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L'été de la Charité

Prire Mains

Editorial d'Eglise d’Autun N°13 du 10 juillet 2020

L’été de la charité

Dans un minuscule hameau de notre diocèse, en cet été curieux, patiemment depuis des années, une femme et son mari gardent leur maison ouverte. Il est vrai qu’ils ont toujours construit leur famille dans un esprit d’amitié et de service. Chaque matin et chaque soir, cette femme est aussi portière et sacristine d’un petit bijou d’église romane à deux pas de là.

Son mari est gravement malade. Et la maladie l’a rendu presque entièrement paralysé. Il continue de rester en relation, oh oui, il a du courage et il entre dans une période de son existence où il doit accepter de dépendre entièrement des soins qui lui sont prodigués. Il est à mes yeux, avec son épouse, l’un de ces « petits » de l’évangile qui savent ne pas pouvoir tenir sans l’amour donné et reçu. Et sa femme est en même temps Marthe et Marie…

Un jour, tout de go, quelqu’un a cru bon de dire à cette femme : « toi et ton mari, vous avez entendu le jour de votre mariage que vous étiez unis pour le meilleur et pour le pire ! Vous avez connu longtemps le meilleur ! et bien maintenant c’est le temps de l’expérience du pire ! » Jaillissante d’un cœur pur, dans un sourire simple et profond, la réponse de cette femme ne s’est pas faite attendre : « le pire ? Ce serait de ne plus nous aimer ! »

Quelle est belle la parole de cette femme ! Quelle est belle la charité, qui, été comme hiver, s’exerce sans bruit dans un espace familier et quotidien ! J’aime voir ici l’Eglise. Elle se développe dans ces gestes persévérants d’amour. Le reste n’est que du vent !

+ Benoît RIVIERE

Le temps, notre allié

Editorial d'Eglise d'Autun N° 12 - 26 juin 2020

graminees mainAu cours du récent conseil presbytéral, si heureux de nous retrouver dans un beau climat d’échange et de respect, un exercice en petits groupes nous a été proposé. Il fallait faire deux listes, l’une des activités qui avaient été suspendues dans notre existence pendant le « confinement », et l’autre comportant les activités qui avaient été maintenues, ou qui étaient apparues. Dans le groupe auquel je participais, nous avons été unanimes à dire que nous ne voulions pas reprendre certains rythmes d’avant le « confinement ».

La réussite de cette bonne aspiration suppose, je pense, un nouveau rapport au temps, c’est-à-dire une désappropriation de soi dans son désir d’agir vite et sans les autres. D’où vient cet impérieux et joli besoin de nous poser dans un rythme de vie plus sobre et plus régulière ? Peut-être justement de la nécessité de revoir notre rapport avec le temps. Oui, le temps n’est pas contre nous, il est notre sage « complice » dans l’accomplissement de ce qui nous est demandé.

Encore faut-il que nous demeurions dans cette paix qui opère déjà en nous une transformation : nous n’agirons plus par violence, comme si tout dépendait de nous, et que sans nous, rien ne se ferait ! Outre qu’il y aurait là une bien ridicule prétention, cette hargneuse précipitation cacherait une violence, celle d’agir comme si nous étions seuls à agir, et que le reste du monde serait seulement là comme notre faire-valoir ! « Le violent ne sort pas de soi. » Ce sont les mots d’Emmanuel LEVINAS, dans son livre intitulé « Difficile liberté ». Et c’est vrai que « le violent prend, possède… et nie par conséquent l’existence indépendante ». Poser une action sans tenir compte des autres, ou recevoir une action sans en être les collaborateurs, c’est s’abstraire du champ de la charité. Car la charité est humble ; elle suscite la communion et la collaboration effective entre les humains.

+ Benoît RIVIERE

Le coeur du peuple de France

Editorial d'Eglise d'Autun N° 11 - 12 juin 2020

Il y a quelques jours, nous faisions mémoire de l’épouse de Clovis, Sainte Clotilde, femme qui connut la joie conjugale, l’épreuve du veuvage précoce, la déchirante douleur devant l’égarement de certains de ses enfants et cette patiente prière au long des années d’enfouissement. C’est elle qui fut l’épouse chrétienne de Clovis, et dont la foi a été si profondément vécue qu’elle a entraîné la conversion libre de son époux. La prière d’ouverture de la messe de sa fête parle du don de la foi au peuple de France, et demande qu’à l’intercession de cette femme pleine de sagesse et de persévérance, le peuple de France soit sincèrement attaché au service de Dieu. Cela paraît étrange, et pourtant, n’y-a-t-il pas dans cette mémoire et cette prière un fil d’or pour les temps actuels ?

