Relations avec les Musulmans

Service Diocésain pour les Relations avec les Musulmans (SDRM)

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« Je désire vraiment que le dialogue entre nous aide à construire des ponts entre tous les hommes, si bien que chacun puisse trouver dans l'autre, non un ennemi, non un concurrent, mais un frère à accueillir et à embrasser. » Pape François, Discours au corps diplomatique (22 mars 2013 – Rome)


Fraternité humaine
Journée mondaile de prière et de jeûne le jeudi 14 mai 2020

La Déclaration sur la fraternité humaine pour la paix et la coexistence commune a été signée par le pape François et le grand imam d’al-Azhar à Abu Dhabi le 4 février 2019, invitant tous les croyants à unir leurs efforts et leurs prières pour un monde plus juste et plus fraternel. Prolongeant cet évènement si particulier, le Haut Comité pour la fraternité a été créé, réunissant des membres de différentes religions, le vatican y étant représenté par Mgr Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Ce comité a pris des initiatives pour mettre en oeuvre la Déclaration d’Abu Dhabi et il nous invite aujourd’hui à nous unir face à la pandémie en exprimant notre fraternité par nos prières et par une journée de jeûne le jeudi 14 mai. Voici un extrait du communiqué:
« Le Haut Comité de la Fraternité Humaine propose le 14 mai 2020 prochain pour prier, pour observer le jeûne et invoquer Dieu en faveur de l’humanité. Le Comité appelle ainsi tous les leaders religieux et tous les hommes partout dans le monde de répondre favorablement à cet appel humain et de s’adresser à Dieu en une seule voix pour qu’Il Sauve l’humanité et l’Aide à mettre fin à cette pandémie et à lui rétablir la sécurité, la stabilité, la santé et la prospérité de façon à rendre notre monde, après la fin de cette pandémie, plus humain et plus fraternel qu’avant. »

Le communiqué est disponible intégralement sur le site du SNRM (https://relations-catholiques-musulmans.cef.fr/actualites-et-initiatives/actualites/292269-jeudi-14-mai-prions-jeunons-invoquons-dieu-faveur-de-lhumanite/)



 

Lettre aux musulmans de Saône-et-Loire
pour le mois de Ramadan 2020

Autun, le 16 avril 2020

Messieurs les présidents,

Messieurs les Imams,

Et vous tous, musulmans vivant en Saône-et-Loire

Le temps du Ramadan qui va bientôt commencer pour la communauté musulmane, sera vécu « autrement » en raison de l’épidémie qui s’est abattue sur le monde. Nous-mêmes, chrétiens, nous cherchons à vivre « autrement » le temps actuel que nous appelons le « temps pascal », qui commence avec le dimanche de Pâques et qui court jusqu’au dimanche de Pentecôte ; nous cherchons à recevoir de Dieu la grâce de la résurrection, c’est-à-dire la joie de vivre déjà réconciliés avec Lui et entre nous, sans frontières de race, ni de langue, ni de culture.

A cette occasion, nous voulons vous adresser nos vœux les meilleurs pour vous, musulmans de Saône-et-Loire, et nous pensons que ce temps « éprouvant » peut être un temps de « rapprochement fraternel » les uns vis-à-vis des autres. Si les prières publiques et les rassemblements ne sont pas permis, pour les raisons sanitaires que nous comprenons bien, la prière familiale et la prière personnelle sont partout et toujours possibles aux croyants. Elles sont comme un « déplacement » intérieur ; elles sont des retrouvailles du cœur avec Dieu et avec les frères ; elles sont l’espace large et « déconfiné » en lequel le Père et créateur de tous parle à la conscience humaine.

Aussi, nous vous exprimons notre proximité fraternelle, respectueuse et amicale : puissent les gestes de partage, les efforts intérieurs pour prier et pour nous écouter les uns les autres avec bienveillance, ouvrir à notre monde un avenir de vie.

Nous vous souhaitons un bon Ramadan, et nous vous redisons nos sentiments fraternels et amicaux.

