• Accueil

10 ans en Saône-et-Loire pour Mgr Rivière

logo petit




Autun, le 29 avril 2016


Monseigneur Rivière fête demain avec 300 collégiens
l’anniversaire de ses dix ans en Saône-et-Loire

EVEQUE 2
Samedi 30 avril à Chalon-sur-Saône, de 9h30 à 18h, environ 300 de collégiens venus de tout le département, de l’enseignement public et privé, sont invités par Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, à un rassemblement sur le thème de la paix. Ce sera l’occasion pour lui de fêter, avec ces jeunes de Saône-et-Loire, ses dix ans, jour pour jour, d’intronisation dans le diocèse. C’est en effet le 30 avril 2006 que Monseigneur Rivière a été intronisé 113e évêque d’Autun dans sa cathédrale et accueilli par l’ensemble des prêtres et diocésains de Saône-et-Loire.

Les responsables diocésains des aumôneries de l’enseignement public et de l’enseignement catholique ont préparé ce rendez-vous qui sera ponctué de témoignages et d’échanges. Il s’agira, pour ces jeunes, de vivre la paix, de la célébrer et l’intérioriser, de s'engager comme artisans de paix. La messe sera célébrée à 14h30 en l’église Notre Dame des Lumière 7 rue André Chénier, au cœur du rassemblement. Le concert de Pop Louange, ouvert à tous, avec le groupe Sentinelles, clôturera cette belle journée, dont la précédente a eu lieu en 2012.

Les jeunes arriveront en bus et seront répartis sur cinq lieux : églises Sainte Thérèse, Saint Paul et Sacré Cœur, école le Devoir, collège Saint Dominique. Après un accueil festif, le matin, ils rencontreront un « acteur ordinaire de la paix » et vivront un temps d’intériorité. Par petits groupes, ils seront ensuite invités à créer sur ce thème de la paix, grâce à différents supports artistiques. La matinée se terminera par un pique-nique. L’après-midi, les jeunes se rendront tous ensemble à l’église Notre Dame de lumière. Le rassemblement sera solidaire d’un projet du CCFD, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, porté par le Youth Ressource Developpment Program (YRDP).

Jubilé des consacrés en Saône et Loire

JUBILE PETIT LOGO

A l’invitation de Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, toutes les Religieuses et tous les Religieux de tous les monastères de Saône-et-Loire, soit presque 600 Sœurs et Frères, se retrouveront samedi 16 avril à Paray-le-Monial pour célébrer le jubilé de la miséricorde.
Pour cette occasion, une autorisation exceptionnelle de sortie des monastères a été promulguée.
C’est une démarche inédite souhaitée par Monseigneur Rivière pour deux raisons principales : marquer la clôture de l’Année de la vie consacrée (2015) et célébrer l’Année de la Miséricorde (8 décembre 2015 – 20 novembre 2016). Ces années saintes ont été voulues par le Pape François.
Le choix de la date, le 4e dimanche après Pâques, correspond aussi à la veille du dimanche de prière pour les vocations. Ce week-end est donc également un moment privilégié pour les consacrés de renouveler leur engagement de vie auprès de Dieu et de prier ensemble pour les vocations.

Le choix du lieu, Paray-le-Monial, correspond à un site pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes. C’est surtout l’un des deux lieux où il est proposé de franchir l’une des deux portes de la Miséricorde en Saône-et-Loire.

La journée est préparée activement par le Père Georges Auduc, Délégué épiscopal à la vie consacrée, avec les délégués des monastères et les représentants des zones pastorales. Il est en lien permanent avec chaque communauté religieuse, mais aussi avec les femmes appartenant à l’Ordre des Vierges Consacrées.