La France n’est pas une idée, ni la propriété d’un parti ou d’un mouvement, ni un spectre, ni une utopie ; elle est notre pays vivant et se transformant grâce à la flamme qui anime ses habitants. Notre peuple français est autant amoureux de liberté et de responsabilité, que du service les uns des autres, et amoureux d’une autorité juste et humble de l’Etat. Il est bigarré, multiculturel comme on dit, certes, il n’en a pas moins un cœur.
eveques juin2020
Ce 8 juin, tout récemment réunis en Assemblée Plénière par visio-conférence, les évêques de France ont tenu à se réunir le soir dans la prière du Sacré Cœur de Montmartre. Devant les immenses déchirures dans la société française de la 2e moitié du XIXe siècle, des laïcs chrétiens ont eu cette belle audace d’édifier la basilique du Sacré Cœur pour confier la France à Celui qui a été reconnu par Clovis comme « le Dieu de Clotilde ».

Les évêques ont demandé la grâce pour notre peuple de se retrouver par le meilleur de lui-même et de son histoire. En silence adorant devant le cœur miséricordieux du Christ, nous avons redit notre oui à Celui qui nous a plongés dans sa mort et sa résurrection pour que nous vivions en sa présence dans l’Amour.

Coïncidence du calendrier, cette soirée du 8 juin était aussi la veille du jour anniversaire de l’acte d’offrande de Thérèse de Lisieux à l’amour miséricordieux. Ardeur de cette offrande dont il faudrait méditer chaque élément. Qu’il nous suffise d’en dire ici les premiers mots :
« Ô mon Dieu, Trinité Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer. »

+ Benoît RIVIERE

Le programme parodien : vivre en pèlerin sur cette terre

Editorial d'Eglise d'Autun N° 9 et 10 - 31 mai 2020


La pandémie que le monde subit actuellement provoque des souffrances et des remises en question. Des festivals, des camps de jeunes, des pèlerinages, des sessions sont reportées, voire supprimées. Les sessions d’été organisées chaque année à Paray-le-Monial par la communauté de l’Emmanuel ne se dérouleront pas comme d’habitude évidemment.

Paray4 600pxJ’admire la souplesse des responsables qui adaptent en ce moment les propositions à trois niveaux :
- L’accueil des groupes ou des individuels à Paray en août et, peut-être, pour certaines animations, dès juillet.
- La proposition par internet de parcours à vivre chez soi, dans la famille ou seul pendant l’été.
- L’ouverture à des initiatives paroissiales locales de « temps forts », à vivre à échelle moins nombreuse qu’une grande session en lien avec des directs à Paray.

Paray n’est pas un endroit replié sur lui-même. Il est un lieu ouvert très largement aux chercheurs de Dieu. Et les sessions ouvrent un espace large à de nombreux chrétiens ou proches de l’Eglise, pour prier dans une grande assemblée, pour réfléchir au sens que prend leur vie concrète en plein monde, et pour éprouver la joie d’un temps familial dans lequel parents et enfants trouvent chacun leur place, et retrouvent les fondamentaux de leur engagement familial peut-être.

Nous fêtons cette année le centenaire de la canonisation de Sainte Marguerite-Marie. N’est-ce-pas une occasion de se poser les questions importantes de la vie, celles que la petite religieuse Visitandine née à Verosvres s’était elle-même posées ? Et chacun, dans cet après-confinement, ne se trouve-t-il pas confronté à de telles questions : où se trouvent les points essentiels de ma vie ? Quelles priorités j’entends donner à mes engagements maintenant ? Quelles découvertes ai-je faites touchant mon cœur profond dans sa relation avec le Christ, et avec les plus proches ?

La période dans laquelle nous entrons sera longue. Je pense que nous aurons plus que jamais à soigner la qualité des relations humaines, et la qualité de nos pensées sur les autres et sur nos dirigeants. Accepterons-nous de ne pas tout savoir ? Accepterons-nous d’être à l’écoute de ceux qui ne pensent pas comme nous ?

