Pastorale des Personnes en situation de handicap (PPH)

La Pastorale des Personnes en situation de Handicap (PPH) prend en compte les réalités du handicap adulte.

Sa mission :

- Promouvoir la personne adulte touchée par différentes formes de handicap, dans son chemin de vie et de foi.
- Promouvoir le respect de la personne handicapée et son désir d'exister comme personne reconnue à part entière dans nos communautés chrétiennes. Dans notre diocèse, certains groupes se retrouvent pour parler de leur vie, comment vivre en chrétien, comment célébrer les grandes fêtes de l'année liturgique...
- Interpeller les Equipes d'Animation Pastorale (EAP) afin que les paroisses repèrent les personnes isolées.
- Répondre aux demandes de sacrement par des propositions pédagogiques différentes.
- Accompagner les parents dans leur questionnement et leur cheminement.

Contacts :

Françoise LUC - 03.58.19.42.39 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Laurence MITTON - 06.52.14.05.78 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une équipe diocésaine se réunit une fois par trimestre pour réfléchir aux axes à donner à cette pastorale : René AUCOURT, Georges Henri DUCHESNE, Pierre FROMAGEOT, Françoise LUC, Laurence MITTON.


En lien avec "Foi et Lumière"



Avec un handicap, passionnément vivants !

Rencontre PPH interdiocésaine du samedi 20 mai 2017



Voir le reportage de la journée

rencontrePPH 20mai2017 3

Première rencontre nationale de personnes en situations diverses de handicap

logo





Un événement à suivre jour après jour.

Le but de ces journées est de recueillir l'expérience de vie et de foi des personnes avec handicap. Contribuer à leur visibilité et à une meilleure inclusion de ces personnes dans l’Église et dans la société.
bus


Une journée pour arriver à Lourdes.
Partis de Lyon vers 8h . Direction Valence. Un deuxième bus nous rejoint. Au total 60 congressistes. Bonne ambiance après un lever tôt (5h) pour prendre le train à Mâcon et rejoindre Lyon pour 7h.
Les bus sont organisés pour recevoir des personnes avec les fauteuils électriques. Peu à peu nous faisons connaissance avec les autres personnes de Lyon ou du diocèse de Grenoble, du Jura.
Arrivée prévue à Lourdes vers 18h. En réalité nous avons pris du retard. Les chauffeurs ont gardé les pauses réglementaires, mais pour nous aussi les longs moments d'arrêt ont été bénéfiques.
Joie de nous retrouver dans nos logements. Pour nous, nous sommes à l'Accueil Notre Dame.
A demain.
salle

Mardi matin premier jour de la rencontre dans une salle comble qui manifeste sa joie avec ses casseroles.
Après les chants, place à l'intervention de Pozzo di Bogo, celui qui a inspiré le film « Intouchable ». Il ne peut être présent avec nous car il a été hospitalisé en urgence. Il nous parle depuis son fauteuil roulant en vidéo conférence. Voici quelques unes de ces convictions très applaudies.
– Nous ne sommes pas une priorité.
– Notre société a peur de nous.
– C'est par nos fragilités que l'on réforme la société.
– Nous découvrons la richesse du silence : on se retrouve soi-même, on retrouve sa conscience.
– Nous sommes de ceux qui voient bien souvent leur vie en gris ou en noir, pourtant nous avons à vivre une aventure inouïe.
– La clé de notre bonheur c'est la rencontre dans la confiance.
– Séduire les autres qui se croient intouchables pour leur faire découvrir leur fragilité.

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Vous avez dit casseroles ?
Chaque participant était invité à venir avec une casserole.
Drôle d'idée !
Si on parle des casseroles que l'on traîne, on parle beaucoup plus de ce que l'on mitonne dans nos casseroles avec nos fragilités.
Des cuistots et des mitrons animent des ateliers : les paroles de chacun sont mijotées et servies à tous.
Chacun reprend des forces pour vivre PASSIONEMENT VIVANT.


Mercredi matin avec Jean Christophe Parisot haut fonctionnaire et diacre qui témoigne de son parcours. Sa situation de handicapé tétraplégique donne de la force à ses paroles.PPH1
Les difficultés qu'il exprime sont connues des participants, ce sont les leurs. Il associe la Croix Glorieuse à ces chemins de croix. Un témoignage fort qui réveille notre foi.

La croix réconcilie le monde avec Dieu dans les souffrances. Il nous dit : avec la Croix Glorieuse que nous fêtons ce jour, nous sommes devant un échec et une victoire...
La Croix, un lit d'Amour qui irradie l'humanité.
Vous voyez que ce témoignage était dense et mérite d'être redonner avec plus de temps.
Nous vous en reparlerons.

PPH2L’après-midi ; nous sommes en groupes composés de personnes porteuses de handicap différents.
Ce moment exceptionnel nous permet de dire : c'est possible de communiquer et de s'enrichir avec nos différences.
Avec nos casseroles nous gestuons nos messages pour aller plus loin que les mots. Nous avons exprimé comment nos fragilités pouvaient nous transformer et transformer le monde autour de nous. Nous avons dit ce que nous cuisinions dans nos casseroles pour nous fortifier.




Dernière matinée avant de se quitterPPH6
Un temps de bilan et d'envoi.
Les messages des ateliers sont transmis à tous avec beaucoup de créativité.
Les évêques sont interpellés, nous leur donnons sous forme de ballon notre demande de prendre une place active dans les diocèses.
Mgr Aupetit a pris la parole en nous disant que nous ne manquions pas d'air et aussi que nous étions un cristal précieux mais fragile qui nécessite de l'attention.
Un envoi a conclu la rencontre en nous invitant a porté du goût dans nos Eglises. Aux représentants des diocèses a été remis symboliquement une livre de sel, que nous n'allons pas manquer de vous partager.



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Épilogue au retour de la rencontre de Lourdes.
Nous étions nombreux, beaucoup avec des handicaps sérieux, nous avons vécu ensemble ces trois jours. Accompagnateurs de ces personnes atteintes de troubles de la vision, de l’audition, du mental, du comportement, de tout ce qui atteint le physique.
Je n’ai pas le contact habituel avec des handicapés, mais comme nous l’avons entendu des deux intervenants du matin, c’est bien à travers les faiblesses et les fragilités que nous avons vécu dans la joie et la fraternité.
Pour moi, cette rencontre a été un apprentissage à ne pas me trouver meilleur que les faibles. Un atelier où tous ont participé, chacun à son niveau de possibilités, nous faisait bien toucher les fragilités de chacun.
Un objet qui a tenu le « fil rouge » de toute la rencontre : les casseroles, apportées par chacun. À la fois pour montrer les bonnes choses que nous pouvons cuisiner, mijoter et offrir, mais aussi les casseroles que nous traînons dans nos faiblesses.
Un appel reçu dans le spectacle du mercredi soir, que nous transformions nos casseroles en passoires, pour ne pas garder pour nous les dons de Dieu, pour ne pas les cuisiner à notre bénéfice, mais les offrir, les donner.
Un grand message relevé d’un groupe de personnes à handicaps divers : « Différents, Vivants passionnément, nous voulons prendre part ensemble à la mission d’amour que nous avons reçue. »
Pierre Fromageot.

PPH