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Bienheureux Carlo acutis

Editorial d'Eglise d'Autun N°17 du 16 octobre 2020
Bienheureux Carlo acutis
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Nous sommes émerveillés et encouragés, à juste titre, par le formidable exemple de Saint François d’Assise et de sa longue existence irradiée par la grâce. Nous le sommes aussi par un jeune garçon à peine connu, et dont l’intercession porte déjà des fruits admirables de guérisons et de conversions.

Dans l’église édifiée à Assise, sur le lieu exact où Saint François se dépouilla de ses vêtements pour épouser dame pauvreté avec la protection de l’Eglise, repose le corps intact de Carlo Acutis, né le 3 mai 1991 et mort des suites d’une leucémie foudroyante le 12 octobre 2006.

Je trouve lumineux et simple les mots de sa mère, au début peu « pratiquante », au sujet de son fils Carlo : « déjà petit garçon, il était différent des autres. En même temps, il vivait comme ceux de son âge. C’était un garçon très spécial. Il mettait Jésus au cœur de sa vie. »

De Carlo, béatifié ce dimanche 9 octobre, je voudrais souligner sa liberté intérieure, son cœur universel, et son amour de l’Eucharistie et de la Vierge Marie. Certes, il était un surdoué de l’informatique, jouait au foot, aimait les animaux et les voyages. Mais là ne réside pas le secret de sa flamme, constamment allumée : il a employé ses talents au service du Christ et de l’Eglise. Il a voulu communiquer la foi de l’Eglise avec les moyens d’aujourd’hui.

Ce qu’il a vécu intensivement pendant son enfance et son adolescence, c’est d’être disponible aux autres, jusqu’aux plus différents de lui, en leur manifestant un amour communicatif qui vient de l’Esprit-Saint. « Le bonheur, disait-il souvent, c’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même. » Et aussi : « plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus. Etre toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie. » Et pour y aller, sans peur de s’égarer, l’Eucharistie quotidienne a été pour lui, disait-il, « l’autoroute qui mène au ciel. »

On connaît sa profonde liberté intérieure, et son dégoût pour les idées toutes faites ainsi que les modes. « Nous sommes tous nés comme des originaux », aimait-il répéter bien avant le pape François, « mais beaucoup d’entre nous meurent comme des photocopies. » Quoi de plus appelant que de vivre activement sous le regard paternel de Dieu qui encourage et donne d’aimer.

Bienheureux Carlo, tu nous fais retrouver le chemin du véritable dépouillement et du véritable bonheur, celui d’être sans cesse mû par l’Esprit Saint donateur de vie. Intercède pour les jeunes et pour tous !

+ Benoît RIVIERE

Eduquer, enseigner, catéchiser et évangéliser en période incertaine

Editorial d'Eglise d'Autun N°16 du 2 octobre 2020
Eduquer, enseigner, catéchiser et évangéliser en période incertaine

POUR SITE RENTREE CATECHISME 2020

Cette période inquiète, interroge, elle peut aussi décourager et paniquer. Ce temps où nous sommes voit toujours et heureusement des enfants naître au monde, des adultes demander à être conduits dans la lumière du baptême, des jeunes se lancer dans un engagement envers des personnes plus vulnérables…

Mais il ne suffit pas de chanter que la vie est là et qu’elle nous entraine vers le bien ! Encore faut-il l’estimer hautement, la développer et lui faire confiance ! Qui éduque ? Qui catéchise ? Qui évangélise ? Toute vie naissante provoque, je crois, un élan d’espérance. La mère à qui son enfant demande « j’étais où avant d’être dans ton ventre ? », est convoquée à se poser déjà pour elle-même cette question.

Qui m’apprendra à connaître ce Dieu qui m’a aimé dès le commencement, et comment vais-je l’aimer et le connaître davantage, en aimant mon enfant ? Si l’Eglise n’était plus vitalement le lieu de la nouvelle naissance, si elle ne s’éprouvait plus comme « bonne complice » du Saint-Esprit et chargée d’amour pour le monde qui attend de voir le salut, alors il n’y aurait plus d’espace ouvert pour entendre la question de l’enfant.

