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A l’occasion de la 30e Journée Diocésaine de la Jeunesse du 28 mars

A Montceau une centaine de jeunes de 16 à 35 ans s'est rassemblée.                              AFFICHE JDJ15 213x300                                                                                                         

Le Pape invite en effet chaque année tous les diocèses du monde à vivre une Journée Mondiale de la Jeunesse lors de la Fête des Rameaux. Elle est déclinée en alternance, soit en rassemblement mondial, comme l’an prochain en Pologne à Cracovie, soit au niveau diocésain, comme cette année. Les Pères Grégoire Drouot, délégué épiscopal à la Pastorale des Jeunes, Nicolas Berthier, vicaire à Macon et Christine Clerc, laïque en mission, sont récemment allés en « repérage » à Cracovie pour la préparation des JMJ de 2016 autour du pape François.

  Ta vie, un projet d’amour !

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Une icône toute proche de nous

Editorial - Eglise d'Autun N° 14 - 11 septembre 2016

UNE ICONE TOUTE PROCHE DE NOUSMERE TERESA


C’est une foule considérable qui s’est rassemblée ce premier dimanche de septembre à Rome pour la canonisation de Sœur Teresa de Calcutta. Aux humbles, oui, Dieu accorde en surabondance sa grâce ! Mère Teresa, c’est pour moi un modèle d’humilité, d’amour et de prière.

J’ai eu la joie de me plonger dans cette foule de toute la terre venue à Rome pour communier à l’immense joie de se sentir soutenue par une grande sœur, plus vivante que jamais. Car nous avons bien besoin de l’appui des saints et des saintes pour notre marche humaine.

Dans cette communion si sensible et si forte des amis innombrables de cette petite servante humble des pauvres, je repensais à ces mourants de Calcutta et de partout, auprès de qui mère Teresa et ses sœurs et ses proches, ont donné et continuent de donner très concrètement leur temps, leur énergie, leur tendresse.

Mère Teresa a aimé les pauvres et pas seulement les pauvres. Elle vivait une telle relation d’amour avec le Seigneur, sans cesse en train de prier, et d’agir unie au Seigneur, que le moindre contact qu’elle avait avec une personne était un contact qui vous remettait dans le chemin de la vie et du courage d’avancer sous la conduite du Saint-Esprit.

Mère Teresa dans son désir constant d’obéir à la grâce, était burinée et purifiée dans son être. Elle était désencombrée d’elle-même et elle vivait pour être avec Jésus qu’elle aimait et qu’elle priait si constamment. Jésus n’était pas pour elle un vague sentiment, mais celui qui a soif de notre foi et de notre collaboration à son œuvre divine.

La charité, c’est toujours terriblement concret, c’est toujours, quand elle est vraiment pure, c’est toujours une percée divine dans l’épaisseur de la souffrance des hommes.
Sainte Mère Teresa, continuez votre simplicité d’être en Dieu, continuez d’aimer, continuez de prier... vous nous entraînez dans la joie durable de servir.

+ Benoît RIVIERE

Homélie Messe de rentrée du personnel de l'Ensemble Charles Borromée

Homélie Messe de rentrée du personnel
Ensemble Charles Borromée - Chalon sur Saône
Le 31 août 2016

Dans le passage de l’évangile selon Saint Luc que nous entendons ce matin, nous voyons Jésus en train de faire son travail. Et quel est son travail ? C’est un travail qui apporte aux autres la guérison. C’est un travail qui rétablit les autres dans la vie, qui remet chacun dans le mouvement de la vie. C’est un travail entièrement relationnel. C’est un travail qui comporte également la patience et qui offre son temps à ceux qui le sollicitent.

