Se préparer au mariage, une joie pour toute l'Eglise !

Editorial - Eglise d'Autun N° 5 - 10 mars 2017


CELEBRATION
Le service de la Pastorale familiale publie un petit guide à l’usage des équipes de préparation au mariage. Ce document se situe dans la ligne de l’exhortation apostolique du pape François sur la joie de l’amour.

Il est un lieu où la joie se communique, lorsque des personnes sont en train de regarder devant elles pour s’aimer toujours. Ceux qui reçoivent et écoutent, ceux qui conseillent et accompagnent, ceux qui communiquent le trésor de la foi chrétienne, ceux-là savent que les rencontres avec les fiancés et les couples qui se préparent à la célébration du mariage sont un lieu où la joie se communique. Et la joie grandit en se communiquant.

Le pape François nous a livré récemment un lumineux témoignage de la confiance chrétienne dans l’amour humain et dans le chemin de la vie familiale. Il nous livre une espérance toujours nouvelle à faire voir et à servir, celle qui est contenue en vérité et en promesse dans l’évangile : le Christ nous a aimé et s’est livré pour nous ! Il ouvre toujours à ceux qui l’écoutent et se prêtent à marcher avec lui, une joie que personne ne pourra jamais leur ravir ! Il est, lui le Christ, le secret du bel amour auquel tout homme et toute femme aspire du plus profond de son être.

Je remercie le service de la Pastorale familiale d’encourager les équipes de préparation au mariage, et je souhaite que ce guide qui est publié ces jours-ci soit utile à ceux et celles qui donneront généreusement de leur temps pour aider le cheminement des fiancés et des jeunes foyers.

+ Benoît RIVIERE

Soutien aux étudiants d'Irak, soutien mutuel dans la prière

ETUDIANTS IRAK2Editorial - Eglise d'Autun N° 4 - 24 février 2017


Il est toujours très beau de voir l’espérance et la charité mises en lumière dans l’humble travail des éducateurs et des enseignants. Faire vivre une école, un patronage, une aumônerie, une université... c’est croire dans la valeur infinie d’un seul être humain, et c’est aimer ceux et celles qui commencent leur existence, ou qui sont à l’aube de l’âge adulte.

Je demande aux diocésains de Saône et Loire, en ce temps de Carême, de prendre en considération tout particulièrement la nécessité de venir en aide, par la prière et par l’offrande matérielle, aux étudiants en Irak. Avec mes frères évêques de France, nous pensons important de permettre aux étudiants irakiens provenant de la région de Mossoul et qui sont réfugiés à Kirkouk pour leurs études, de poursuivre leur formation universitaire grâce à notre aide. En 2015-2016, plus de 400 jeunes ont pu le faire grâce à 1.140.000 euros récoltés.

L’évêque de Kirkouk avec qui nous sommes en relation, Mgr Youssif Thomas Mirkis, a mis en œuvre un programme pour loger, nourrir, soigner et équiper les étudiants de Kirkouk, afin de permettre un avenir à ce pays tant éprouvé. Il dit lui-même « qu’aider les futurs cadres à poursuivre leurs études en Irak est essentiel pour reconstruire le pays ». L’appel que nous lançons a donc pour but de fournir cette année, le logement, la nourriture et la connexion internet à une promotion de 668 étudiants pour un budget total de 2.000.000 euros.

Concrètement, chacun peut faire un don en ligne en cochant la case : « L’Eglise de France soutient les étudiants en Irak », ou encore envoyer un don à l’ordre de « Œuvre d’Orient – Etudiant Irak », à l’Œuvre d’Orient, 20 rue du Regard – 75006 PARIS.