Je n’éduquerai jamais seul, je n’enseignerai jamais seul, je ne catéchiserai ni n’évangéliserai jamais seul. J’ai apprécié il y a quelques jours, lors de la rencontre des nouveaux enseignants en école catholique, que ces hommes et ces femmes aux parcours si variés avaient tous reçu lors de la rentrée, au-delà de leurs attentes, l’aide efficace de leurs collègues de travail. Loin des sottes rivalités et des peureux isolements, ils découvraient heureusement l’école catholique comme une communauté éducative bien concrète.

L’annonce principale qui fait vivre les chrétiens, concerne Jésus comme premier né des vivants, et sauveur de tout homme. En Lui, Jésus, se trouvent la vie et la libération de nos peurs. Cette annonce est l’âme de la catéchèse, du témoignage, et elle est la flamme de l’éducation.

+ Benoît RIVIERE

"Tous frères !" La prochaine encyclique du Pape François

Editorial d'Eglise d'Autun N°15 du 18 septembre 2020
"Tous frères !" La prochaine encyclique du Pape François
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Samedi 3 octobre prochain, le pape sera dans la ville de Saint François, à Assise, où il signera pour l’humanité entière une lettre importante intitulée : « tous frères ! »

J’attends cette lettre avec un profond désir, surtout dans le contexte actuel d’un monde aspirant à mieux vivre dans le respect les uns des autres et le respect de la nature, et qui souffre de tant de malheurs provoqués par l’égoïsme et la haine. J’attends cette lettre qui parlera au cœur de tout homme, j’en suis sûr, et qui éveillera dans le monde, je l’espère, un profond amour de Dieu notre Père. Sans cet amour, la fraternité ne serait qu’une idée.

Il se trouve aussi que cette encyclique, la troisième du pape François, après Lumen Fidei et Laudato Si, nous arrivera en même temps que notre grande rencontre à Taizé le jour de la fête de Saint François d’Assise. Quelle coïncidence éclairante ! Nous voulons continuer la marche fraternelle de l’Eglise locale qui est en Saône-et-Loire, nous laisser interpeller par la parole des plus petits, et par le cri de notre terre qui n’en peut plus. Et voici que le pape envoie au monde entier, non pas un message parmi d’autres, non pas une loi, non pas un reproche, non pas une plainte, mais une parole d’évangile, qui donne vraiment l’espérance : « vous n’avez qu’un seul Père et vous êtes tous frères ! »

C’est dans la réception joyeuse de cette prochaine encyclique, et en nous replongeant dans celle de l’équilibre écologique de notre monde, que nous voulons entrer dans cette grande rencontre du 4 octobre à Taizé, avec les plus jeunes qui seront confirmés, et avec les adultes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne.

Quelle joie d’être bientôt confortés et encouragés grâce au baptême des dix adultes plongeant avec le Christ dans la vie filiale envers Dieu et fraternelle entre tous, à la confirmation qui met dans nos cœurs l’amour dont nous pouvons vivre et que nous pouvons communiquer, et à l’Eucharistie qui réalise le corps que nous formons en nous introduisant dans la louange du Fils unique à Son Père, et qui s’est fait notre nourriture pour la route.

La route serait impraticable sans Marie, Mère du Christ, notre mère, mère de compassion et de miséricorde. Nous la fêtions récemment au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse, comme celle qui compatit intensément à la souffrance rédemptrice de son Fils pour notre avenir de salut.

+ Benoît RIVIERE

Vers la vie, hors des repliements !

Editorial d'Eglise d'Autun N°14 du 4 septembre 2020
Vers la vie, hors des repliements !

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Dans quel état d’esprit commençons-nous ce mois de septembre ? Plutôt que de parler de « rentrée », je préfère entendre personnellement la parole du Seigneur, adressée à son ami Lazare, « patron » du diocèse : « Lazare, sors ! (littéralement : « ici dehors »). Et les vacances m’ont préparé à ce cri de résurrection, cri de l’ami divin à l’humanité éprouvée profondément par les maladies de l’âme et du corps. Ce cri divin me ramène ici sur la terre des vivants.