L'évêque exerce comme une paternité spirituelle dans son diocèse. L’une de ses missions spécifiques, liée à son ministère, est donc de discerner, reconnaître et favoriser le développement des charismes que le Saint-Esprit suscite parmi son peuple, aussi bien chez les personnes qu’au sein des Instituts de vie consacrée, des Mouvements ou des Associations. La vie consacrée ne constitue pas une Eglise à part, mais est pour lui, cette partie de l'Église qui vit dans un esprit prophétique, et oriente le « corps ecclésial » tout entier dans le suivi parfait du Maître, au fil des temps qui changent.

Paray-le-Monial est le lieu par excellence en France, de la Miséricorde. C’est là que, au XVIIe siècle, sainte Marguerite-Marie fut gratifiée de plusieurs apparitions du Christ qui lui montra son cœur. Avec Saint Claude La Colombière, prêtre jésuite qui fut son conseiller spirituel, elle porta le message de la Miséricorde à ses sœurs du monastère et au-delà. En cette année jubilaire pour l’Eglise universelle, venir franchir une porte sainte à Paray, c’est rentrer plus profondément dans ce mystère toujours renouvelé de l’immense amour de Dieu pour chacun, c’est accueillir le cœur de Jésus en soi, sur le lieu même des apparitions.

Paray-le-Monial est le sanctuaire de la miséricorde. La porte du sanctuaire est toujours ouverte aux pèlerins dont le cœur est touché par la grâce et qui trouvent le chemin de la conversion. Les consacrés du diocèse d’Autun seront donc invités à franchir cette porte ensemble le 16 avril.

 

 

La Pâque nouvelle et éternelle

Editorial - Eglise d'Autun N° 6 - 18 mars 2016

potierLa Pâque nouvelle et éternelle


La mort et la résurrection du Christ font venir dans notre monde quelque chose qui n’était pas envisageable à seule vue humaine : supprimer la division entre les hommes, et enfouir la mort elle-même dans un passé qui ne remontera plus à la mémoire ; créer un monde nouveau qui ne sera que joie et allégresse ! Déjà le prophète Isaïe faisait apercevoir cette perspective, et faisait entendre cette promesse divine : « je vais faire de Jérusalem une exultation, et de son peuple une allégresse ! » (Is 65, 18).

En mourant sur la croix pour dissiper dans la mort toutes les tristesses, tous les pleurs et tous les cris, en accueillant et en donnant l’Esprit-Saint qui recrée dans la vie de Dieu l’humanité blessée, Jésus est vraiment Celui que nous chantons : le premier-né d’une multitude de frères, le premier-né de cette Jérusalem de joie et d’allégresse ! En lui nous trouvons chaque jour ce que Dieu crée ; par lui nous pouvons exulter déjà à cause de ce que Dieu va créer, car l’œuvre de création est à-venir, elle est ouverture continuelle, partout et toujours, à la joie divine, elle est consolation pour les cœurs brisés. C’est Dieu lui-même qui en a fait la promesse : " on oubliera les angoisses anciennes, elles auront disparues de mes yeux ! " (Is 65, 16).

Le temps pascal dans lequel nous entrons est un temps inédit, un temps peut-être que certains n’osaient même plus envisager ! Il nous semblait que le poids du mal avait barré pour toujours la porte de la joie entre tous, et voilà que, dans l’humilité de sa manifestation, Jésus ouvre le temps nouveau. Le temps pascal offre de goûter la vie de Dieu dans notre humanité réconciliée ; il est ce temps qui n’est plus téléguidé par la mort mais par l’alliance nouvelle et éternelle, il est ce temps libéré pour aimer enfin.

Chaque eucharistie actualise ce mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Nous y communions à la création nouvelle qui est toute joie et allégresse en présence de son créateur. En cette présence, le frère, et le plus petit parmi les pauvres, sont les premiers convives ; et à cette table, les plus lointains deviennent les plus proches. Ce qui était perdu est retrouvé, le fils mort est maintenant vivant pour toujours.
Oui, gloire et louange à toi, ô Christ, toi notre Pâque nouvelle et éternelle !