Je pense encore à l’invitation qui nous est faite en ce début de Carême à nous convertir, à reconnaître avec gratitude toute personne humaine, depuis sa conception jusqu’au terme de sa vie ; je pense à l’aide que nous pouvons apporter réellement à certaines personnes, et à cette aide spirituelle si simple et belle qui consiste à nous réunir à quelques-uns autour de la table de la Parole de Dieu méditée et partagée. Quel rapport avec le soutien concret aux étudiants d’Irak ? Sans un retournement intérieur et communautaire vers l’évangile, tôt ou tard, c’est la charité fraternelle qui s’éteindra. Sans le temps de la prière personnelle et communautaire à l’écoute de l’évangile, c’est le découragement, le cynisme et la haine qui vaincront. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la conversion à Dieu et aux plus humbles. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la charité fraternelle qui écoute l’évangile à plusieurs, et le don concret de notre argent et de notre temps pour des plus démunis.

Portons-nous mutuellement dans le diocèse à vivre dans ce Carême comme un nouveau commencement !

+ Benoît RIVIERE

Un jour nouveau se lève

Editorial - Eglise d'Autun N° 3 - 10 février 2017


En écrivant ce matin pour les lecteurs d’Eglise d’Autun, j’ai devant les yeux du cœur trois images. La première image provient de la lecture que je suis en train de faire du livre d’entretien de Benoît XVI avec le journaliste Peter Seewald, la seconde concerne l’impression si douce des vignes et des maisons de Mercurey avec les foules heureuses qui marchaient pendant la grande Saint Vincent ; et la troisième image est celle du visage de frères prêtres âgés fidèles à la prière et à l’étude.

Quelle chose simple et belle que ce pape émérite, âgé, qui prépare chaque semaine l’homélie du dimanche qu’il donnera pour quatre ou cinq personnes dans la chapelle de la maison où il est actuellement retiré pour vivre la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre ! Le journaliste est surpris devant ce travail de rédaction, appuyé sur une réflexion sérieuse du sens du texte biblique, pour un si petit nombre de personnes. Et Benoît XVI lui dit : « qu’ils soient trois, vingt ou mille, il faut que la Parole de Dieu soit toujours présente pour les hommes. »
vigne
Les villages et les vignes décorés si soigneusement pour que soient heureux les invités à la fête, c’est pour le bourguignon néophyte que je suis, quelque chose de saisissant. L’image des foules heureuses et bienveillantes pérégrinant dans ces lieux habillés d’un air printanier avant l’heure, c’est un appel intérieur à aimer le ciel que Dieu prépare pour toute l’humanité, sans excepter personne. La Sagesse de Dieu prépare, nous dit l’Ecriture Sainte, un banquet de noces pour ceux qui n’ont pas de quoi payer : venez, leur dit-elle, la table est prête pour vous ! Nous sommes bien plus proches les uns des autres que nous ne l’imaginons. Il existe entre les hommes bien plus de solidarité qu’on ne le dit, et la fête est cet espace qui ouvre la fenêtre des cœurs sur cette fondamentale communion entre tous.

Je vois avec bonheur quelques frères prêtres âgés, et en qui je devine la source toujours vive de l’appel à être prêtre et à servir l’évangile pour chacun. Comme ces visages sont beaux ! Et je relisais à ce propos ce que le pape Benoît XVI avait dit à des personnes âgées visitées par lui en 2012 : « la prière des personnes âgées peut protéger le monde, en l’aidant peut-être de manière plus incisive que l’agitation de nombreuses personnes. »
Amis d’Eglise d’Autun, vous êtes sûrement quelques-uns à vous reconnaître dans cette vocation du grand âge : vocation à préparer pour le monde et pour soi-même la rencontre la plus belle qui soit, celle du visage de Dieu. Vous êtes, chacun et chacune de vous, essentiels à la marche de l’Eglise actuellement dans le monde. Vous portez par votre fidélité et votre joie, bien plus que vous ne pensez : le bien de l’Eglise et la paix du monde.