Le travail de Jésus éclaire notre propre travail d’adultes dans un établissement scolaire. En quoi ?
Vous passez toute la journée (et quelques fois les heures très matinales ou tardives de la soirée !) avec et pour des jeunes qui connaissent chacun des attentes fort différentes : l’un attend d’être calmé de ses angoisses et de ses fièvres, l’autre attend d’être encouragé à exprimer ses possibilités humaines enfouies, un troisième attend d’être libéré de ses démons intérieurs pour pouvoir entrer en relation normale avec les autres...
Certains pourront dire : « mais cela n’est pas notre travail, c’est celui des médecins, des psychologues et en premier lieu celui des parents. » Je dirais qu’un enseignant qui veut vivre dans l’esprit de Jésus, c'est-à-dire dans le chemin de l’Evangile, va faire son métier avec les mêmes sentiments que l’on trouve en Jésus.
Quand on a demandé à Jésus de venir prendre du temps près d’une femme en train de mourir, quand n lui amenait des gens blessés et malades, au corporel et au spirituel, quand il devait se confronter aux personnes prises par un fort sentiment d’être rejeté par les autres, il n’a pas dit : « je n’ai rien à voir avec ces choses. Je suis d’abord là pour enseigner la Bonne Nouvelle ! » Mais il a transmis cette bonne nouvelle par sa présence aimante et par ses mains qui n’ont pas eu peur de toucher les blessures et de retirer les saletés qui abimaient le corps et l’âme de tant de gens.

Le travail d’une école ouverte à tous, c’est un travail de miséricorde, un travail qui est le plus souvent discret, caché aux yeux du grand public. C’est un travail où l’on se met à hauteur des petits pour les servir, c’est un travail qui comporte toujours et inséparablement trois « dimensions », ou trois « langages » si l’on veut :
- Le langage des mains pour rejoindre concrètement les besoins humains, pour porter les jeunes et passer du temps à les accueillir et les accueillir à nouveau tous les jours, avec leurs fragilités et avec leurs blessures. Et ce travail est fatigant, oui, il demande que nous donnions toujours notre disponibilité et notre patience. Car nous avons cette certitude : Dieu sauve en humanisant ce qui était en train de mourir. Dieu sauve en apportant sa joie et son pardon, toujours, partout et sans limite ! C’est aussi ce langage des mains qui nous fait préparer et conduire des actions concrètes avec les jeunes à l’intérieur et à l’extérieur de l’école : la visite des personnes isolées, le contact avec les malades, le soutien scolaire, l’organisation de voyages et d’activités ludiques. C’est ce que nous pouvons appeler la dimension corporelle.
- Il y a ensuite le langage du cœur. C’est celui par lequel le jeune se sent reconnu et surtout reconnu dans une lumière d’espérance, et non pas la lumière du radar qui le flashe quand il dépasse les limites. C’est le langage de l’écoute active qui fait qu’un jeune se dira : je n’avais plus confiance en moi, ni en Dieu, ni dans mes parents, et grâce à ce cœur d’un enseignant, d’un cadre éducatif, d’un personnel OGEC, à la cantine ou dans la cour de récré, je suis relevé, je suis de nouveau en confiance, je peux remarcher comme cette femme en qui Jésus s’était penché dans la maison de Simon-Pierre.
- Et enfin, le langage de l’esprit. On pense tellement à celui là qu’on en oublie les deux autres, ou bien qu’on les délègue. Non ! Tout adulte dans l’école doit être un homme ou une femme capable de parler ces trois langages avec les jeunes.

Pour cela, nous devons demander la patience, nous devons demander la grâce aussi de connaître nous-mêmes ce que veut dire d’être en chemin de paix et de réconciliation.

+ Benoît RIVIERE

Elisabeth de la Trinité, apôtre de l'intériorité

elisabeth trinite romeQuelques semaines après la canonisation de Mère Teresa, c’est une jeune carmélite de Dijon qui sera elle aussi portée par l’Eglise comme sainte. Elisabeth aurait voulu prendre le nom religieux d’Elisabeth de Jésus, mais on lui demanda d’accepter celui d’Elisabeth de la Trinité. Elle est née près de Bourges, le 18 juillet 1880, dans un milieu militaire ; elle entre au Carmel de Dijon à l’âge de 21 ans et meure 5 ans plus tard, le 9 novembre 1906. Il s’en est fallu de peu qu’elle soit envoyée, encore postulante, pour être dans le groupe fondateur du Carmel de Paray-le-Monial.