+ Benoît RIVIERE

Le nouvel élan missionnaire de l’Eglise

logo petit

Monseigneur Rivière évoque l’anniversaire du texte conciliaire « Ad Gentes »


A l’invitation de l’association « Foi et Culture », Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, a donné le 8 mars 2016 à l’évêché une conférence sur le thème « un nouvel élan missionnaire, comment ouvrir une porte à la foi dans un monde qui bouge ? » il a développé cet élan en évoquant« Ad Gentes », l’un des grands textes du Concile Vatican II sur ce sujet, 50 ans après sa promulgation.


Comment décririez-vous ce nouvel élan missionnaire donné par le Concile Vatican II ?
Nos schémas de pensée sont souvent ceux d’une économie de marché, mais l’Eglise n’est pas une entreprise ordinaire qui chercherait à gagner des parts de marché, en augmentant le nombre de paroisses dans le monde. Les Pères du Concile ont voulu se dire à eux-mêmes et à ceux qui les entendraient que la joie de l’expérience chrétienne pousse toujours au loin pour servir les autres avec l’élan qui est celui de Jésus lui-même. Cet élan n’impose rien. Il est comme la diffusion d’amour qui sauve vraiment de la mort. C’est une expérience approfondie de la foi qui pousse à l’annoncer par sympathie avec tous les hommes.

50 ans après, cet élan est-il toujours d’actualité ?
Oui, bien sûr. Je dirai qu’il y a un double élan. Un élan intérieur à l’Eglise qui s’est manifesté par le renouveau de la prière, par des initiatives communautaires à grande échelle, par l’appel de nombreux laïcs à se former davantage. Et un élan très beau pour que l’Evangile, dans les cultures variées de la terre, ne soit pas plaqué mais inculturé. De jeunes Eglises très vivantes ont pu se déployer grâce au Concile, comme en Corée du sud, et dans des pays d’Afrique ou d’Amérique du sud.

Le pape François parle pour l’Eglise d’un « état permanent de mission ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Le Pape parle souvent d’une Eglise qui se risque en campagne et sort continuellement parce qu’Elle est saisie par l’amour. Elle se rend accessible pour guérir, panser les plaies visibles et invisibles de tant de nos frères humains. Il la voit comme un hôpital de campagne qui va en priorité vers les grands blessés de la vie.

Propos recueillis par Anne Jacquemot

Au retour d'une rencontre avec des maîtres de l'orthodoxie juive américaine

Editorial - Eglise d'Autun N° 5 - 04 mars 2016

VOYAGE NY8Grâce aux vrais liens d’amitié et au dialogue suivi que le Cardinal Jean-Marie LUSTIGER avait noué avec des maîtres spirituels juifs, nous pouvons poursuivre aujourd’hui ces échanges, d’année en année plus confiants. Le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, emmenait ainsi récemment avec lui un groupe d’évêques français et étrangers, ainsi que plusieurs prêtres et laïcs, à la rencontre de quelques-unes des innombrables « écoles » de spiritualité juive à New-York.

Le père Thierry de MARSAC participait pour la première fois à ce voyage dans les milieux si diversifiés du judaïsme américain, surtout ceux de l’orthodoxie juive.

Les juifs sont aujourd’hui 14 millions dans le monde, habitant pour l’immense majorité d’entre eux en Israël et aux Etats-Unis. Ils constituent un peuple au sens le plus profond du mot, conscient de sa singularité dans le monde. Ils cherchent à agir, dans tous les aspects de leur vie, en voulant conjuguer leur identité juive avec l’intégration sans dilution dans la modernité du monde actuel. Avec des professeurs et des étudiants de la fameuse Yeshiva University, ainsi que ceux du Séminaire théologique juif (centre universitaire et spirituel du judaïsme appelé « conservative », ou encore « massorti »), nous avons en particulier réfléchi ensemble à ce que signifie d’aimer le prochain et d’enseigner cet amour-là, quand nous sommes affrontés aux peurs et aux tentations de repliements collectifs face aux montées en puissance des « terrorismes ».

