Mercredi des cendres, 2021

Durant quarante jours, les chrétiens se préparent à la fête de Pâques en écoutant la Parole de Dieu avec plus d’attention, en priant plus souvent et en partageant davantage.
L’Eglise célèbre l’entrée en Carême le mercredi des cendres. Au cours de la célébration, le prêtre trace une croix sur le front des fidèles avec de la cendre en disant : « Convertissez-vous, croyez à l’Evangile. » C’est ainsi que débute le chemin qui conduit à Pâques, fête où nous célébrons Jésus Christ ressuscité. Le geste des cendres est un geste pénitentiel. La cendre nous rappelle notre fragilité. En recevant les cendres, nous reconnaissons que nous sommes pécheurs.

Prier en ce mercredi des cendres

Introduire la prière en allumant une bougie et faire le signe de la croix
Pour entrer dans ce temps de carême, nous vous invitons à prendre du temps pour Dieu et chanter ensemble : 



Prendre du temps pour Dieu
Tout simplement pour l’accueillir
S’assoir au pied de Dieu
Ecouter sa parole

Aujourd’hui, voici quarante jours pour donner plus de place à Dieu, aux autres, à nous-même, à la prière et au partage. Tournés vers Dieu, nous sommes invités à laisser sa Parole nous travailler.

Parole de Dieu : Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 6, 1-6. 16-18

Ecoutons Dieu qui nous parle, que sa Parole pénètre notre intelligence, reste sur nos lèvres et dans notre cœur

(Nous sommes invités à nous signer - c’est-à-dire tracer un petit signe de croix - sur le front, sur les lèvres, sur le cœur)
Jésus disait à ses disciples :
Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.
Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.
Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.
Silence


Nous vous invitons à partager ensemble sur ce passage.
Que pensons-nous de ces paroles, de cette manière d’agir ?
Que dit Jésus ?
Nous arrive-t-il de faire quelque chose dans le secret, sans le faire remarquer à tout le monde ?
Pendant ce temps de carême, que pouvons-nous faire pour se tourner un peu plus vers Dieu et vers les autres ?


(Voir, quelques idées, sur : « Vivre le carême en famille, en couple ; jeune, adulte ; baptises, catéchumène » Cliquer ici)

Prière
Seigneur, tu me connais
Tu connais chacun de nous
Tu sais ce que je fais
Tu connais mes paroles
Avec toi, je grandis chaque jour.

Seigneur, je sais que tu es là.
Tu m’aimes et tu m’attends.
Je t’ouvre mon cœur
Remplis-le du désir te connaître
de t’écouter, de te parler
de partager avec les autres.
Merci Seigneur d’être présent.

Que ce carême nous aide à nous débarrasser de notre superflu pour nous ouvrir à Dieu et aux autres au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

Pour aller plus loin…

Jeûner avec le Christ
Quelqu’un dira peut-être : « Mais puisque notre Seigneur et Rédempteur a choisi le mode de vivre le plus parfait, ne devons-nous pas le suivre, en toute justice ? » Oui, certes, il nous a donné l’exemple pour que nous marchions sur ses traces. Plus nous lui ressemblerons et plus nous serons saints. Cependant, nous ne pouvons pas le suivre dans tout ce qu’il a fait extérieurement. Par exemple, il a jeûné quarante jours et quarante nuits. Notre faiblesse ne s’y prête pas. Ainsi en est-il d’une quantité d’autres actions, qu’il a accomplies non pour que nous les imitions corporellement mais pour que nous nous y conformions spirituellement.
Ainsi donc il importe de bien nous rendre compte de ce que nous pouvons imiter raisonnablement et avec prudence. Ce que le Christ aime par-dessus tout dans ses imitateurs, c’est qu’ils s’appliquent d’abord à l’amour de Dieu et du prochain. Voilà pourquoi il a dit : « tout le monde connaîtra que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres » (Jn13,35). C’est pour cette raison qu’on doit préférer et regarder comme meilleure l’œuvre raisonnable et spirituelle et non l’acte qui est purement extérieur. Cela ne veut pas dire cependant qu’on ne doive, quand l’occasion se présente, prouver son amour intérieur par des œuvres. Le Christ a jeûné pendant quarante jours. Voulez-vous être ses imitateurs ? Abstenez-vous spirituellement de tous les vices, et jeûnez, corporellement, autant que vous le pourrez.
In « Les Institutions divines » Jean Tauler (+1361), dominicain


Extrait du Message du Pape François pour le Carême 2020
Il est salutaire de contempler plus profondément le Mystère pascal, grâce auquel la miséricorde de Dieu nous a été donnée. L’expérience de la miséricorde, en effet, n’est possible que dans un ‘‘face à face’’ avec le Seigneur crucifié et ressuscité « qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Un dialogue cœur à cœur, d’ami à ami. C’est pourquoi la prière est si importante en ce temps de Carême. Avant d’être un devoir, elle exprime le besoin de correspondre à l’amour de Dieu qui nous précède et nous soutient toujours. En effet, le chrétien prie tout en ayant conscience d’être aimé malgré son indignité. La prière peut prendre différentes formes, mais ce qui compte vraiment aux yeux de Dieu, c’est qu’elle creuse en nous jusqu’à réussir à entamer la dureté de notre cœur, afin de le convertir toujours plus à lui et à sa volonté.
En ce temps favorable, laissons-nous donc conduire comme Israël dans le désert (cf. Os 2, 16), afin que nous puissions enfin entendre la voix de notre Époux, pour la faire résonner en nous avec plus de profondeur et de disponibilité. Plus nous nous laisserons impliquer par sa Parole, plus nous pourrons expérimenter sa miséricorde gratuite envers nous. Ne laissons donc pas passer ce temps de grâce en vain, dans l’illusion présomptueuse d’être nous-mêmes les maîtres du temps et des modes de notre conversion à lui.