmation, « l’Esprit est reçu en plénitude ». Le geste qui manifeste ce don est celui de la chrismation, quand le confirmand est marqué avec le Saint Chrême, « d’un  signe de croix sur le front donné par l’évêque, individuellement et nominativement ».

Les confirmands achèveront leur préparation au sacrement par une rencontre avec Monseigneur Rivière avant la célébration, ainsi que par une visite commentée de la cathédrale. Lors de la messe, la liturgie de la Parole sera très développée, avec plusieurs lectures bibliques liées à l’Esprit Saint. La Schola de la cathédrale, dirigée par Guillaume Labois, animera par le chant la prière de l’assemblée. Pendant cette célébration, l’évêque annoncera l’ouverture d’un synode diocésain à partir du 4 octobre 2015.