L’évangile est tellement actuel ; il nous met en route, et ne nous donne pas de fausses « sécurités ». Etre en pèlerinage, accueillir des pèlerins, vivre sur cette terre comme si elle ne nous appartenait pas, et donner à ceux qui viennent l’espace familial d’une maison ouverte à tous les peuples, voilà un peu le « programme » parodien !

+ Benoît RIVIERE

Le mot de l'évêque du 25 mai

Photos de fond : Copyright Emilie Fontaine pour le Diocèse d'Autun
Bénédiction de la Caravane Diocésaine - 1er décembre 2019

Le mot de l'évêque du 11 mai

Monseigneur Rivière invite au pèlerinage diocésain de Lourdes
Depuis chez nous !

Bonjour chers diocésains,

Ce lundi 11 mai, c’est le 1er jour du fameux et tant attendu « déconfinement ».
Ce 11 mai était aussi le jour où nous devions prendre les cars, pour aller en pèlerinage diocésain à Lourdes.
A partir d’aujourd’hui, les chapelains de Lourdes ouvrent les portes du sanctuaire.
Des pèlerins, en nombre réduit, ou individuellement, commence donc ce 11 mai à prier devant la grotte…à nouveau.
Quelle joie !

Je vous invite cette semaine à être unis spirituellement à la démarche du pèlerinage à Lourdes sur les pas de la Vierge Marie, depuis notre maison, comme si c’était Nazareth.
Je vous invite à rejoindre le pèlerinage diocésain confiné, mais dans l’infinie ouverture que donnent la foi et la charité.
Pour cela, concrètement, via le site internet du diocèse d’Autun, voici les rendez-vous auxquels je vous invite, qui que vous soyez.

Il y aura une conférence d’environ 20 minutes donnée chaque matin sur le site internet du diocèse d’Autun.
Le sujet portera sur la personne vivante de la Mère de Jésus, dans sa relation avec Dieu et avec nous.
Demain mardi 12 mai, le Père Grégoire Drouot, Vicaire Général, donnera la première conférence.
Mercredi et jeudi, ce sera le tour des pères Bernard Binon et Rémy Fernandes, et j’interviendrai vendredi, en m’appuyant sur une remarquable réflexion du Cardinal Coffy à des Bénédictines.

A 10 heures, chaque jour, vous êtes conviés sur ce même site à suivre l’eucharistie célébrée à Lourdes et à 15 heures 30, le chapelet à la grotte.
Je connais plusieurs personnes qui suivent le chapelet de Lourdes et qui, par KTO ou par des radios catholiques, sont ainsi reliées dans la foi au monde invisible et si essentiel des priants.

Et samedi prochain 16 mai, jour où nous devions rentrer de Lourdes, ce sera la messe chrismale à Autun.
Vous y êtes tous invités, depuis chez vous, vous le comprenez bien !
A 9 heures, je proposerai une méditation biblique et à 10 heures, je célèbrerai la messe chrismale, avec un très petit nombre de prêtres, en confinement.
Nous serons, là-aussi, réunis, grâce aux moyens modernes de communication.
La messe chrismale sera aussi retransmise sur le site internet de notre diocèse.

Nous penserons particulièrement au cours de ces temps de partage et de prière, aux personnes âgées et aux malades, aux personnes ayant un handicap, aux catéchistes et aux éducateurs de jeunes, ainsi qu’aux hospitaliers et soignants de tous bords.
Vous verrez ce que vous pouvez faire en ce sens chez vous.
Ce sera peut-être rejoindre seulement un seul de ces rendez-vous, ou plusieurs, selon votre souhait et vos possibilités.
Que la douceur de Marie, la prière des saints et des saintes connus et inconnus, la présence de vos proches, vous soient un puissant réconfort ces jours-ci !

Bonne semaine !

Bon pèlerinage !




Le mot de l'évêque du 04 mai



Oui, c’est le moment de parler de la vocation !
Par Monseigneur Benoît Rivière

Chers diocésains,

A quoi ce 1er dimanche de mai vous fait-il penser ?
Au 7ème dimanche en confinement ? Au 1er dimanche du mois de Marie ? Oui, mais pas seulement.

