N°4 du 18 février 2022

Il est heureux que des groupes variés, dans plusieurs endroits du diocèse, apportent leur part dans le discernement que l’Eglise veut mieux pratiquer : où voyons-nous que Dieu adresse aujourd’hui une parole d’espérance au monde ? Que veut-il pour Son Eglise ? Quelle est sa volonté bienveillante et rédemptrice ? Quelle est notre part propre dans la réalisation de son salut ?

Je reçois ces temps-ci des traces écrites des échanges « synodaux » qui ont lieu, et je remercie vraiment profondément ceux et celles qui suscitent ces espaces de parole et de fraternelle écoute. Je pense avec reconnaissance, en particulier, à mes frères prêtres qui organisent dans les paroisses ces rencontres « synodales ».

Je veux encourager l’ensemble du diocèse à poursuivre ces échanges, même au-delà de la mi-mai, qui est la date à laquelle je rendrai un texte écrit pour dire où nous en sommes, en diocèse.

Le chemin de la foi qui nous anime, il s’agit de le choisir chaque matin… et il s’agit de le choisir avec l’Eglise entière. Ce chemin est tellement plus beau que celui de l’enfermement dans des cercles d’idées ! Quelle joie lorsque chacun sort de sa « zone de confort » (y compris spirituelle) pour se risquer à vouloir écouter un peu sérieusement les autres !

Il ne s’agit pas d’entendre seulement le témoignage de tel ou tel, mais d’écouter le cœur battant, souffrant et espérant de l’Eglise. Cette écoute-là suppose la prière et la bienveillance, profondément entretenues. Nous nous réjouirons alors de ce que les autres nous évangélisent constamment. Oui, ces temps de discernement communautaires sont bienvenus, pour que notre amour grandisse, que notre espérance ne soit pas « incantatoire » mais qu’elle éclaire le présent, et pour que notre foi soit rayonnante !

+ Benoît RIVIERE