+ Benoît RIVIERE

L'accueil des convertis

Editorial - Eglise d'Autun N° 2 - 27 janvier 2017


croix maison dioUn colloque vient de se tenir à l’université catholique de Lyon les 16 et 17 janvier sur l’accueil des convertis au christianisme en Europe. Plutôt qu’un résumé difficile à faire, je voudrais évoquer brièvement avec les lecteurs d’Eglise d’Autun le point de vue de saint Augustin, toujours d’actualité, ainsi que l’étrangeté heureuse de la foi chrétienne dont les convertis sont en quelque sorte des « signes ».

Dans son « de catechizandis rudibus », qui est un traité pour des catéchistes, l’évêque d’Hippone essaie de donner l’essentiel de ce qu’il est important de faire quand on se trouve en situation d’accueillir des « convertis » dans l’Eglise. « La sympathie de l’auditeur, écrit saint Augustin, « dépend de la sympathie qu’il trouve en nous....Que l’amour soit donc le principe auquel se rattache tous tes discours ; dans toutes tes instructions, fais en sorte que l’auditeur croie ce qu’il écoute, espère ce qu’il croit, et aime ce qu’il espère. » La sympathie fraternelle n’est pas simplement une condition humaine nécessaire à la rencontre avec des convertis, c’est le principe d’interprétation et le terme lumineux de toute l’Ecriture Sainte. Toute interprétation de l’Ecriture qui ne partirait pas de la charité et ne conduirait pas à la charité serait illusoire.

Et l’Eglise est vraiment pour Augustin le lieu par excellence de la charité qui actualise l’incarnation du Christ. Dans le bain de la charité fraternelle, Dieu fait naître à la joie de disciple. Et ce que le catéchiste baigné lui-même dans la joie du Christ peut « transmettre », n’est jamais que ce qu’il entend être déjà prononcé dans le cœur même des catéchumènes.

La foi chrétienne serait-elle devenue aujourd’hui tellement « étrange » qu’elle ne trouverait plus d’écho dans la réalité du monde actuel ? Non, mais si j’ose dire, la foi est toujours « étrange », aujourd’hui comme hier. Ce qui a changé, certainement, entre hier et aujourd’hui, c’est la représentation que l’homme se fait de lui-même. L’homme moderne se pense beaucoup (trop !) en terme de matière vivante avec ses processus de développement et de mort, ou en terme de projet à atteindre pour être « bon » et « performant ». Les convertis nous arrivent d’on ne sait où, pauvres souvent, comme des passerelles entre deux mondes. Ils nous disent inséparablement leur « distance » avec un monde sécularisé, et leur immense liberté personnelle les conduisant à demander de devenir ce qui paraît bien étrange : un témoin du Dieu vivant et vrai manifesté dans le Christ Jésus.

+ Benoît RIVIERE

Vous avez dit "Sacerdotal" ?

Editorial - Eglise d'Autun N° 1 - 13 janvier 2017EVEQUE5


Le mot « sacerdoce » renvoie dans le langage courant à l’état de quelqu’un qui est entièrement voué à une cause. On dira ainsi de l’exercice de la médecine chez certains médecins qu’il est pour eux un véritable « sacerdoce ».

Dans le langage de l’Eglise, ce mot nous fait bien sûr penser à Jésus, à son « sacerdoce » à lui, qui nous met en relation paisible et réconciliée avec Dieu lui-même. Le sacerdoce de Jésus est de nous unir à Dieu.

J’ai trouvé ces jours-ci, dans les beaux bouquets de vœux reçus à l’évêché, celui-ci, provenant d’une communauté religieuse très liée au diocèse, la communauté des sœurs auxiliaires du sacerdoce : « Remise au Père avec confiance et livrée sans défense aux frères, passionnée par la vie du monde, appelée à devenir un bon pain sur la table de ce monde, la vie de chaque baptisé est sacerdotale. » C’est non seulement très beau, mais c’est aussi parlant et compréhensible. Chaque baptisé, dans l’unité vitale qui l’unit au seul prêtre Jésus-Christ, est plongé dans une existence dont la vocation est d’être une existence sacerdotale, tournée inconditionnellement vers Dieu et les frères. Merci mes chères sœurs de nous donner à entendre la profondeur et la simplicité de notre vocation baptismale, commune dans l’Eglise, et que le « ministère » sacerdotal veut seulement nourrir, servir et fortifier !

