N°12 du 16 juin 2023

Quelques jours avant l’ouverture de la première assemblée du synode des évêques à Rome, aura lieu à Marseille, du 20 au 27 septembre, une nouvelle rencontre d’évêques et de jeunes du pourtour méditerranéen. Des rencontres similaires avaient eu lieu déjà dans d’autres villes. Cette année, nous sommes fiers de la venue du Pape pour participer à ces échanges.

Si, comme nous l’espérons beaucoup, sa santé lui permet de venir à Marseille, quelle joie ce sera de l’écouter dialoguer avec les jeunes venus de tous les pays limitrophes de la Méditerranée ! Nous trouverons le réconfort en priant avec lui à Notre Dame de la Garde, en ouverture de la journée du samedi 23 septembre, et nous nous tournerons avec lui vers la patrie que Dieu offre aux défunts, particulièrement aux marins et aux migrants morts en mer.

Et quel bonheur ce sera de célébrer avec lui l’Eucharistie, dans la ferveur si familière aux chrétiens méditerranéens !

Ceux qui feront le déplacement à Marseille, et ceux qui s’y uniront depuis chez eux, se souviendront aussi des liens qui unissent les rives de la Provence avec la Bourgogne puisque l’Évangile nous est parvenu grâce aux chrétiens venus d’Orient et qui ont remonté le Rhône jusqu’à Lyon… Nous nous rappellerons aussi que Marseille a été la première ville consacrée au Sacré Cœur.

Les peuples qui vivent dans la bordure de la Méditerranée ont cette vocation à être des accueillants et des passerelles entre plusieurs « mondes » : celui de l’Europe du Sud, celui de l’Afrique du Nord, celui du Proche Orient…

 

Et ils connaissent d’immenses fragilités. Aussi, pour nous qui avons au cœur d’aimer l’ouverture les uns envers les autres et d’aimer la paix entre les peuples, la venue du Pape à Marseille en septembre est un très bel appel à multiplier, là où nous vivons, les rencontres qui font tomber des bannières d’incompréhension et de méfiance.

 

La récente journée interreligieuse à Mazille a été, de ce point de vue, une belle expérience d’écoute, de respect et de prière. En ces temps d’inquiétude et de fractures graves, choisissons de faire de notre été un temps de ressourcement, de pas les uns vers les autres… sans omettre le repos nécessaire et heureux.

+ Benoît RIVIÈRE