Le Christ pleure nos malheurs davantage encore que nous-mêmes. Il est saisi au fond de lui-même par ce qui donne la mort et provoque l’isolement mortifère. Et il veut confier à l’Eglise de délier par les actes et par la parole ceux qui étaient entrés dans le glacial abîme du tombeau. Ce mois de septembre commence donc avec la mémoire festive de saint Lazare, et il nous donne aussi de relire le temps des vacances écoulées. Ai-je goûté l’importance du silence paisible et de l’écoute des autres ? Quelle libération s’est opérée, « presque sans moi » pour reprendre une expression de François de Sales, dans ma vie et celle des autres ? Quels visages ont été porteurs d’espérance ?

Ai-je entendu à nouveau, de façon plus profonde et plus simple encore qu’auparavant, que j’étais appelé avec des frères et sœurs dans la Foi, pour recevoir et pour partager la grâce pascale ?

Parmi les nombreux signes lumineux vus personnellement dans le mois d’août écoulé, je retiens celui-ci. C’est en chemin, sur les beaux causses du Lot, vers le sanctuaire marial de Rocamadour, il fait chaud et les pèlerins marchent depuis plusieurs heures déjà. C’est le deuxième jour, et une petite fille de 7 ans, souriante et spontanée, reçoit d’un adulte dans sa main une poignée de mûres savoureuses (qu’elle « adore » !). Surprise ! Quand je me retourne, elle était en train de tendre sa main à chaque pèlerin de son groupe pour lui offrir une mûre ! Elle n’en a pas gardé pour elle. C’était simple, pas calculé, c’était un geste de vraie charité et qui m’a fait signe !

En invitant les chrétiens de Saône-et-Loire à entourer à Taizé, le 4 octobre prochain, ceux qui seront baptisés et confirmés, en vous invitant tous, lecteurs de la revue diocésaine, à réserver ce dimanche de la Saint François d’Assise pour venir participer à la rencontre diocésaine qui a lieu tous les 5 ans, je vous souhaite de commencer cette « rentrée », ou de la poursuivre », dans l’esprit de cette jeune pèlerine joyeuse de marcher en Eglise et en aimant partager. Nous avons tellement soif de recevoir des plus petits et de partager la joie et les questions que nous portons.

Bonne « résurrection » et bonne préparation de ce grand temps familial du 4 octobre à Taizé !

+ Benoît RIVIERE

L'été de la Charité

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Editorial d'Eglise d’Autun N°13 du 10 juillet 2020

L’été de la charité

Dans un minuscule hameau de notre diocèse, en cet été curieux, patiemment depuis des années, une femme et son mari gardent leur maison ouverte. Il est vrai qu’ils ont toujours construit leur famille dans un esprit d’amitié et de service. Chaque matin et chaque soir, cette femme est aussi portière et sacristine d’un petit bijou d’église romane à deux pas de là.

Son mari est gravement malade. Et la maladie l’a rendu presque entièrement paralysé. Il continue de rester en relation, oh oui, il a du courage et il entre dans une période de son existence où il doit accepter de dépendre entièrement des soins qui lui sont prodigués. Il est à mes yeux, avec son épouse, l’un de ces « petits » de l’évangile qui savent ne pas pouvoir tenir sans l’amour donné et reçu. Et sa femme est en même temps Marthe et Marie…

Un jour, tout de go, quelqu’un a cru bon de dire à cette femme : « toi et ton mari, vous avez entendu le jour de votre mariage que vous étiez unis pour le meilleur et pour le pire ! Vous avez connu longtemps le meilleur ! et bien maintenant c’est le temps de l’expérience du pire ! » Jaillissante d’un cœur pur, dans un sourire simple et profond, la réponse de cette femme ne s’est pas faite attendre : « le pire ? Ce serait de ne plus nous aimer ! »

Quelle est belle la parole de cette femme ! Quelle est belle la charité, qui, été comme hiver, s’exerce sans bruit dans un espace familier et quotidien ! J’aime voir ici l’Eglise. Elle se développe dans ces gestes persévérants d’amour. Le reste n’est que du vent !

+ Benoît RIVIERE

Le temps, notre allié

Editorial d'Eglise d'Autun N° 12 - 26 juin 2020

graminees mainAu cours du récent conseil presbytéral, si heureux de nous retrouver dans un beau climat d’échange et de respect, un exercice en petits groupes nous a été proposé. Il fallait faire deux listes, l’une des activités qui avaient été suspendues dans notre existence pendant le « confinement », et l’autre comportant les activités qui avaient été maintenues, ou qui étaient apparues. Dans le groupe auquel je participais, nous avons été unanimes à dire que nous ne voulions pas reprendre certains rythmes d’avant le « confinement ».