En ce début d’année, nous pouvons prier pour tous les baptisés, et pour ceux qui se préparent à servir un jour comme diacres et prêtres. Nous prions ensemble pour que le monde croie en Dieu et en Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ.

+ Benoît RIVIERE

Que serait une bonne année ?

Editorial - Eglise d'Autun N° 21 - 23 décembre 2016


Celle où la paix viendrait enfin au Moyen Orient ? Celle où serait élu un président de la République entraînant la France dans un bon chemin ? Celle où le synode diocésain d’Autun donnerait du courage et de la joie à beaucoup ? Celle qui verrait baisser le niveau du chômage et augmenter les revenus des plus pauvres ? Celle qui verrait grandir l’espérance dans les cœurs ?

Chacun peut poursuivre la série des attentes et des désirs. Une petite voix me souffle à l’intérieur qu’une bonne année serait celle où mes frères et mes sœurs en humanité, tous sans exception, entreraient durablement dans la joie de Dieu. Pas seulement la joie du bien-être, pas seulement la joie d’une bonne conscience, mais encore et surtout celle de Jésus lui-même.

Et quelle est cette joie ? « Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur ! » Telle est l’espérance, telle est la joie de Jésus ! Il y a quelque chose que l’homme ne pourra jamais se donner à lui-même, même donner à ses semblables, et que Dieu donne à ceux qui s’ouvrent à sa grâce, c’est de se tenir en sa présence dans l’amour. C’est de connaître la joie de la présence, c’est de demeurer dans l’amour... jusqu’au creux de la nuit et des épreuves. C’est d’être éclairé par la lumière qui brille sur la face du Christ, et sur la face du plus petit d’entre les hommes, la face des plus pauvres en qui nous le trouvons, lui le Seigneur, sans aucun doute.

C’est cela que je souhaite de tout cœur aux amis d’Eglise d’Autun qui ouvrent cette petite revue en ce temps de Noël. Elle est le signe humble et vrai de la marche du diocèse sur cette terre, elle est aussi un lien régulier de la fraternité heureuse qui nous unit. Oui, bonne année, matin après matin, soir après soir, à chacun et chacune de vous, dans le réconfort de la foi. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous l’avons cru ! »

+Benoît RIVIERE

Alep : qui dira qu’il ne savait pas ?

Paris, le 14 décembre 2016

DÉCLARATION DU CONSEIL PERMANENT de la conférence des Evêques de France

Alep : qui dira qu’il ne savait pas ?

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France exprime sa très vive inquiétude face à la situation que connait la population d’Alep aujourd’hui ; une situation que connaissent d’autres villes ou pays depuis des mois ou des années.

Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d’indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine. Les personnes sont écrasées sous les bombes, poussées à l’exode, exécutées. Aujourd’hui, elles manquent de tout : la situation humanitaire est terrible.

Avec le pape François, la Conférence des évêques de France appelle « à s’engager de toutes ses forces pour la protection des civils... c’est une obligation impérative et urgente ! ».

Par ailleurs, cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée. Pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Ile-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres.

À l’approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains.


Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise,
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Bienfaisante attente de la venue du Seigneur

Editorial - Eglise d'Autun N° 20 - 9 décembre 2016

« C’est le moment ! » Ainsi parle l’apôtre Paul à un endroit de sa lettre aux Romains (13,11).
A vrai dire, c’est toujours le moment de mener notre vie dans le calme, c’est toujours le moment de l’obéissance joyeuse aux indications de l’Esprit de Dieu. C’est toujours le moment de prendre « les armes de la lumière », et de nous conduire honnêtement.

