N° 2 du 21 janvier 2022

La toute récente déclaration du conseil permanent de l’épiscopat à l’occasion de l’année électorale 2022 commence par renvoyer chacun de nous à une question humaine simple : est-ce que je désire ou non assumer mes responsabilités à l’égard de tous ? Cela suppose que je perçoive mieux que mes paroles et mes actes ont une portée pour le bien de tous. Cela suppose en particulier que je résiste à la tentation de sombrer dans l’amertume, le découragement ou la violence.

Les débats et les discernements en cours pendant la période pré-électorale où nous sommes, peuvent nous interroger : en quoi la foi chrétienne, en quoi « notre » foi, nous aide-t-elle à y prendre part et comment ? Les sujets abordés dans le texte des évêques sont éclairés par une humble et joyeuse espérance : la destinée commune de toute l’humanité est inséparable de celle de chacun. Ce que je pose librement en acte et en parole a une influence sur l’ensemble, et je n’isolerai pas ma destinée de celle des autres. Nous serons par conséquent conscients de notre responsabilité éthique à l’égard du bien de tous les autres. Les évêques ont, à ce propos, une expression heureuse, en affirmant que « la question éthique et la justice sociale vont de pair » (n°6).

Alors, oui, la foi en la destination universelle du salut que Dieu donne en son Fils, non seulement ne nous isole pas, ni ne doit isoler bien sûr notre pays, mais elle fait goûter que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs et que cet amour engage dans des véritables conversions, en matière d’écologie, en matière de respect de toutes les vies humaines, en matière de poursuivre de la construction européenne...

Chacun des sept chapitres de cette déclaration des évêques se terminent par trois questions qui peuvent favoriser un travail d’échange. Puisse ce document être réfléchi à plusieurs, en ces temps où le dialogue est si attendu et souvent si délicat !

+ Benoît RIVIERE