Le merveilleux signe de la crèche

Editorial d'Eglise d'Autun N° 21 - 20 décembre 2019AVENT2019 5


Préparons-nous la crèche ? Et quelle transmission de foi se passe à cette occasion entre les grands-parents et les petits-enfants ? L’an dernier, une exposition de crèches anciennes a été faite à l’évêché ; cette année une grande crèche est installée dans la salle de rencontres régulières près des bureaux de travail, et une autre à l’entrée de la chapelle.

Quand je vois la crèche, je sens que je suis intérieurement convié à une joie très profonde et très simple, celle de la rencontre bouleversante entre Dieu et les hommes, celle que les humbles ont reçu en plein cœur. Nous courons vers mille et mille lieux, en pensées, en occupations, en distractions, et nos maisons, nos cœurs, risquent de devenir des frigidaires froids et insensibles à la chaleur des véritables rencontres.

Pour nous trouver les uns et les autres en état de rencontre, en état de confiance, encore faut-il que nous demeurions en un certain état de simplicité et de pauvreté. Encore faut-il que nous nous gardions en disponibilité à l’œuvre de l’Esprit-Saint. Encore faut-il que nous ne barricadions pas nos cœurs, mais que nous les laissions ouverts à l’initiative divine, toujours et partout surprenante.

Sommes-nous encore surpris devant la réalité de la foi ? Sommes-nous déplacés de nos minables petites sécurités pour nous laisser entraîner, comme les bergers, comme les mages venus de plus loin encore, vers le grand espace de la crèche, celui de l’amour incarné de Dieu. Dans cet espace, le quotidien retrouve sa véritable saveur, le boiteux commence à bondir de joie, et les déçus et les aveugles renaissent à la lumière.

+ Benoît RIVIERE