                               

+ Benoît RIVIERE                                                             Denys BOURGUIGNAT

Evêque d’Autun-Chalon-Mâcon                                      Délégué épiscopal 

                                                                                          Service diocésain pour les relations avec les musulmans                                                                                  



Cycle de conférences 2020 - 2021

Connaître, comprendre : qui est l’autre ?

Personne n’échappe au questionnement en face de l’altérité, de la différence. Cela concerne aussi bien les modes de vie associés à des cultures que les croyances et les pratiques religieuses. L’islam n’échappe pas à notre interrogation, surtout quand sa présence nous intrigue, nous dérange, vient bousculer nos habitudes, nos manières de vivre en communauté, nos manières de prier.

Pouvons-nous nous interroger sur notre regard sur les musulmans et sur ce qui les guide ? Comment voir en l’autre non un ennemi envahisseur, mais un frère à aimer ? Sans faire d’angélisme : parmi les membres des communautés musulmanes, il y a des conquérants, mais il y a aussi tout les autres ! Une majorité qui désire vivre en paix avec leur entourage et il ne faut pas les décourager si nous voulons un vivre ensemble respectueux de chacun. De beaux gestes sont posés par des membres des communautés chrétiennes et musulmanes, et au plus haut niveau quand le pape François cosigne à Abu Dhabi il y a un an la ‘’Déclaration sur la fraternité humaine’’ avec le Grand imam d’al-Azhar. Et aussi dans notre diocèse : il existe des groupes de rencontres pour vivre un moment convivial ou pour partager ce que chacun croit.

Ce geste de rencontre doit faire signe : nous avons ensemble, chrétiens et musulmans, à construire un monde de paix et les religions ne doivent pas être instrumentalisées pour devenir un élément de pouvoir. Il y a de nombreuses rencontres et conférences de par le monde sur ce sujet. Il faut avancer sur ce chemin et encourager ceux qui s’y engagent, parfois de manière risquée. Le cardinal Jean-Louis Tauran, infatigable pèlerin du dialogue décédé en 2018, ne disait-il pas : « Le dialogue n’est pas une option, c’est une nécessité ! » Nous sommes en quelque sorte condamné à vivre ensemble, ici et dans le monde : choisissons le meilleur chemin, celui de l’Evangile, en allant vers l’autre. Le rejet, l’exclusion, le dénigrement, l’indifférence ne sont pas des solutions compatibles avec notre foi.

Pour aller dans cette voie, il faut de la bienveillance pour désarmer nos peurs et pour entrer dans une logique de connaissance mutuelle. Avec cet objectif, le Service diocésain des relations avec les musulmans (SDRM) organise un cycle de rencontres pour avancer dans la connaissance et la compréhension de la religion musulmane, intitulé

« Chemins vers Dieu dans les traditions chrétiennes et musulmanes.

Quels sont les pratiques ? Quels sont leur sens ? »

.Vous l’aurez sans doute perçu au-travers du titre : il sera souvent à deux voix, l’une catholique, l’autre musulmane pour, d’abord, resituer notre pratique chrétienne et ainsi mieux comprendre ce que nous dira l’intervenant musulman sur le même sujet. Vous aurez la parole : les sessions seront toujours articulées en conférence, ateliers, débat.

Le programme va se dérouler jusqu’en avril 2021 ; ce cycle est ouvert à tous.

MODIFICATIONS DU PROGRAMME DES SESSIONS

Après la première session "Prière communautaire, prière personnelle" des 7 et 8 février, le SDRM a dû annuler la session "Lecture de la Bible, Lecture du Coran" prévue le samedi 28 mars en raison des obligations sanitaires liées au Covid-19.
Cette  session et les suivantes prévues pour l'année 2020-2021 sont reprogrammées avec le planning suivant, sous réserve des évolutions de la situation sanitaire :

Octobre 2020 : Les grandes étapes de la vie : naissance, mariage, mort (une soirée)

Décembre 2020 : Lecture de la Bible, Lecture du Coran (une journée)

Février 2021 : Le jeûne et le pèlerinage (une soirée)

Mars ou Avril 2021 : Amour de Dieu, amour du prochain

Octobre 2021 : L'écologie - 1ère partie (une soirée)

Décembre 2021 : L'écologie - 2ème partie (une journée)


