"Tous frères !" La prochaine encyclique du Pape François

Editorial d'Eglise d'Autun N°15 du 18 septembre 2020
"Tous frères !" La prochaine encyclique du Pape François
15 COUVERTURE
Samedi 3 octobre prochain, le pape sera dans la ville de Saint François, à Assise, où il signera pour l’humanité entière une lettre importante intitulée : « tous frères ! »

J’attends cette lettre avec un profond désir, surtout dans le contexte actuel d’un monde aspirant à mieux vivre dans le respect les uns des autres et le respect de la nature, et qui souffre de tant de malheurs provoqués par l’égoïsme et la haine. J’attends cette lettre qui parlera au cœur de tout homme, j’en suis sûr, et qui éveillera dans le monde, je l’espère, un profond amour de Dieu notre Père. Sans cet amour, la fraternité ne serait qu’une idée.

Il se trouve aussi que cette encyclique, la troisième du pape François, après Lumen Fidei et Laudato Si, nous arrivera en même temps que notre grande rencontre à Taizé le jour de la fête de Saint François d’Assise. Quelle coïncidence éclairante ! Nous voulons continuer la marche fraternelle de l’Eglise locale qui est en Saône-et-Loire, nous laisser interpeller par la parole des plus petits, et par le cri de notre terre qui n’en peut plus. Et voici que le pape envoie au monde entier, non pas un message parmi d’autres, non pas une loi, non pas un reproche, non pas une plainte, mais une parole d’évangile, qui donne vraiment l’espérance : « vous n’avez qu’un seul Père et vous êtes tous frères ! »

C’est dans la réception joyeuse de cette prochaine encyclique, et en nous replongeant dans celle de l’équilibre écologique de notre monde, que nous voulons entrer dans cette grande rencontre du 4 octobre à Taizé, avec les plus jeunes qui seront confirmés, et avec les adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne.

Quelle joie d’être bientôt confortés et encouragés grâce au baptême des dix adultes plongeant avec le Christ dans la vie filiale envers Dieu et fraternelle entre tous, à la confirmation qui met dans nos cœurs l’amour dont nous pouvons vivre et que nous pouvons communiquer, et à l’Eucharistie qui réalise le corps que nous formons en nous introduisant dans la louange du Fils unique à Son Père, et qui s’est fait notre nourriture pour la route.

La route serait impraticable sans Marie, Mère du Christ, notre mère, mère de compassion et de miséricorde. Nous la fêtions récemment au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse, comme celle qui compatit intensément à la souffrance rédemptrice de son Fils pour notre avenir de salut.

+ Benoît RIVIERE