Débat fin de vie

À compter du 20 janvier, le Sénat examine une proposition de loi relative à « l’aide à mourir ». Ce texte, qui pourrait être adopté à la fin du mois de janvier, engage profondément notre société sur la manière dont elle accompagne les personnes les plus fragiles jusqu’au terme de leur vie.

Dans ce contexte, la Conférence des évêques de France (CEF) souhaite contribuer au débat public en rappelant l’importance du respect inconditionnel de toute vie humaine et en soulignant le rôle essentiel des soins palliatifs, seuls capables de soulager la souffrance tout en accompagnant la personne jusqu’au bout.

Afin de permettre à chacun de se saisir de ce débat, la CEF a réalisé plusieurs visuels invitant les citoyens à interpeller leurs parlementaires.
Ces supports sont mis à disposition et pourront être téléchargés librement depuis notre site.

Par ailleurs, le conseil permanent de la CEF a publié une tribune, intitulée « On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort », dans laquelle il est rappelé que :

  • La dignité de toute personne humaine est inhérente à son humanité et ne dépend ni de son état de santé, ni de son autonomie, ni de son utilité sociale.
  • Derrière une demande de mort s’exprime souvent un appel à être soulagé et accompagné, car même dans ces situations, c’est fréquemment le désir de vivre qui se dit.
  • L’accès aux soins palliatifs demeure très inégal en France, alors même qu’ils constituent la réponse la plus juste à la souffrance et à la fin de vie.
  • La légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté bouleverserait le pacte de confiance entre les soignants, les patients, leurs proches et la société tout entière.

Cette tribune appelle les responsables politiques à mesurer la portée humaine, éthique et sociale de leurs décisions, et à faire le choix d’une société qui accompagne la fragilité plutôt que de proposer la mort comme solution.

La tribune complète est disponible en téléchargement ci-dessous :

Tribune sur la fin de vie

Sans esprit de confrontation, l’Église invite chacun à s’informer, à réfléchir et, s’il le souhaite, à faire entendre sa voix auprès de ses élus.
Dans ce débat sensible, il s’agit avant tout de redire collectivement qu’aucune vie n’est inutile, et que le véritable enjeu demeure l’accès effectif, pour tous, à des soins palliatifs de qualité.

Télécharger les visuels