Interviews

Le nouvel élan missionnaire de l’Eglise
Monseigneur Rivière évoque l’anniversaire du texte conciliaire « Ad Gentes »


A l’invitation de l’association « Foi et Culture », Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, a donné le 8 mars 2016 à l’évêché une conférence sur le thème « un nouvel élan missionnaire, comment ouvrir une porte à la foi dans un monde qui bouge ? » il a développé cet élan en évoquant« Ad Gentes », l’un des grands textes du Concile Vatican II sur ce sujet, 50 ans après sa promulgation.


Comment décririez-vous ce nouvel élan missionnaire donné par le Concile Vatican II ?
Nos schémas de pensée sont souvent ceux d’une économie de marché, mais l’Eglise n’est pas une entreprise ordinaire qui chercherait à gagner des parts de marché, en augmentant le nombre de paroisses dans le monde. Les Pères du Concile ont voulu se dire à eux-mêmes et à ceux qui les entendraient que la joie de l’expérience chrétienne pousse toujours au loin pour servir les autres avec l’élan qui est celui de Jésus lui-même. Cet élan n’impose rien. Il est comme la diffusion d’amour qui sauve vraiment de la mort. C’est une expérience approfondie de la foi qui pousse à l’annoncer par sympathie avec tous les hommes.

50 ans après, cet élan est-il toujours d’actualité ?
Oui, bien sûr. Je dirai qu’il y a un double élan. Un élan intérieur à l’Eglise qui s’est manifesté par le renouveau de la prière, par des initiatives communautaires à grande échelle, par l’appel de nombreux laïcs à se former davantage. Et un élan très beau pour que l’Evangile, dans les cultures variées de la terre, ne soit pas plaqué mais inculturé. De jeunes Eglises très vivantes ont pu se déployer grâce au Concile, comme en Corée du sud, et dans des pays d’Afrique ou d’Amérique du sud.

Le pape François parle pour l’Eglise d’un « état permanent de mission ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Le Pape parle souvent d’une Eglise qui se risque en campagne et sort continuellement parce qu’Elle est saisie par l’amour. Elle se rend accessible pour guérir, panser les plaies visibles et invisibles de tant de nos frères humains. Il la voit comme un hôpital de campagne qui va en priorité vers les grands blessés de la vie.


Propos recueillis par Anne Jacquemot



Session des prêtres - Paray le Monial - Octobre 2015

Durant la session de formation à Paray, 170 prêtres heureux de vivre ensemble la charité pastorale

« Ce que je retiendrai de cette session, c’est ce trésor de l’Amour de Dieu vers ce monde, porté par des hommes conscients de leur fragilité ».
C’est ainsi que le Père André Guimet résume trois jours d’intense travail au côté de ses frères prêtres.

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Rencontre des Evêques de la Province

Le 17 septembre dernier, les Evêques et les Vicaires Généraux de la Province Bourgogne se sont retrouvés à Autun.

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Notre évêque au 16e Championnat de France Cycliste du clergé


Notre évêque, un prêtre et une religieuse au 16e Championnat de France Cycliste du clergé
Ils seront trois participants de Saône-et-Loire au 16e Championnat de France cycliste du clergé le week-end du 1er mai à Nogent-le-Rotrou : notre évêque, monseigneur Benoît Rivière, le Père Eric Reboul, curé à Marcigny et Sœur Marie-Pierre Guillermo, religieuse à Macon.

Le championnat cycliste du clergé, championnat officiel inscrit au calendrier de la Fédération Française de Cyclisme, rassemble depuis l’an 2000 des prêtres, des séminaristes, des diacres, des religieux et religieuses, tous amateurs de cyclisme. Ce rendez-vous annuel tourne dans les diocèses de France, il a eu lieu en Saône-et-Loire en 2011, coordonné par le Père Eric Reboul, actuellement curé à Marcigny, qui participe aussi cette année. Ils seront au total trois participants de Saône-et-Loire, avec Sœur Marie-Pierre Guillermo, religieuse des Sœurs de Jésus Serviteur à Mâcon. Ces sportifs de Dieu courront sous les couleurs de la Bourgogne ; leurs maillots ont été offerts par le comité de Bourgogne de cyclisme.

Pour assurer l’organisation de chacune des éditions, un club cycliste local s’associe à une paroisse, sous l’égide d’une association « Le Clergé sportif ». L’objectif est d’entretenir la fraternité et la condition physique des évêques, prêtres, diacres, séminaristes et consacrés. C’est un moment d’amitié et de convivialité interdiocésaine autour d’un défi sportif. Ces champions courent « pour de vrai », mais savent que la véritable course est celle qui, à la suite du Christ, fait courir sur les chemins de Dieu avec les hommes comme frères d’humanité. Le choix de l’itinéraire laisse cette année toute sa place à la découverte de la belle nature du Perche, une attention particulière à la beauté de la création.


Au programme de « La Clergeronne 2015 », une boucle de 52 kms le jeudi 30 avril, étape en ligne à Margon, et le vendredi 1er mai, un contre la montre individuel sur un parcours de 11 kms à Authon-du-Perche, suivi de la messe à l’église Saint André, présidée par l’Evêque de Chartres, Monseigneur Michel Pansard. Monseigneur Rivière a prévu de participer aux deux courses. Sa pratique sportive ordinaire est la course à pied ; il s’entraine à Autun régulièrement.