Autres ressources

Le CFRT - Jour du Seigneur propose des vidéos sur le dialogue islamo-chrétien :
Le cinquième évangile – Correspondance d’Henri Vergès d’Adrien Candiard

Site du Service national pour les relationsavec les musulmans (SNRM) de la Conférence des évêques de France:
https://relations-catholiques-musulmans.cef.fr


Les missions du SDRM

  • Informer et former sur les thèmes de l’islam et du dialogue interreligieux,
  • Mettre en réseau les personnes et organisations agissant pour la rencontre avec les musulmans, et assurer la communication dans ce domaine,
  • Accompagner les personnes, groupes, paroisses qui ont à vivre la rencontre avec les musulmans et avec l’islam dans leur quotidien ou dans leur vie familiale.
Une question, une demande, un besoin ? Contactez le service : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

L’équipe du SDRM

Le service diocésain pour les relations avec les musulmans est composé d’une équipe permanente de cinq membres nommés par l’évêque :

Bourguignat
    Denys Bourguignat, délégué épiscopal
         (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 06 33 68 32 65)



GhulamNabi

   
    Caroline Ghulam Nabi (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 06 72 06 72 48)



Laborieux




    Anne-Katrin Laborieux (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)


Samuel

    Jean-Luc Samuel, diacre (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).




Pour assurer leur mission dans ses différentes composantes, ils seront secondés par d’autres personnes expérimentées et disponibles qui interviendront ponctuellement sur des problématiques particulières.

Une question, une demande, un besoin ? Contactez le service : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Le contexte

De nombreuses rencontres se font ici et là dans le diocèse, sans bruit, avec amitié et respect pour trouver les voies d’une vie en société partageant des valeurs communes, chacun mettant en œuvre les principes fondamentaux de sa propre religion. Des formations ont été proposées ces dernières années par le diocèse, des évènements sont organisés en différents lieux (Mazille, Taizé, Autun, Mâcon, Chalon). L’objectif du SDRM est de donner davantage de lien entre ces initiatives, de leur donner de la visibilité, de les faire connaître pour pouvoir dire : « C’est possible » en vue de changer les regards et de favoriser les relations avec la communauté musulmane. Le SDRM propose également d’avancer dans la connaissance de l’islam et dans l’apprentissage du dialogue au travers des itinéraires de formations et des conférences. Sensible aux situations vécues dans certaines communautés paroissiales et dans certaines familles, le SDRM met en œuvre un accompagnement adapté de la communauté chrétienne et de ses membres dans ce chemin de la rencontre.

Pour cela, le SDRM est à l’écoute, attentif aux événements qui marquent les chrétiens dans leur rapport avec les musulmans, recueillant les échos de ce qui se vit entre chrétiens et musulmans dans les quartiers, les milieux scolaires, les associations, le monde de la santé.

Le mariage interreligieux
L’évolution de la société française élargit la diversité des rencontres possibles et le nombre de mariages entre jeunes de religions différentes est en progression. Cette situation doit être appréhendée avec sérénité dans le respect des personnes et des croyances respectives. Il n’y a pas de schéma-type et chaque couple est une histoire particulière. L’accompagnement des familles et des prêtres dans cette démarche parfois déroutante fait partie de la mission du SDRM.


Ensemble avec Marie 2018 03 24 Mosquee

Photo : Rencontre Ensemble avec Marie
Autun - Le 24 mars 2018


Pourquoi un service pour les relations avec les musulmans ?

Institué au mois d’août 2017 par Mgr Benoît Rivière, le Service diocésain pour les relations avec les musulmans (SDRM) commence sa mission dans le diocèse. Sa création répond à plusieurs attentes.

Un constat : la religion musulmane est la deuxième religion en France, et cela interroge la société et l’Eglise. Dans un diocèse où le multiculturalisme est une évidence, nous ne pouvons rester indifférents à l’évolution de la société qui nous entoure et à la présence d’autres croyants que nous devons chercher à comprendre et à estimer pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils croient. C’est une des conditions majeures pour une humanité réconciliée vivant en paix, aussi bien dans nos relations locales qu’au niveau de la planète.