Avec les collégiens et les lycéens de notre diocèse qui se préparent au baptême et à l’eucharistie, et avec leurs parents, le 1er dimanche de l’Avent après-midi, j’ai été heureux de franchir l’entrée en Avent. Oui, c’est le moment ! C’est le moment de se laisser surprendre par la force de la Foi, c’est le moment de marcher au rythme de l’Esprit-Saint, c’est le moment de quitter des vieilles habitudes ! C’est le moment de nous faire confiance les uns et les autres, c’est le moment de prier, de converser fraternellement, de travailler soigneusement et de méditer la vie du Christ !

Le matin de ce même jour, avec les chrétiens de Palinges, j’ai goutté la joie de l’Eglise avec les familles et les enfants de la catéchèse, et avec une jeune néophyte adulte recevant la confirmation et l’eucharistie. Nous nous étions retrouvés une demi-heure avant la célébration, pendant que la chorale de Vitry répétait les chants avec enthousiasme. Le curé de la paroisse avait préparé un petit support pour favoriser un échange avec les parents des enfants. C’était simple et encourageant. C’est tellement plus simple en effet d’être vecteurs de joie plutôt que de découragement ! La foi n’est-elle pas le fait des âmes d’enfants ? C’est courageux mais tellement plus simple d’aimer chaque jour et de pardonner.

La grâce de Dieu en ce temps n’est-elle pas grâce de dialogue, de salut et de joie qui demeure ? Elle éclaire et elle réchauffe, elle purifie et mène au chemin de la vie.

+ Benoît RIVIERE

L'assemblée des évêques à Lourdes

EVEQUES LOURDES 2016Les évêques français se sont réunis pendant 6 jours à Lourdes. Ils ont accueilli, comme de coutume, quelques évêques d’autres pays en signe de la communion universelle de l’Eglise. Cette réunion de l’assemblée des évêques en France a lieu deux fois par an. Elle est surtout une manifestation discrète, mais bien réelle de notre bonheur d’être chrétien et de notre bonheur de communier à la responsabilité confiée par le Christ aux apôtres : porter la joie de l’Evangile dans le monde entier. Cette présence chrétienne dans la société française actuelle ainsi que l’exercice de notre responsabilité d’évêques dans la marche de l’Eglise, voilà ce qui nous réunit et nous stimule au cours de ces journées à Lourdes.

Nous nous rendons à Lourdes avec en mémoire tant de visages si divers, tant de beaux dialogues dont nous avons été témoins... Et aussi avec les interrogations que tout un chacun connaît : Est-ce que notre pays va se retrouver au meilleur de lui-même au cours des futures campagnes électorales, et au lendemain des élections présidentielles et législatives de 2017 ? Quels jeunes rencontrons-nous et entendons-nous qui veulent généreusement suivre l’appel de Dieu dans leur vie ? Quels sont les évolutions récentes dans les conditions de vie sociale en monde rural, et quels sont les vrais besoins de l’Evangile pour ceux et celles qui vivent dans les régions rurales ? La même question se pose aussi en ce qui concerne le monde populaire urbain. Quels effets bénéfiques observons-nous dans la diffusion de la lettre du pape sur la joie de l’amour ?

Nous avons écouté en particulier deux invités : Monsieur Philippe PORTIER qui est intervenu sur le thème de la religion et de la politique en France aujourd’hui, le Cardinal TAURAN quant à lui nous a partagé son regard sur l’Islam actuel. Nous avons prié et porté dans un acte de jeûne la souffrance des victimes des actes de pédophilie. Nous avons poursuivi le travail de prévention et de lutte contre la pédophilie.

Voilà les sujets principaux que nous avons abordés pendant cette Assemblée Plénière des évêques à Lourdes. Nous avons été chacun et tous ensemble réconfortés par la force de la prière et les actions de tant et tant d’hommes et de femmes de bonne volonté dans notre pays et dans le monde. J’ai eu la joie, dès mon retour le jeudi 10 novembre, à la maison diocésaine de partager et de débattre avec des prêtres, des diacres et des laïcs en mission ecclésiales sur cette toute récente assemblée plénière.

+ Benoît RIVIERE