Dans l’avant propos des œuvres complètes d’Elisabeth de la Trinité, j’ai lu ce propos qui résume bien ce qu’elle nous montre : « elle nous montre à quelle heureuse plénitude conduit la foi en l’Amour qui habite au tréfonds de notre être, partout où nous sommes, qui que nous soyons ou ayons été. » En cette période agitée de notre société française qui doute d’elle-même et qui est au seuil de basculer dans la peur irrationnelle, cette jeune carmélite toute proche nous prend tranquillement la main en nous disant : faites un peu davantage le silence en vous-mêmes, ne passez pas à côté de l’essentiel qui est habitation de Dieu au fond de votre être. Et plus nous serons présents à cette présence, plus nous deviendrons fraternels pour de bon avec les autres. Le Cardinal Décourtray, ancien archevêque de Dijon, disait qu’elle était « l’apôtre du recueillement ». Et il ajoutait : « ce recueillement rend présent, jusque dans le détail de l’existence, à ceux avec qui nous entrons en correspondance. »

A quelques jours de sa naissance au ciel, Elisabeth de la Trinité confiait à l’une de ses sœurs du Carmel : « il me semble qu’au ciel ma mission sera d’attirer les âmes dans le recueillement intérieur ». Se tenir dans la foi éveillée, c’est pour elle être présente à la présence continuelle de Dieu plus intérieur à nous-mêmes que nous-mêmes. Et pour ce qui est de la sainteté, elle disait : « il me semble que les saints, ce sont des âmes qui s’oublient tout le temps, qui se perdent tellement en Celui qu’elles aiment, sans retour sur soi, sans regard sur la créature, qu’elles peuvent dire avec Saint Paul : ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus-Christ qui vit en moi. »

Le chemin authentique et humble de cette carmélite, est à mes yeux un chemin que nous pouvons tous emprunter, celui de venir souvent au calme du jardin intérieur où Dieu aime en nous, et d’où nous pouvons aimer vraiment et toujours à nouveau chacun de nos frères et de nos sœurs. Le poids du réel, pour elle, c’est qu’il est pour Dieu : « à la lumière de l’éternité, l’âme voit les choses au vrai point ; Oh ! Comme tout ce qui n’a pas été fait pour Dieu et avec Dieu est vide ! Je vous en prie, oh, marquez tout avec le sceau de l’amour ! Il n’y a que cela qui demeure. »

+ Benoît RIVIERE

Poursuivre l'hébergement et l'accompagnement des migrants

Editorial - Eglise d'Autun N° 16 - 07 octobre 2016

POURSUIVRE L’EFFORT D’HEBERGEMENT ET D’ACCOMPAGNEMENT DES MIGRANTSmigrants

Chacun sait combien il y a de générosité latente, qui n’attend qu’un terrain un peu balisé pour se déployer. Il est évident que l’Eglise, à sa place bien singulière, est engagée dans l’accueil des migrants actuellement, en partenariat avec des organisations de la société civile (dans lesquelles d’ailleurs bien souvent des chrétiens sont actifs).

Que se passe-t-il aujourd’hui dans notre diocèse ? Il y a une réelle mobilisation ; des initiatives concrètes se sont faites, localement dans les paroisses, ou bien à certains endroits en doyenné. Outre évidemment l’engagement de chrétiens dans des organismes professionnels et humanitaires variés, se sont constitués des groupes pour héberger et accompagner des familles démunies.

Dans une proportion très faible par rapport à ce qui était imaginé et prévu par l’Etat, des réfugiés ont trouvé dans notre pays un lieu pour se poser et se refaire un peu ; mais ce qu’il a fallu faire surtout, c’est de poursuivre et amplifier les efforts en direction des personnes déjà chez nous et demandeuses d’intégration.

Je pense particulièrement à des familles déboutées du droit d’asile, et qui sont « sorties » des dispositifs liés aux CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile). Pour elles, les lieux habituels d’hébergement d’urgence, contactés à partir du fameux « 115 », ne répondent pas à leurs besoins dans l’immense majorité des cas. Dès lors, pour ces familles, un réseau de parrainage se crée, ou doit se créer, et, en relation avec des associations humanitaires (par exemple : Les amis du CADA, l’association Saint Joseph, l’association Saint Matthieu, l’ASTI - Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s, la commission Accueil et Insertion, l’association Réfugiésbresse), il est impératif de trouver des logements dans un environnement qui permettra la scolarisation et la socialisation. C’est ce que des paroisses et des communautés religieuses ont fort bien fait !