Une urgence : l’évolution de la société conduit à des rencontres de plus en plus fréquentes avec les croyants musulmans, tantôt de manière sereine et constructive dans la marche courante de la vie en société, tantôt d’une manière fanatique et agressive qui fait irruption dans notre actualité, voire dans notre vie personnelle ou familiale ; toute l’Eglise est invitée à prendre part au défit de la rencontre et de l’accueil de l’autre car le rejet et l’ignorance ne conduisent qu’au repli sur soi et à la haine. Il est urgent de mettre le message évangélique en action pour une humanité réconciliée.

Une mission : il y a plus de 50 ans, les Père du Concile Vatican II ont rédigé un texte novateur et engageant, la déclaration Nostra Aetate, concernant la relation avec les autres croyances, et en particulier avec les religions croyant en un Dieu Unique (judaïsme, islam). Extrait du paragraphe concernant la religion musulmane : « Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » Le Cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, relayé par de nombreux responsables de l’Eglise, redit souvent que le dialogue avec les musulmans est une obligation pour construire une humanité en paix et un devoir pour faire connaître le message de l’Evangile qui s’adresse à tous les habitants du monde.

Depuis son élection, le pape François ne cesse de rappeler cette mission, comme dans ces mots extraits de l’encyclique La joie de l’Evangile : « Une attitude d’ouverture en vérité et dans l’amour doit caractériser le dialogue avec les croyants des religions non chrétiennes, malgré les divers obstacles et les difficultés, en particulier les fondamentalismes des deux parties. Ce dialogue interreligieux est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, et par conséquent est un devoir pour les chrétiens, comme pour les autres communautés religieuses. »

La spécificité d’un service pour les relations avec les musulmans doit être placée dans le cadre de la mission de l’Eglise catholique qui reste attentive et au contact du monde, de tous les hommes qui y vivent, quelque soit leur situation ou leur croyance. Par fidélité à cette mission et à l’Evangile, l’Eglise veut les rencontrer, là où ils vivent, là où ils prient, pour dialoguer en vue d’une meilleure connaissance et d’un meilleur respect de chacun dans sa spécificité afin de construire, ensemble, un monde plus juste et plus fraternel.

L’Eglise universelle et l’Eglise diocésaine s’organisent pour assurer cette mission pour accompagner les différentes problématiques du monde contemporain. C’est ainsi que le Service pour les relations avec les musulmans s’inscrit dans l’ensemble des moyens mis en œuvre pour des missions particulières, à l’instar du service pour les relations avec le judaïsme ou pour l’œcuménisme pour ne citer que ceux qui concernent les relations interreligieuses. Dans ce cadre, le SDRM est en relation transversale avec les services et organismes d’Eglise qui, par leurs activités, sont en contact avec la communauté musulmane (enseignement, pastorales de la santé et des migrants.



Vivre l'Avent en Famille

2 DECEMBRE

clemence       
Stéphanie

Avec son mari, Stéphanie cultive des sapins de Noël dans le Morvan. Toute l’année, ils prennent soin, entretiennent, coupent leurs sapins pour les vendre en fin d’année. Chaque année, les sapins arrivent sur les trottoirs et attendent un acheteur. C’est une grande joie pour Stéphanie de voir arriver une famille qui vient chercher son sapin de Noël. Elle imagine l’enchantement de la famille autour du sapin chatouillant le plafond du salon, tout couvert de guirlandes scintillantes, de boules multicolores, de rubans… Quel bonheur ! Elle n’oubliera pas le plaisir de chacun en parcourant sa forêt du Morvan.

 

Chaque jour, pour aller plus loin, vous pourrez trouver différentes propositions à vivre en famille, en couple ou personnellement (cliquer ici)

  • Prier pendant le temps de l'Avent
  • Méditer pendant le temps de l'Avent
  • Partager la joie de Noël avec d'autres


Conception : Isabelle Ungeschiekt - Service diocésain catéchèse-catéchuménat ; Eveil à la foi
Contact : isabelleungeschiekt@yahoo.fr
Dessins de Simon Ungeschiekt

Session Bienvenue 2020, paroles de catholiques de Saône-et-Loire






La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement

La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement
Un encouragement à « prier et aimer »

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Le 3 novembre, Monseigneur Benoît Rivière a adressé la lettre suivante aux Curés de paroisse et à l’ensemble du presbyterium, aux Diacres, aux Laïcs en Mission Ecclésiale et aux Communautés Religieuses.

