A la fin de ce jubilé de l’espérance, découvrez quelques témoignages recueillis auprès de consacrés, prêtres et laïcs du diocèse.
Extrait de la lettre du pape François pour la JMPV 2025 (11 mai 2025) :
« Toute vocation perçue au plus profond du cœur fait germer la réponse comme un élan intérieur vers l’amour et le service, comme une source d’espérance et de charité et non comme une recherche d’affirmation de soi. Vocation et espérance s’entremêlent donc dans le projet divin pour la joie de tout homme et de toute femme, tous appelés à offrir personnellement leur vie pour les autres. Nombreux sont les jeunes qui cherchent à connaître le chemin que Dieu les appelle à parcourir : certains reconnaissent – souvent avec étonnement – la vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée ; d’autres découvrent la beauté de l’appel au mariage et à la vie familiale ainsi qu’à l’engagement pour le bien commun et au témoignage de la foi parmi les collègues et les amis. »
« Qu’est-ce qui pour vous est signe d’espérance dans l’Eglise aujourd’hui ? »
Père Christophe Lagrange :
Un des signes d'espérance pour aujourd'hui est pour moi l'arrivée importante de jeunes et moins jeunes qui frappent à la porte de l'Eglise avec le désir d'être baptisé ou de recevoir la communion ou la confirmation. Ils ne viennent souvent pas de nos réseaux sur lesquels nous travaillons beaucoup. Ils ont un désir d'absolu, de vérité et de sens à donner à leur vie. Ils se tournent vers l'Eglise souvent parce qu'ils ont rencontré des chrétiens heureux, ou une communauté priante. A nous de ne pas décevoir leur attente et de les accompagner au mieux.
Sr Jean et sr Marie-Pascale (St Joseph de Cluny) :
- L’Espérance ne déçoit pas, même si la pauvreté de certains secteurs est éprouvante. Garder l’Espérance au-delà du visible et du ressenti est un vrai défi pour aujourd’hui.
- Pour moi, l’espérance est comme ce levain dans la pâte, on ne le voit pas. Mais il agit ! Regardons les catéchumènes qui se lèvent, les demandes de confirmation. Notre Eglise est vivante ! Elle prie !
Frère Blaise (frère de Saint-Jean, Rimont) :
Pour moi, ce qui est signe d’espérance dans l’Eglise aujourd’hui, c’est le dynamisme des Eglises d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine qui insufflent un souffle nouveau à l’Eglise universelle.
Père André Marot :
Pour un certain nombre de chrétiens, je constate une soif de mieux connaître la Parole de Dieu, en particulier les Évangiles. L'homélie du dimanche ne suffit pas, ils ont besoin d'une nourriture plus consistante.
Par ailleurs, je vois grandir l'importance des responsabilités prises par les laïcs, dans les différents domaines de la vie pastorale et de ce fait, l'importance des décisions prises collégialement.
Enfin, il faut souligner l'accueil des demandes de baptême chez des adultes, mais aussi chez les adolescents, ce qui nécessite de trouver une diversité d'accompagnements et d'inventer un parcours adapté pour cheminer. Avec ces catéchumènes venus d'horizons différents. Tout cela est signe d'espérance si nos communautés se mobilisent pour appeler de nouveaux acteurs au travail de la moisson.
Pascale et Bernard (couple marié) :
Cela fait 2 ans que nous vivons l’expérience de couple accompagnateur au sein d’une petite équipe de préparation au mariage ( 4 couples et un prêtre).
Nous avons découvert , rencontré des jeunes et moins jeunes couples vivant ensemble depuis un certain nombre d’années et avec des enfants pour nombre d’entre eux.
Au cours de nos échanges, nous avons constaté que cette démarche pour demander le mariage à l’église prenait sens de différentes manières :
d’un désir de suivre une tradition familiale, d’une transmission que certains veulent perpétuer, à celui de faire un pas de plus dans leur engagement de couple : en se mariant à l’église, ils reconnaissent la place de Dieu dans leur vie.
Nous trouvons dans ces rencontres , échanges avec ces futurs mariés de vrais signes d’espérance du plus infime au plus grand .
Une bénédictine de Notre-Dame de la Compassion (Autun) :
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Nous voyons l’Esprit-Saint à l’œuvre : l’élection du Pape, l’accueil enthousiaste des foules, le nombre croissant de catéchumènes venant d’horizons si différents, la bienveillance et la fraternité éprouvées dans les rencontres. Puisque l’Esprit Saint est à l’œuvre, laissons-nous conduire par l’Esprit…. Ces signes sont pour nous un appel à être davantage centrées sur le Christ et à prier pour nos frères.
Séverine Dufouleur :
En allant dans plusieurs sanctuaires durant cette année jubilaire, il m’a été donné de constater la présence et la disponibilité de nombreux prêtres pour offrir le Sacrement de la Réconciliation, et le nombre important de personnes n’hésitant pas à attendre souvent longtemps pour en bénéficier.
Cela est pour moi un réel signe d’Espérance car tant que chaque Chrétien saura se reconnaitre comme un pécheur, ayant sans cesse l’humilité de se mettre à genoux pour demander et recevoir la Grâce, le Diviseur ne pourra rien contre l’Eglise.