La réussite de cette bonne aspiration suppose, je pense, un nouveau rapport au temps, c’est-à-dire une désappropriation de soi dans son désir d’agir vite et sans les autres. D’où vient cet impérieux et joli besoin de nous poser dans un rythme de vie plus sobre et plus régulière ? Peut-être justement de la nécessité de revoir notre rapport avec le temps. Oui, le temps n’est pas contre nous, il est notre sage « complice » dans l’accomplissement de ce qui nous est demandé.

Encore faut-il que nous demeurions dans cette paix qui opère déjà en nous une transformation : nous n’agirons plus par violence, comme si tout dépendait de nous, et que sans nous, rien ne se ferait ! Outre qu’il y aurait là une bien ridicule prétention, cette hargneuse précipitation cacherait une violence, celle d’agir comme si nous étions seuls à agir, et que le reste du monde serait seulement là comme notre faire-valoir ! « Le violent ne sort pas de soi. » Ce sont les mots d’Emmanuel LEVINAS, dans son livre intitulé « Difficile liberté ». Et c’est vrai que « le violent prend, possède… et nie par conséquent l’existence indépendante ». Poser une action sans tenir compte des autres, ou recevoir une action sans en être les collaborateurs, c’est s’abstraire du champ de la charité. Car la charité est humble ; elle suscite la communion et la collaboration effective entre les humains.

+ Benoît RIVIERE

Le coeur du peuple de France

Editorial d'Eglise d'Autun N° 11 - 12 juin 2020

Il y a quelques jours, nous faisions mémoire de l’épouse de Clovis, Sainte Clotilde, femme qui connut la joie conjugale, l’épreuve du veuvage précoce, la déchirante douleur devant l’égarement de certains de ses enfants et cette patiente prière au long des années d’enfouissement. C’est elle qui fut l’épouse chrétienne de Clovis, et dont la foi a été si profondément vécue qu’elle a entraîné la conversion libre de son époux. La prière d’ouverture de la messe de sa fête parle du don de la foi au peuple de France, et demande qu’à l’intercession de cette femme pleine de sagesse et de persévérance, le peuple de France soit sincèrement attaché au service de Dieu. Cela paraît étrange, et pourtant, n’y-a-t-il pas dans cette mémoire et cette prière un fil d’or pour les temps actuels ?

La France n’est pas une idée, ni la propriété d’un parti ou d’un mouvement, ni un spectre, ni une utopie ; elle est notre pays vivant et se transformant grâce à la flamme qui anime ses habitants. Notre peuple français est autant amoureux de liberté et de responsabilité, que du service les uns des autres, et amoureux d’une autorité juste et humble de l’Etat. Il est bigarré, multiculturel comme on dit, certes, il n’en a pas moins un cœur.
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Ce 8 juin, tout récemment réunis en Assemblée Plénière par visio-conférence, les évêques de France ont tenu à se réunir le soir dans la prière du Sacré Cœur de Montmartre. Devant les immenses déchirures dans la société française de la 2e moitié du XIXe siècle, des laïcs chrétiens ont eu cette belle audace d’édifier la basilique du Sacré Cœur pour confier la France à Celui qui a été reconnu par Clovis comme « le Dieu de Clotilde ».

Les évêques ont demandé la grâce pour notre peuple de se retrouver par le meilleur de lui-même et de son histoire. En silence adorant devant le cœur miséricordieux du Christ, nous avons redit notre oui à Celui qui nous a plongés dans sa mort et sa résurrection pour que nous vivions en sa présence dans l’Amour.

Coïncidence du calendrier, cette soirée du 8 juin était aussi la veille du jour anniversaire de l’acte d’offrande de Thérèse de Lisieux à l’amour miséricordieux. Ardeur de cette offrande dont il faudrait méditer chaque élément. Qu’il nous suffise d’en dire ici les premiers mots :
« Ô mon Dieu, Trinité Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer. »

+ Benoît RIVIERE

Le programme parodien : vivre en pèlerin sur cette terre

Editorial d'Eglise d'Autun N° 9 et 10 - 31 mai 2020


La pandémie que le monde subit actuellement provoque des souffrances et des remises en question. Des festivals, des camps de jeunes, des pèlerinages, des sessions sont reportées, voire supprimées. Les sessions d’été organisées chaque année à Paray-le-Monial par la communauté de l’Emmanuel ne se dérouleront pas comme d’habitude évidemment.