Cette question concerne autant les juifs que les catholiques évidemment. Ni vision faussement éclairante d’un « choc des civilisations », ni déni de la réalité ou indifférence bien sûr, mais lent et patient travail de l’éducation à la liberté responsable les uns des autres. Serait-il possible – et c’est un peu cela qu’on nous demande en France – d’apporter les consolations et la compassion des religions, à l’endroit des profonds désarrois actuels, sans manifester nos fondements ? On voit bien que cette question est actuelle pour nous, et elle est aussi celle de nos amis juifs rencontrés à New York, attentifs sérieusement à ce que signifie de suivre la loi de Dieu.

De ces trois journées intenses et si nourrissantes, je retiendrai ici simplement une « lumière » qui m’aide à avancer dans le combat de la vie bonne en ce monde : chercher davantage à écouter les questions des autres avant de formuler les siennes, et chercher avec eux à devenir meilleurs plutôt qu’à accumuler des savoirs. C’est la devise qui se trouve au fronton du séminaire théologique juif qui nous a si délicatement reçu : « l’important n’est pas ce que nous apprenons , mais ce que nous devenons ».

+ Benoît RIVIERE

La Saône-et-Loire en route vers la JDJ et les JMJ

Communiqué du 11 mars 2016

JDJ 2016

A l’invitation de Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, les jeunes de 16 à 35 ans de Saône-et-Loire se préparent à vivre deux grands événements en 2016, la JDJ, Journée Diocésaine de la Jeunesse le 19 mars à Lugny, et les JMJ, Journées mondiales de la Jeunesse, en juillet à Cracovie autour du Pape François. Des jeunes polonais, originaires du diocèse polonais qui accueillera en juillet les jeunes diocésains d’Autun, viendront découvrir notre diocèse et rencontrer les jeunes Français à l’occasion de la JDJ. C’est une première : curés et maires des communes polonaises et françaises, Rybnik et Saint-Vallier, villes européennes jumelées, collaborent en lien étroit pour l’organisation de ces événements.

La JDJ, présidée par Monseigneur Rivière, est une journée de pèlerinage des jeunes à Lugny, Viré-en-Mâconnais et Burgy, paroisse Notre Dame des Côteaux en Mâconnais, dont le curé est le Père Bernard Blondaux. Elle constitue un temps fort de préparation au départ pour les JMJ, visible notamment grâce à la présence de la délégation polonaise et le déploiement du thème des JMJ : « Heureux les miséricordieux », issu du message du pape François.

La messe de la JDJ est ouverte à tous et sera célébrée à 18h en l’église de Lugny. Elle correspond à la procession et à la célébration des rameaux, début de la grande semaine des Chrétiens, la Semaine Sainte qui conduit à la fête de Pâques, fête de la résurrection du Christ.

La croix des JMJ, fabriquée par les jeunes de la JOC, Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Montceau, circule de paroisse en paroisse depuis l’an dernier. Elle sera transmise à l’issue de la JDJ aux jeunes de la paroisse qui accueillera la JDJ en 2017. Par ailleurs, un lien sera établi avec la session sur le judaïsme organisée à Paray-le-Monial en juillet avant les JMJ, car le site d’Auschwitz est situé à proximité du diocèse qui accueillera la délégation de Saône-et-Loire.

Le Père Grégoire Drouot, délégué épiscopal pour la Pastorale des jeunes et des vocations, pilote la JDJ et les JDJ, dont la coordination est assurée par le Père Nicolas Berthier et Christine Clerc, laïque en mission ecclésiale.

Une centaine de jeunes sont déjà inscrits pour les JMJ. Le père Drouot accompagne les groupes locaux qui se constituent à Digoin, Paray-le-Monial, Pierre-de-Bresse, Charolles, Autun, Mâcon, Etang-sur-Arroux, Chalon-sur-Saône et Le Creusot notamment. D’autres groupes se forment, en lien avec des mouvements de jeunes ou des communautés religieuses. La communauté des frères de Taizé sera présente en Pologne durant toute la durée des JMJ.