Avec l’Eglise entière, c’est le dimanche éclairé par la prière pour les vocations.
Circulez, diront certains ! Est-ce le moment de parler de cela ? Et si c’était aussi le moment pour penser aux vocations de manière nouvelle.
Non pas comme s’il s’agissait de dénicher quelques héros en herbe, pour qu’il y ait encore, n’est-ce pas, quelques vocations !

Le pape a écrit pour ce 1er dimanche de mai un message au titre significatif : « les paroles de la vocation. »
Il parle de la vocation de toute l’Eglise, c’est-à-dire de l’expérience du regard aimant du Christ, précisément dans les moments les plus incertains de l’aventure humaine.
L’image des disciples de Jésus dans la barque agitée par les vagues, c’est l’image de la vie humaine qui a décidé de se risquer dans une traversée sans aller-retour.
Le propre de la liberté humaine est de s’engager sans réserve et pour toujours.

Pour les baptisés que nous sommes, cette traversée n’est pas solitaire.
Elle est une traversée communautaire, dans laquelle le Christ s’est risqué le premier jusqu’au bout.
Il a pris sur lui la réalité de nos peurs, de nos ténèbres parfois, et de nos doutes.
Il s’agit alors pour chacun de nous d’entendre ce qu’il dit dans cette traversée.
Il s’agit de connaître le regard aimant du Christ.
Il s’agit de laisser du même coup s’ouvrir en nous un espace de gratitude.
La vocation est toujours reconnaissance du don de Dieu.

Il s’agit enfin de courage, courage de quitter certaines sécurités, courage de renoncer à certains programmes, courage d’avancer sans amertume, appuyé sur la présence du Christ disant aux disciples dans la barque ballotée par les vents menaçants : « confiance, n’ayez pas peur ! »

Ce 1er dimanche de mai invite donc avec Marie à renouveler concrètement notre oui à la vocation chrétienne.

Patience ! Bon courage ! et joie !



Lettre de l'évêque du 1er mai

Le 1er mai, en la fête de Saint Joseph, travailleur,
Mgr Benoît Rivière écrit une lettre aux prêtres, diacres, consacrés, LEME,
aux catholiques du diocèse d'Autun et aux amis de l'Eglise en Saône-et-Loire.

Lire la lettre

Laissez-vous attirer par ce qui est humble

Editorial d'Eglise d'Autun N° 7 et 8 - 30 avril 2020

La situation inédite et bouleversante que le monde éprouve en ce moment interroge notre conscience : Que pouvons-nous espérer ? Que penser ? Que devons-nous faire ? Quels changements radicaux devons-nous initier dans nos manières de faire, de juger et de travailler ?

Pour les croyants, Dieu n’est pas étranger à ces questions, Il en est le bienveillant partenaire. Je le crois, l’épreuve de ce temps-ci amène à mieux écouter le Christ, à mieux décider de prier dans le calme, à mieux habiter nos maisons, à mieux être en relation humble et chaste avec le prochain, et, pour le dire simplement, à aimer mieux.

J’écoutais l’autre jour, Monseigneur SEGUY retracer sur Radio Espérance le portrait de Saint-Anselme. Quel salutaire contraste entre cette mémoire stimulante de la sainteté, et le bavardage convenu et récriminant qui, lui, n’était pas confiné, hélas, sur d’autres ondes ! La mémoire de Saint Anselme, si bien évoquée par l’évêque émérite d’Autun, stimule la foi, oriente la pensée et encourage la volonté ; elle ouvre, ô combien, l’espérance des biens du Royaume de Dieu !

pere enfantJ’entends, plus souvent que d’habitude, des croyants dire à quel point la Parole de Dieu est pour eux nourriture réelle de guérison et de salut. Prier, étudier, servir, se reposer, ne sont pas seulement des activités se succédant les unes aux autres - bienheureuses activités si elles se succèdent effectivement ! - elles sont notre petite mais réelle participation à la réponse de l’Eglise quand elle entend le Christ dire aux disciples : « demeurez dans mon amour ! »

Et voici, parmi tant d’autres, deux petits « signes » de cette réponse, qui m’ont été envoyées ces dernières heures :

1- Celui d’un ancien écrivant dans une église ouverte près de chez lui ces mots d’une prière à la Sainte Vierge :
Notre Dame,
Préservez-moi des regrets inutiles, des souvenirs troublants, des angoisses du doute.
Notre Dame,
Obtenez-moi la certitude que ma vie a toujours du sens
Obtenez-moi cette confiance que le Seigneur m’attend comme un Père, pour me serrer sur son cœur et me faire entrer dans sa JOIE INFINIE.