Paray4 600pxJ’admire la souplesse des responsables qui adaptent en ce moment les propositions à trois niveaux :
- L’accueil des groupes ou des individuels à Paray en août et, peut-être, pour certaines animations, dès juillet.
- La proposition par internet de parcours à vivre chez soi, dans la famille ou seul pendant l’été.
- L’ouverture à des initiatives paroissiales locales de « temps forts », à vivre à échelle moins nombreuse qu’une grande session en lien avec des directs à Paray.

Paray n’est pas un endroit replié sur lui-même. Il est un lieu ouvert très largement aux chercheurs de Dieu. Et les sessions ouvrent un espace large à de nombreux chrétiens ou proches de l’Eglise, pour prier dans une grande assemblée, pour réfléchir au sens que prend leur vie concrète en plein monde, et pour éprouver la joie d’un temps familial dans lequel parents et enfants trouvent chacun leur place, et retrouvent les fondamentaux de leur engagement familial peut-être.

Nous fêtons cette année le centenaire de la canonisation de Sainte Marguerite-Marie. N’est-ce-pas une occasion de se poser les questions importantes de la vie, celles que la petite religieuse Visitandine née à Verosvres s’était elle-même posées ? Et chacun, dans cet après-confinement, ne se trouve-t-il pas confronté à de telles questions : où se trouvent les points essentiels de ma vie ? Quelles priorités j’entends donner à mes engagements maintenant ? Quelles découvertes ai-je faites touchant mon cœur profond dans sa relation avec le Christ, et avec les plus proches ?

La période dans laquelle nous entrons sera longue. Je pense que nous aurons plus que jamais à soigner la qualité des relations humaines, et la qualité de nos pensées sur les autres et sur nos dirigeants. Accepterons-nous de ne pas tout savoir ? Accepterons-nous d’être à l’écoute de ceux qui ne pensent pas comme nous ?

L’évangile est tellement actuel ; il nous met en route, et ne nous donne pas de fausses « sécurités ». Etre en pèlerinage, accueillir des pèlerins, vivre sur cette terre comme si elle ne nous appartenait pas, et donner à ceux qui viennent l’espace familial d’une maison ouverte à tous les peuples, voilà un peu le « programme » parodien !

+ Benoît RIVIERE

Le mot de l'évêque du 25 mai

Photos de fond : Copyright Emilie Fontaine pour le Diocèse d'Autun
Bénédiction de la Caravane Diocésaine - 1er décembre 2019

Le mot de l'évêque du 11 mai

Monseigneur Rivière invite au pèlerinage diocésain de Lourdes
Depuis chez nous !

Bonjour chers diocésains,

Ce lundi 11 mai, c’est le 1er jour du fameux et tant attendu « déconfinement ».
Ce 11 mai était aussi le jour où nous devions prendre les cars, pour aller en pèlerinage diocésain à Lourdes.
A partir d’aujourd’hui, les chapelains de Lourdes ouvrent les portes du sanctuaire.
Des pèlerins, en nombre réduit, ou individuellement, commence donc ce 11 mai à prier devant la grotte…à nouveau.
Quelle joie !

Je vous invite cette semaine à être unis spirituellement à la démarche du pèlerinage à Lourdes sur les pas de la Vierge Marie, depuis notre maison, comme si c’était Nazareth.
Je vous invite à rejoindre le pèlerinage diocésain confiné, mais dans l’infinie ouverture que donnent la foi et la charité.
Pour cela, concrètement, via le site internet du diocèse d’Autun, voici les rendez-vous auxquels je vous invite, qui que vous soyez.

Il y aura une conférence d’environ 20 minutes donnée chaque matin sur le site internet du diocèse d’Autun.
Le sujet portera sur la personne vivante de la Mère de Jésus, dans sa relation avec Dieu et avec nous.
Demain mardi 12 mai, le Père Grégoire Drouot, Vicaire Général, donnera la première conférence.
Mercredi et jeudi, ce sera le tour des pères Bernard Binon et Rémy Fernandes, et j’interviendrai vendredi, en m’appuyant sur une remarquable réflexion du Cardinal Coffy à des Bénédictines.