Musée du Hiéron

MUSEE HIERON 1Une superbe reconnaissance pour le musée du Hiéron
L’inscription au titre des Monuments Historiques !


Le musée du Hiéron, situé à Paray-le-Monial et dont l’Association Diocésaine est propriétaire, vient d’être inscrit au titre des monuments historiques. L’arrêté du 21 décembre 2015 précise que « l’inscription s’applique aux immeubles dont l’intérêt d’histoire et d’art justifie la conservation matérielle et la transmission aux générations futures ». Plus précisément, le musée, construit de 1888 à 1893 par l’architecte Noël Bion, est donc reconnu pour « ses qualités architecturales, la modernité de ses aménagements : charpente métallique, éclairage zénithal », mais aussi pour « sa place dans l’histoire des musées au 19e siècle, l’originalité de son projet muséographique ». Enfin, « la qualité de ses décors intérieurs », notamment les peintures d’Hugo d’Alési, sont évoquées dans l’arrêté.

L’Association diocésaine a confié la jouissance du musée à la commune de Paray-le-Monial par bail emphytéotique depuis 2001. Ce musée, labellisé Musée de France, présente sur 700 m² un parcours retraçant deux millénaires d'histoire du christianisme. Son nom provient de la racine grecque, hieros, sacré, et fait également référence aux hieron de l'Antiquité Grecque, espaces à la fois religieux et politiques.


Conçu dès l’origine pour accueillir des œuvres d’art sacré


C’est l'un des rares musées en France construit dès l'origine pour accueillir une collection d'œuvres d'art sur le thème de l'eucharistie. Sa conception, caractéristique de l'architecture des musées de la fin du 19e siècle, comme le Petit Palais à Paris, offre une alliance entre classicisme des formes et des matériaux, et techniques innovantes de construction. Ainsi, la charpente de la salle centrale présente une architecture métallique influencée par Gustave Eiffel.
L’œuvre la plus emblématique est la Via Vitae « Chemin de vie » (1894-1904), classée Trésor Natinal, de l’orfèvre parisien Joseph Chaumet. Cette œuvre exceptionnelle est réalisée en matériaux précieux : or et ivoire pour les 138 figurines, argent doré et patiné, platine, cristal de roche, diamants, rubis, marbres, albâtre, bronze doré, elle présente sur 2,70 mètres de hauteur placée sur un socle large de trois mètres, une évocation spectaculaire de la vie du Christ.
Le rez-de-chaussée surélevé présente les collections permanentes réparties à travers trois grandes salles, selon cinq thèmes : Sous le signe de la Croix, Le Modèle Divin et Humain, Le Cœur de Jésus, A la table du Seigneur et La Divine Hostie. La salle centrale octogonale donne à voir des décors monumentaux et retrace l'histoire du musée. Le niveau inférieur accueille des expositions temporaires, les activités d'animation, notamment les ateliers jeune public durant les vacances scolaires, ainsi qu’un espace de travail.
La Conservatrice, Madame Dominique Dendrael, accueille régulièrement avec son équipe, des artistes contemporains pour des expositions ou installations temporaires. Ce musée est l’une des richesses culturelles de notre diocèse : à découvrir ou à redécouvrir dès sa réouverture annuelle le 19 mars.

MUSEE HIERON 2
Musée du Hiéron 13, rue de la Paix 71600 Paray-le-Monial 03 85 81 79 72.
Pour les ateliers et la documentation thématique : 03 85 81 24 65.