2- Celui d’un père de famille écrivant à ses proches et amis, dont j’aurais aimé citer plus longuement son texte : « Tant de réalités s’effondrent. Et il nous appartient de construire. Maintenant. Avec tous ceux qui veulent. Sur des débris de vies bousculées, blessées parfois profondément : emploi et ressources perdus, disparition d’êtres chers à qui nous n’aurons pas pu dire au revoir, angoisses pour l’avenir, peur d’être ensemble… Nous connaissons bien ces trois sources de la violence – la prédation, la vengeance et l’idéologie – qui rôdent à travers le monde d’autant plus affermies qu’elles dorment chacune au fond de nous, attendant patiemment le bon moment pour nous dévaster par infection. »

Contre le vent aigre de la dévastation et de la colère, mendions le souffle créateur !

Je vous souhaite de recevoir bientôt, à nouveau vraiment, la grâce de Pentecôte !

+ Benoît RIVIERE

Le mot de l'évêque du 27 avril

Avec Marie, nous savons que notre vie a toujours un sens
Par Monseigneur Benoît Rivière

Bonjour,
Chaque matin, avec le vicaire général, j’écoute la Parole de Dieu.
Je me laisse enseigner par le Christ, je me laisse attirer par sa lumière, j’entre dans la prière de l’Eglise tout entière.
Je sais que beaucoup parmi vous prenez du temps quotidien pour la prière.
Il s’agit de se rendre dans le jardin intérieur où Dieu parle.
Disponible intérieurement, nous demeurons dans la présence de Dieu, des autres et de nous-même éclairés par la lumière de l’amour.
Etre ouvert à la Parole de Dieu nous éveille à la vraie vie.
Alors au fil de chaque jour, les humbles choses trouvent leur place…et nous trouvons la force d’agir et d’aimer.
Je voudrais vous partager ce simple témoignage d’un diocésain âgé.
Il y a quelques jours, profitant de son heure de sortie, il est entré dans une église près de chez lui et a recopié sur un cahier une prière à la mère de Jésus.
En vous souhaitant une bonne semaine, je lis pour vous quelques mots de cette prière :
Notre Dame,
Préservez-moi des regrets inutiles, des souvenirs troublants, des angoisses du doute.
Notre Dame,
Obtenez-moi la certitude que ma vie a toujours du sens
Obtenez-moi cette confiance que le Seigneur m’attend comme un Père, pour me serrer sur son cœur et me faire entrer dans sa JOIE INFINIE.
Oui, chers diocésains, que cette joie soit votre vraie nourriture !

Le mot de l'évêque du 20 avril



Bonjour à chacun et à chacune,

C’est Pâques !
C’est aussi la fatigue chez beaucoup d’entre nous…
Nous aurions tant aimé partir en vacances…
Et c’est toujours le confinement !
Je vous souhaite de tout mon cœur la Paix du Christ Ressuscité !
Qu’elle console et guérisse les corps et les âmes !
Qu’elle soit la lumière des relations à l’intérieur et à l’extérieur des maisons !

Oui, en vérité, avec les croyants du monde entier, je veux seulement unir ma voix à celle des apôtres : le Christ est ressuscité !
Il a détruit les portes de la mort !
Il a chassé les ténèbres puissantes !
Il vient donner la vie à ceux qui étaient assis dans les ombres mortelles !

« Vous exultez d’une joie inexprimable ! »
L’apôtre Pierre ose dire cela, même s’il faut que nous soyons encore affligés, pour un peu de temps, par toutes sortes d’épreuves.

Les épreuves sont là, terriblement douloureuses !
Epreuves de l’isolement,
Epreuves de la perte d’êtres chers,
Epreuves de l’inquiétude touchant l’avenir,
Epreuves des relations humaines difficiles,
Epreuves de la maladie.

Un peu comme la lumière se fraie un chemin à travers une persienne entre-ouverte,
Le Christ, infiniment humble, se fraie un chemin dans nos vies éprouvées.
Il donne vie à ceux qu’il touche.
Il donne paix à ceux qu’il aime.
Il donne espérance à ceux qu’il console.
Bonne semaine !
A bientôt !


Message de Pâques et méditations pour la Semaine Sainte