Chers amis,
En ce début de novembre, marqué par la Toussaint et la prière pour tous les défunts, nous aimerions tant être touchés par la lumière réconfortante du « royaume préparé depuis la fondation du monde » ; nous aspirons à ce royaume, et nous savons y être déjà associés par la charité active.

Les événements du monde
Les événements qui ébranlent le monde, particulièrement le récent attentat meurtrier de Nice, provoquent des réactions multiples : compassion envers les victimes et leurs familles, tristesse profonde, colère, résignation, peur, haine, besoin vital de trouver des raisons nouvelles de vivre et d’espérer, soif de fraternité, goût approfondi de relations qui humanisent, soif d’être écouté et d’écouter, de collaborer avec les autres... Et il me semble normal que divers sentiments puissent parfois cohabiter en nous.
Nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé et nous n’y arrivons pas : l’assassinat d’un professeur et, quelques jours plus tard, celui de trois chrétiens dans une église, nous révoltent profondément. C’est comme si la France, dans l’ensemble de sa tradition nationale singulière, se trouvait violée à mort. En effet, il s’agit de la mort d’un enseignant, c’est-à-dire, d’un homme en relation de parole avec ses élèves, et il s’agit de priants dans leur dialogue confiant avec Dieu en un lieu justement dédié à cette liberté de parole.
Parce que la parole humaine est pour nous toujours infiniment respectable, parce que la foi d’un frère ou d’une sœur en humanité est quelque chose de sacré, nous nous sentons actuellement atteints aux tréfonds de nous-mêmes par ces crimes qui n’auraient jamais dû être commis.


Prier et aimer
Il est bon de nous réconforter les uns les autres sans excepter personne, et de recevoir des messages d’amis en ces circonstances. J’en ai reçu un certain nombre, comme vous avez dû vous-mêmes en recevoir.
Dans cette lettre, je veux essentiellement vous demander de poursuivre ce que vous faites déjà, c’est-à-dire de prier et d’aimer. Pour nous, d’ailleurs, ces deux choses s’encouragent mutuellement. Sans prière et sans amour, nous ne ferons rien de bon. La joie de la journée du 4 octobre à Taizé continuera, en particulier dans la poursuite des nombreuses relations de solidarité que nous ne voulons surtout pas voir s’arrêter dans les semaines et les mois à venir.

La Journée Mondiale des Pauvres
A ce propos, vous avez reçu (ou vous pouvez lire sur le site du diocèse) une lettre du groupe de diacres « Diaconie et Précarités » et un « psaume » écrit par des frères et des sœurs de « Pierre d’angle ». Il s’agit d’élargir toujours notre horizon à celui du monde qui souffre et qui espère. Nous tourner ensemble avec confiance vers le Seigneur Jésus, sûrs de l’actualité de sa demande que nous venions à Lui quand nous sommes accablés sous le poids du fardeau, voilà ce que je voudrais tant encourager dans notre diocèse. Et plus que jamais, je pense à ce que nos ancêtres dans la foi ont fait par un engagement inséparablement social et contemplatif.

La prière de confiance dans le Cœur de Jésus
Les paroissiens de Paray-le-Monial ont reçu ce dimanche de Toussaint, une invitation à se tourner ensemble dans un acte de foi et d’espérance vers Celui qui peut nous délivrer des fléaux. La pandémie de la Covid-19 n’est pas le seul fléau ; la perversion idéologique qui entraîne des esprits fragiles à tuer des frères et sœurs en humanité, en est une autre bien plus grave encore.
Je veux m’engager moi-même à renouveler souvent le même acte de foi et d’espérance, et je vous invite à prier et à favoriser la prière en ce sens. Je joins donc à ma lettre le contenu de la prière donnée le jour de Toussaint à Paray-le-Monial, et qui peut très bien servir à l’ensemble de notre diocèse, avec les précisions de lieux à adapter.