Le musée est ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h. En juillet et en août, tous les jours aux mêmes horaires.

http://www.musee-hieron.fr/

Reportage de la Conférence des Evêques de France : Un musée pour rendre accessible à tous l’art sacré

 

 

Signes de tendresse et de bonté

Editorial - Eglise d'Autun N° 12 - 17 juin 2016

tn IMG 0116     SIGNES DE TENDRESSE ET DE BONTE

Les situations de conflits, et les souffrances qui en découlent, sont-elles pour nous simplement un thème d’actualité, ou bien ces choses touchent-elles notre cœur ? Et la foi nous aide-t-elle à être des messagers de paix, des hommes et des femmes qui aidons la résolution des conflits par notre attitude d’humble et joyeux service des autres, et aussi par notre prière ? En d’autres termes, y a-t-il une « fatalité » contre laquelle la liberté humaine ne pourrait rien, ou bien les événements qui se déroulent peuvent-ils être de plus en plus des événements révélateurs de la puissance paradoxale de la Croix du Seigneur, en laquelle nous avons été plongés depuis notre baptême ?

Je voudrais vous rapporter quatre petits « signes » récents dans notre diocèse, bien différents, vous le verrez, les uns des autres.
Le premier, c’est sous forme de devinette que je vous l’écris. Qui a dit récemment : « comme on est bien d’être ici ! Les gens se parlent tous entre eux calmement et avec le sourire ! ». Et où cette parole a-t-elle été dite ? Je réponds à la devinette : il s’agit d’une petite fille de moins de 10 ans, d’une famille musulmane de Mâcon, présente à la sixième rencontre interreligieuse à Mazille. La fillette toute joyeuse a dit cela à sa maman.
Le second petit « signe » concerne la préparation de la deuxième rencontre du synode diocésain, et ce qu’a dit Sylvie HANSER aux jeunes prêtres récemment reçus à l’évêché : « souvent, les remontées des fiches des équipes synodales sont accompagnées d’un petit mot chaleureux qui exprime une reconnaissance et une bienveillance. »
Le troisième, c’est la gravité et le bonheur des visages des pèlerins qui ont participé aux récentes fêtes du Sacré Cœur à Paray-le-Monial. Pour ma part, j’éprouve à ces occasions de pèlerinages la joie entière de me joindre, avec des frères prêtres, à la ferveur et au recueillement d’une foule de pèlerins avec lesquels nous nous sentons entièrement en connivence.
Et voici encore un autre fait discret, procurant la paix, qui a été une idée d’un prêtre âgé (mise en œuvre ensuite). Ce dernier a suggéré à des religieuses de faire un petit carnet sur lequel chaque sœur écrirait une page avec une citation marquante à ses yeux et exprimant la joie de la miséricorde. Ce petit carnet a été offert à quelques uns, dont je fais partie. J’y puise régulièrement un soutien spirituel. Sur une des pages se trouve une simple parole de Sainte Faustine : « le seul remède contre le mal est la miséricorde ».

Que l’été qui arrive, et qui va peut-être nous amener un peu de soleil, soit un temps de retrouvailles avec le calme et la convivialité fraternelle ! Que nous demandions ensemble dans la prière de recevoir, et de laisser rayonner, la force incomparable du pardon, de la bienveillance et de la joie !

+ Benoît RIVIERE

Le temps favorable

Editorial - Eglise d'Autun N° 4 - 19 février 2016

PAIN

Le Carême est-il un temps de mise à l’épreuve ? L’image biblique du désert est éclairante. Le temps de la traversée du désert a été pour le peuple de Dieu un temps au cours duquel il a été confronté à ses démons et à ses peurs, et surtout un temps de réception de la Parole de Dieu qui libère et remet toujours l’homme en état d’espérer et de marcher. Etre poussé au désert, c’est être mis en situation d’éprouver la force de l’Esprit de Dieu.

Eprouvant le manque, où trouverons-nous les appuis pour avancer ? S’il est vrai que Jésus a connu en tous points l’épreuve de la route humaine, à l’exception du péché, nous pouvons compter sur son Esprit pour être à notre tour confortés dans le beau combat de la liberté humaine, face aux illusions imaginaires que l’adversaire fait miroiter.

