Les abbayes du diocèse d'Autun

Tournustournus

A Tournus, le monastère construit sur le tombeau de St. Valérien, reprend une nouvelle vie grâce aux moines de Noirmoutier chassés de leur île par l'avance des Normands.
Sous la conduite de leur Abbé Geilon, après beaucoup de péripéties, ils arrivent à Tournus en 875. Ils apportent avec eux le corps de leur fondateur, St. Philibert.
Au 11e siècle, ils construisent la magnifique abbatiale, à l'architecture si originale. Par la suite, l'abbaye est transformée en chapitre de chanoines et, à la Révolution, elle est abandonnée et partiellement démolie.
Il en reste actuellement le chauffoir, la salle capitulaire et une partie du cloître. Elle est aujourd'hui église paroissiale.

Cluny

clunyL'abbaye la plus célèbre est celle de Cluny, qui fut le phare de la chrétienté et rayonna sur toute l'Europe pendant plu­sieurs siècles.
Fondée par le moine Bernon, sur un terrain donné par Guillaume le Pieux, Duc d'Aquitaine, en 909, elle a bénéficié d'une succession tout à fait exceptionnelle de grands abbés : 
Odon (927-944),
Mayeul (948-994),
Odilon (994-1049),
Hugues (1049-1109),
Pierre le Vénérable (1122-1156).
Elle est soumise directe­ment au Saint-Siège, et donc indépen­dante des pouvoirs laïcs. Elle peut se consacrer à apprendre aux hommes à prier sur de la beauté (St. Odon), à être apôtre de la paix dans ce monde livré à la brutalité des seigneurs (surtout St. Odilon), à se ruiner plusieurs fois pour venir en aide aux pauvres, à travailler à l'unité de l'Eglise et de l'Europe (St. Hugues), à chercher à mieux connaître juifs et musulmans (St. Pierre le Vénérable).
 
Le clocher de l'Eau bénite, seul reste de la grande église de Cluny

« Vraiment, à Cluny, j'ai vu bien des Pauls et des Antoines. Si ces moines n'habitent pas la solitude, ils imitent pourtant les œuvres des solitaires et même ils les égalent. Quand je me pris à considérer leur observance, la charité de leur affection mutuelle et la convenance de ces usages monastiques, je songeai aussitôt à la primitive Eglise, cette famille dont saint Luc nous a dit : " La multitude des fidèles n'avait qu'un cœur et qu'une âme, et tout leur était commun " ».          (St. Pierre Damien, en visite à Cluny),

malayIl ne reste malheureusement qu'un bras du transept surmonté du clocher dit de l'Eau bénite, de la grande église édi­fiée par St. Hugues, qui était la plus gran­de du monde jusqu'à la construction de la nouvelle basilique St. Pierre de Rome. Elle a été pillée et démolie à la suite de la Révolution. Mais tant de nos églises de campagne sont l'œuvre des moines de Cluny.


L'église clunisienne de Malay




CîteauxRimant

L'ancien diocèse de Chalon a abrité la fondation par St. Robert, en 1098, de l'abbaye de Cîteaux. Elle est aujourd'hui au diocèse de Dijon. Sa première « fille », l'abbaye de La Ferté, aujourd'hui détruite, a mul­tiplié un réseau de « granges », à l'origine de beaucoup de nos villages.
Chapelle cistercienne St Pierre de Rimant


Les autres abbayesvenière

S'il n'y a plus, aujourd'hui, dans le diocèse d'abbaye d'hommes, les monastères féminins sont vivants et accueillants,
qu'il s'agisse de l'ab­baye bénédictine de Vénière,
des carmélites de Mazille,
des clarisses et des dominicaines de Paray,
des bénédictines de la Compassion de Savigny-sur-Grosne,
des Sœurs de Bethléem du Val St. Benoît.
Chapelle du monastère de Venière