La vie liturgique
Je compte aussi sur vous tous et sur l’ensemble des catholiques qui vivent en Saône-et-Loire, pour respecter les mesures sanitaires qui ont été prises dans notre pays. Vous le savez, il s’agit du respect que nous nous devons les uns aux autres.
- Concernant les célébrations liturgiques, elles ne sont pas autorisées, à l’exception des funérailles (dans la limite de 30 participants), des mariages et des baptêmes (dans la limite de 6 personnes).
- Il m’apparaît toutefois indispensable que ne soient pas privés de la communion sacramentelle ceux qui voudront la recevoir. Je laisse aux curés de paroisse le discernement de ce qu’il y aura lieu de faire pour cela. L’expérience du premier confinement nous a appris qu’il était bon de permettre à des baptisés responsables de famille de venir le dimanche à l’église recevoir le pain eucharistique qu’ils emportent dans leur maison pour une célébration familiale. Les personnes seules qui se rendront à l’église pourront communier sur place, dans le cadre décidé par chaque paroisse. Par contre, je demande que les prêtres n’aillent pas célébrer la messe dans les familles, ni que les familles conservent chez elles le pain eucharistique.
- Il sera bon que les croyants sachent qu’ils peuvent venir à l’église pour un temps de prière silencieuse, voire, là où cela sera possible, pour l’adoration eucharistique, et pour recevoir l’aide spirituelle auprès d’un écoutant, ou bien le sacrement de la réconciliation auprès d’un prêtre.
- La catéchèse se poursuivra dans les établissements scolaires catholiques pour les élèves de ces établissements. Elle pourra se dérouler dans les locaux paroissiaux avec des groupes restreints, et avec les catéchistes qui le voudront. Là où ce ne sera pas possible, puisse-t-elle se faire de plus en plus à l’intérieur des familles, aidée par les paroisses et par les supports en ligne du service de la catéchèse et du catéchuménat !

Je suis persuadé que les temps actuels feront voir comme jamais la source à laquelle nous nous abreuvons, celle qui jaillit du cœur du Seigneur Jésus livrant par amour sa vie pour nous et pour la multitude. Je me confie à votre prière et vous redis ma très fraternelle communion avec vous dans l’espérance.

+ Benoît RIVIERE

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Avec foi et espérance
La prière de confiance dans le Cœur de Jésus

saint claude mosaique


Voici la prière à redire chaque jour, à midi si possible, en famille peut-être, ou dans une église ou une chapelle proche de chez vous, selon vos possibilités.

Il s’agit d’une proposition à nous engager, ce serait excellent, à vivre l’Heure Sainte demandée par Jésus, chaque jeudi soir, en union à sa prière de Gethsémani. Le texte essentiel de référence est Matthieu 11, 28-30 : « Venez à moi, vous tous… »

Héritiers directs du message du Cœur de Jésus en la cité de Paray-le-Monial,
Nous voulons, en ce temps de pandémie sévère, confier au Seigneur
Nos vies, nos familles, notre santé et nos cœurs.
Oui, Jésus, nous te redisons ensemble notre confiance,
Notre désir de vivre en communion avec ton Cœur :
Que nos découragements se transforment en espérance !
Nos colères, en prières ardentes pour nos frères et sœurs en souffrance !
Nos jugements sévères, en intercessions confiantes et fraternelles.
Nous nous engageons à croire en ton indéfectible protection.
Amen
Notre Père
Je vous salue Marie
Gloire au Père

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LE DON A LA QUETE CONTINUE !

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Quelle que soit l’évolution des conditions d’exercice du culte, le confinement dans lequel nous nous trouvons empêchera nombre d’entre nous de se rendre à des célébrations dans leur église.
Aussi, le diocèse d’AUTUN met à votre disposition ce moyen électronique pour « remplacer » votre offrande habituelle de quête si vous ne pouvez pas vous rendre à la messe.
Nous sommes si nombreux à faire ce petit don hebdomadaire qu’il représente une proportion importante des ressources de notre Eglise.
Merci d’avance de continuer dans cette fidélité