Je voudrais signaler simplement ici trois brèves leçons que peut nous inspirer le récit de Saint Luc sur les tentations de Jésus dans le désert.
Une première leçon concerne notre rapport à la nourriture (dans tous les sens du mot « nourriture », autant matérielle, qu’intellectuelle ou spirituelle). Vouloir une immédiate et impossible transformation des choses pour en jouir dans le présent, c’est dénier les médiations, en particulier celle du travail humain. Tu ne grandiras pas en humanité en déniant la médiation du travail, et, naturellement du travail avec les autres. Quelqu’un tout seul pourrait-il cultiver, et puis produire tous les jours son pain pour manger ?

La deuxième leçon, qui n’est pas d’ailleurs étrangère à la première, c’est de considérer la lenteur du temps et d’estimer la fécondité de qui prend son temps en patience. Ou alors, tu entrerais dans un imaginaire de toute puissance qui ferait fi de la création et de la belle alliance avec Dieu. Dieu nous offre le temps, tout le temps même, pour connaître sa belle patience qui respecte et aime la vie.

La troisième leçon, en phase avec les deux premières, c’est de cultiver l’écoute de la Parole, et de ne pas pervertir la loi pour la faire servir à nos besoins. Le diable est assassin de la vérité de la Parole, il la retourne pour la faire servir à ses fins de toute puissance imaginaire. Jésus ne se sert pas de la Parole de son Père, il l’écoute et en fait voir la lumière salvatrice inépuisable.

+ Benoît RIVIERE

Message de Noël de Mgr Benoît Rivière

Autun, le 22 décembre 2015

 

EVEQUE EVECHE

Message de Noël
de Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun,
aux habitants de Saône-et-Loire

Recevoir et partager la sérénité


Où faisons-nous le mieux l’expérience des joies les plus pures ? Où apprenons-nous le mieux à grandir dans le respect des autres, et à nous accueillir mutuellement sans en rester à ressasser les querelles du passé ? Je pense aux familles. C’est dans les familles que nous apprenons à aimer, à nous respecter avec nos différences, à prendre confiance en nous-mêmes, à goûter la patience du temps et le réconfort des pardons reçus et donnés. Aussi, je me tourne vers les familles qui vivent en Saône-et-Loire, de toutes tailles et de toutes origines, pour leur souhaiter du fond du coeur, et du fond du coeur de l’Eglise, un Noël de vraie sérénité !

En famille, nous apprenons à recevoir cette chose si essentielle : nous ne vivons jamais bien en nous isolant des autres, et nous perdons la joie quand nous piétinons les différences. Bref, nous apprenons le mieux dans les temps et les lieux familiaux la grâce de l’existence des frères, des soeurs et des parents plus âgés. Nous apprenons à écouter et à rire, à jouer et à travailler, à parler et à nous taire, à pleurer et à consoler, à nous reposer et à sortir au loin, à nous rendre service aux uns et aux autres, en protégeant les plus faibles... Et dans les familles où s’exprime en gestes et en paroles la foi au Dieu vivant et vrai, nous apprenons la paix de la prière familiale.

Noël est pour beaucoup un temps de retrouvailles familiales et d’échange de gestes gracieux. Je souhaite aux familles dans l’épreuve et le doute, je souhaite aux familles qui se divisent, et aux familles en paix, de risquer toujours à nouveau des pas de miséricorde, de risquer une confiance renouvelée, de risquer de se pardonner simplement les uns aux autres. Je souhaite à toute famille vivant en Saône-et-Loire de goûter une vraie sérénité, celle de la famille de Joseph, de Marie et de Jésus. Cette sérénité vient comme une surprenante et bienfaisante surprise, surtout lorsque nous osons regarder sans peur et avec amour le visage oublié de Dieu qui se laisse approcher dans le visage du frère.