Il faut à présent, à l’exemple de ce qui se fait déjà, développer dans d’autres paroisses la mise en place de tels dispositifs d’accueil et d’accompagnement. Pour cela, Jackie PLESSE est à la disposition des paroisses et des communautés voulant s’engager dans ce sens (06.65.69.35.68)

Si nous prenons un peu de recul pour voir ce qui se joue dans ces initiatives locales d’hébergement et d’accompagnement, nous constatons que cela développe des liens féconds entre migrants et autochtones, et aussi entre des associations qui s’unissent au service de la cause des migrants.

Le pape, il y a juste un an, a eu bien raison d’appeler à des initiatives paroissiales ou venant des communautés religieuses, en ce sens qu’elles permettaient des expériences bien concrètes, à taille humaine.

Il faut vraiment faire en sorte que ce qui est né dans plusieurs endroits du diocèse, amène d’autres paroisses et communautés à préparer à leur tour des lieux et des équipes pour cet accueil. Je pense sincèrement que nous en sommes encore aujourd’hui aux débuts de ce qui va être la nécessité de demain : cultiver toujours ces relations de confiance qui permettent l’accueil des migrants dans de bonnes conditions. En eux, c’est sûr, le Christ nous fait signe humblement, et c’est une vraie chance !

+ Benoît RIVIERE

Dans un monde qui change trouver le sens du politique

Editorial - Eglise d'Autun N° 17 - 21octobre 2016

BANNIERE POUR SITE

Qui pourrait dire que les français sont unis entre eux dans un grand amour du politique ? Le Conseil permanent des évêques de France vient de publier une petite étude à destination d’un large public. Il pense que notre pays aspire à se retrouver sur le bon terrain du politique, au sens profond du terme.
Si notre pays est effectivement atteint par des déceptions, des lassitudes, des frustrations et des peurs, il n’en attend pas moins de pouvoir s’appuyer à nouveau sur un socle commun. Si la politique est parfois si décevante, c’est peut-être que nous manquons de repères, y compris d’ordre spirituel, pour tisser les liens d’un juste vivre ensemble en France.
C’est pour aider à réfléchir et à débattre que nous avions indiqué, en juin dernier, ce qui nous paraissait être les enjeux des élections à venir en France. Ces quelques réflexions du début de l’été sont reprises et développées plus largement dans cet opuscule qui est publié ces jours-ci et qui s’intitule : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».
La situation dans laquelle nous nous trouvons appelle que l’on puisse mieux se parler en France, que l’on se retrouve sur une certaine estime les uns des autres et, disons-le, une certaine espérance sans lesquelles nous nous perdons dans l’amertume et les déceptions, voire le cynisme. Les propos que nous engageons dans cette réflexion veulent permettre que l’on se parle à un certain niveau d’estime et de confiance, ils veulent permettre tout simplement que nous réfléchissions tous à la société que nous voulons.
La foi n’est évidemment pas étrangère à ce désir de dialogue et de construction commune que nous percevons plus que jamais actuellement. « Reprenons le temps de la parole et de l’écoute pour éviter que le dernier mot ne reste à la violence ». C’est le sens du politique en général qui est en jeu ici.

Mgr Benoît Rivière

Toussaint 2016

porte

Il y a certaines choses auxquelles nous pensons assez rarement. Et même si nous savons que ce sont des choses essentielles, nous y pensons peu. Je me pose cette question : est-ce que je pense quelquefois un peu sérieusement à Dieu, et à la vie avec Dieu un jour pour toujours ?

Le ciel, c’est Dieu, disait un poète ! Et je crois que c’est cela auquel nous pourrions penser un petit peu, à la veille de penser à nos défunts. A la veille de faire mémoire des morts, si nous pensions un peu à notre propre destinée.

Où me conduit ma vie humaine en relation actuelle avec les autres ? Et qui me dira un peu sérieusement : tu n’es pas promis à la mort éternelle ? Qui me montrera une porte d’espérance sur la vie enfin entièrement bonne, enfin entièrement réconciliée, enfin entièrement dans un amour personnel et infini avec Dieu, et avec toutes les autres créatures humaines ?

Avec le Christ, la porte d’espérance peut s’ouvrir, ou s’entrouvrir, pour chacun qui ose une relation personnelle avec Dieu.

C’est simplement cette brèche de pure lumière dans la mi-clarté de ce monde, qui nous est montrée, et même qui nous réchauffe et nous réconforte, au jour de la Toussaint.

Bonne fête de la Toussaint ! Remplie d’espérance pour le monde !

+ Benoît RIVIERE