A 10 heures, chaque jour, vous êtes conviés sur ce même site à suivre l’eucharistie célébrée à Lourdes et à 15 heures 30, le chapelet à la grotte.
Je connais plusieurs personnes qui suivent le chapelet de Lourdes et qui, par KTO ou par des radios catholiques, sont ainsi reliées dans la foi au monde invisible et si essentiel des priants.

Et samedi prochain 16 mai, jour où nous devions rentrer de Lourdes, ce sera la messe chrismale à Autun.
Vous y êtes tous invités, depuis chez vous, vous le comprenez bien !
A 9 heures, je proposerai une méditation biblique et à 10 heures, je célèbrerai la messe chrismale, avec un très petit nombre de prêtres, en confinement.
Nous serons, là-aussi, réunis, grâce aux moyens modernes de communication.
La messe chrismale sera aussi retransmise sur le site internet de notre diocèse.

Nous penserons particulièrement au cours de ces temps de partage et de prière, aux personnes âgées et aux malades, aux personnes ayant un handicap, aux catéchistes et aux éducateurs de jeunes, ainsi qu’aux hospitaliers et soignants de tous bords.
Vous verrez ce que vous pouvez faire en ce sens chez vous.
Ce sera peut-être rejoindre seulement un seul de ces rendez-vous, ou plusieurs, selon votre souhait et vos possibilités.
Que la douceur de Marie, la prière des saints et des saintes connus et inconnus, la présence de vos proches, vous soient un puissant réconfort ces jours-ci !

Bonne semaine !

Bon pèlerinage !




Le mot de l'évêque du 04 mai



Oui, c’est le moment de parler de la vocation !
Par Monseigneur Benoît Rivière

Chers diocésains,

A quoi ce 1er dimanche de mai vous fait-il penser ?
Au 7ème dimanche en confinement ? Au 1er dimanche du mois de Marie ? Oui, mais pas seulement.

Avec l’Eglise entière, c’est le dimanche éclairé par la prière pour les vocations.
Circulez, diront certains ! Est-ce le moment de parler de cela ? Et si c’était aussi le moment pour penser aux vocations de manière nouvelle.
Non pas comme s’il s’agissait de dénicher quelques héros en herbe, pour qu’il y ait encore, n’est-ce pas, quelques vocations !

Le pape a écrit pour ce 1er dimanche de mai un message au titre significatif : « les paroles de la vocation. »
Il parle de la vocation de toute l’Eglise, c’est-à-dire de l’expérience du regard aimant du Christ, précisément dans les moments les plus incertains de l’aventure humaine.
L’image des disciples de Jésus dans la barque agitée par les vagues, c’est l’image de la vie humaine qui a décidé de se risquer dans une traversée sans aller-retour.
Le propre de la liberté humaine est de s’engager sans réserve et pour toujours.

Pour les baptisés que nous sommes, cette traversée n’est pas solitaire.
Elle est une traversée communautaire, dans laquelle le Christ s’est risqué le premier jusqu’au bout.
Il a pris sur lui la réalité de nos peurs, de nos ténèbres parfois, et de nos doutes.
Il s’agit alors pour chacun de nous d’entendre ce qu’il dit dans cette traversée.
Il s’agit de connaître le regard aimant du Christ.
Il s’agit de laisser du même coup s’ouvrir en nous un espace de gratitude.
La vocation est toujours reconnaissance du don de Dieu.

Il s’agit enfin de courage, courage de quitter certaines sécurités, courage de renoncer à certains programmes, courage d’avancer sans amertume, appuyé sur la présence du Christ disant aux disciples dans la barque ballotée par les vents menaçants : « confiance, n’ayez pas peur ! »

Ce 1er dimanche de mai invite donc avec Marie à renouveler concrètement notre oui à la vocation chrétienne.

Patience ! Bon courage ! et joie !



Lettre de l'évêque du 1er mai

Le 1er mai, en la fête de Saint Joseph, travailleur,
Mgr Benoît Rivière écrit une lettre aux prêtres, diacres, consacrés, LEME,
aux catholiques du diocèse d'Autun et aux amis de l'Eglise en Saône-et-Loire.

Lire la lettre