N°9 du 5 mai 2023
Ce récent samedi 29 avril, jour de la fête de Sainte Catherine de Sienne, la patronne de l’Europe, pendant que le Pape œuvrait en Hongrie pour permettre ne serait-ce qu’une petite mais significative avancée vers la paix en Ukraine, les consacré(e)s de notre diocèse ont voulu dire leur reconnaissance au père Georges AUDUC pour les douze années qu’il a accomplies en accompagnant avec respect et affection l’ensemble des communautés religieuses, vierges consacrées et autres consacré(e)s : une « famille » en quelque sorte, heureuse de se retrouver, dans sa diversité et sa profonde unité !
Sous un beau soleil, gagnant en fin de matinée sur les nuages, dans l’église de Saint-Martin-Belleroche, puis dans le vaste cloître du Carmel voisin, avant l’eucharistie dans l’admirable chapelle de nos sœurs carmélites, nous avons goûté particulièrement ce que le père AUDUC nous a livré avec tant de chaleur et de foi : oui, nous vivons sur une terre qui a sa consistance, aujourd’hui autant qu’hier !
Les hommes et les femmes consacrés, dans leur riche diversité et l’ancienneté plus ou moins grande de leur histoire singulière, contribuent par leur vie offerte et généreuse à la belle consistance de l’Église, que Sainte Catherine de Sienne nomme l’Épouse, ou encore le cellier contenant le vin nouveau de l’Alliance, ou encore « la douceur de mon âme ».
Où sont nos racines ? Elles continuent d’être irriguées par l’eau dont le Seigneur a dit qu’elle jaillirait de son propre cœur. Cette eau a irrigué la vie des apôtres, et Saint Jean particulièrement dont Polycarpe fut le disciple et qui nous relie à l’Église de Smyrne dès les commencements puisque ce sont ces chrétiens envoyés par Polycarpe qui évangélisèrent Lyon et la vallée de la Saône. Les martyrs Valérien, Marcel et Symphorien irriguèrent de leur sang notre terre qui commençait alors à s’ouvrir à la joie de l’évangile. Le Christ est le seul fondateur de notre vie, et il est celui que nos fondateurs ont cherché à suivre et à imiter. Il est toujours Celui que notre cœur espère et attend avec amour ! Il est le serviteur et le Seigneur grâce à qui, par le don de sa vie sur la croix, nous trouvons la joie véritable. En lui, dit un psaume, est la source de la vie, et par sa lumière nous voyons la lumière.
Bien avant que des prêtres n’accueillent en leur sein des frères prêtres venus d’ailleurs, bien avant donc que se développent en un sens nouveau des prêtres « fidei donum », les communautés religieuses, nous a rappelé le père AUDUC, faisaient déjà l’expérience de l’international. Et il faut louer les consacré(e)s, avec le peuple fidèle entier, d’avoir souci des uns et des autres. Les consacré(e)s peuvent réellement aider le presbyterium des prêtres autour de l’évêque à vivre la mission dans le contexte d’aujourd’hui, sans regret du passé, mission partagée avec des prêtres de plus en plus nombreux venus de plus loin que notre Bourgogne. Il n’y a pas seulement ici à recevoir un enrichissement humain, pastoral et spirituel, certes, mais il y a aussi une nouvelle chance de mieux servir, dans une complémentarité culturelle visible, les hommes et les femmes de Saône-et-Loire, favorisant avec eux les espaces où le Christ vient à notre rencontre.
Qu’il est bien d’être soutenus les uns par les autres dans cette famille des consacré(e)s de notre diocèse ! Qu’il est bon d’échanger dans un simple et profond respect, autant que dans une joie reçue du Christ !
L’an prochain, les consacré(e)s seront convié(e)s à une journée de célébration et d’amitié, en la fête du 2 février 2024 à Paray-le-Monial, pour la 350e année des apparitions du Christ à Sainte Marguerite Marie Alacoque.
+ Benoît RIVIÈRE