Pour un pays qui ne doute pas de lui-même ni des autres


Notre pays de France est chahuté de tant de façons actuellement et nous voulons l’aimer aujourd’hui et demain. Nous l’aimerons en nous donnant davantage à l’accueil et au service du plus grand nombre ; et nous ne le défendrons pas seulement en le protégeant des peurs, mais en vivant davantage sa grâce propre de pays des droits de l’homme, de pays de la justice, et de pays éprouvé dans une histoire de sainteté et de service de l’humanité à partir de la vie et de l’exemple du Christ. Nous voulons un pays qui ne doute pas de lui-même ni des autres, ni de l’avenir, et qui innove de nouveaux chantiers pour le plus grand nombre, un pays qui ne se replie pas égoïstement sur lui-même. La foi chrétienne nous pousse à toujours repartir de l’avant, oubliant les offenses passées, reçues ou commises, appuyés sur la joie que Dieu a communiquée en premier aux humbles et aux petits.

Que ce Noël 2015, qui marque l’actualité profonde et humble de la naissance de Jésus sauveur, pauvre parmi les pauvres, apporte à tous un surcroît de sérénité !
Et que les personnes isolées ou malades, connaissent le réconfort de gestes de vraie compassion !


+ Benoît Rivière
Evêque d’Autun


A l’occasion de la fête de Noël, Monseigneur Rivière sera présent :


- Mercredi 23 décembre : de 16h à 18h, à Autun, écoute des confessions avec les prêtres à l’église Saint Jean
- Jeudi 24 décembre : à 15h au Centre Pénitentiaire à Varennes-le-Grand, messe avec les détenus
- Jeudi 24 décembre : à 21h30 à Autun à la cathédrale, veillée de Noël suivie de la messe


Jubilé de la Miséricorde

logo petit



MONSEIGNEUR RIVIERE OUVRIRA DIMANCHE 13 DECEMBRE
DEUX PORTES DE LA MISERICORDE
EN SAONE-ET-LOIRE

JUBILE MISERICORDE

Dimanche 13 décembre prochain, à la suite du Pape François, les évêques du monde entier ouvriront dans chaque diocèse une « porte de la Miséricorde », pour marquer le début du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, année « sainte » qui commence le 8 décembre 2015 et s’achèvera le 20 novembre 2016.

Deux portes seront ouvertes par Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun. Il invite les habitants de Saône-et-Loire ou les personnes de passage, à venir dimanche 13 décembre, à Autun à 10h30 devant la cathédrale, ou à Paray-le-Monial à 15h30 à la Basilique, pour l’ouverture de ces « portes de la Miséricorde ». A Autun, le rendez-vous est fixé devant le tympan de cathédrale. Après une introduction, aura lieu l’ouverture solennelle de la porte droite du tympan, celle qui n’est pas ouverte habituellement. Elle sera décorée pour cette occasion exceptionnelle. Durant la messe qui suivra, les Scouts apporteront la lumière de Bethléem, arrivée par avion en France. Les familles Scouts et les anciens Scouts sont donc tout particulièrement conviés. A Paray, l’ouverture de la porte s’effectuera dans le même esprit. La célébration commencera à l’intérieur de la basilique, avant une procession jusqu’à la porte principale de la chapelle de la Visitation, qui sera alors ouverte solennellement, avant un retour en procession jusqu’à la basilique.

Monseigneur Rivière convie aussi toutes les personnes qui le pourront, à venir, avant fin novembre 2016, faire une démarche de pèlerinage à la cathédrale d’Autun ou à la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial. Il explique que cette année de la Miséricorde est « une invitation à vivre des actes de foi très concrets: soins au plus démunis, visite aux personnes isolées ou malades, etc ». L’évêque invite à des « franchissements », de réconciliation, « avec les autres et avec Dieu ». Ce « bain jubilaire » sera effectué en lien de prière avec le Pape François et soutenu par le sacrement du pardon.

« Le dernier pape du XXe siècle, Jean-Paul II » rappelle Monseigneur Rivière, « fut témoin de l’aspiration à la miséricorde divine face aux grands périls qui menaçaient l’homme ». Ainsi, explique-t-il, « la limite au mal est cette puissance qui est le propre de Dieu, et qui consiste justement à faire miséricorde ».