N° 13 du 30 juin 2023
Chaque matin, nous pouvons mettre nos pas dans ceux de notre père Abraham et nous décider à entendre et à répondre à l’invitation de Dieu pour aller vers le pays qu’Il nous montrera. Nous pouvons choisir de nous ouvrir à un large espace de bénédiction, ou d’en rester à nos seules petites routines et habitudes sur fond de commérages et de récriminations. Quelle est précisément cette forte invitation de Dieu et quel est cet espace toujours naissant ?
Entendons la parole que Dieu nous donne si délicatement dans le murmure de la brise légère de son esprit ; entendons Jésus venant ouvrir en nous cet espace de vie, de réconciliation, de joie pure et de renouveau de notre volonté pour nous donner d’agir avec et pour les autres, chaque matin si nous le voulons. Dieu vient amoureusement nous déplacer, comme pour Abraham et tous les authentiques pèlerins de la foi.
Ces jours-ci, il m’a été donné d’entendre cet appel dans de beaux exemples d’hommes et de femmes résolument engagés sur cette route d’espérance. Je pense aux jeunes familles élevant leurs enfants sans découragement, et se risquant dans la foi chrétienne et la célébration liturgique de la foi. Je pense aux professionnels de la filière bois croisés à Euroforest, témoignant d’une belle passion pour les métiers liés à la forêt dans le contexte actuel de réchauffement climatique et de la difficulté à envoyer suffisamment d’ouvriers pour le travail tellement nécessaire à entreprendre. Je pense aussi à ces jeunes quittant les facilités des sentiers battus, pour se donner à un service engageant leur existence entière comme prêtre et comme consacrés.
L’un d’eux écrivait ceci récemment : « combien j’ai à découvrir ! …La question de fond se résume à l’amour. Si les missionnaires que je côtoie sont encore ici et qu’ils ont toujours ce zèle pour servir, c’est bien parce que leur vocation est fondée sur l’amour du peuple de Dieu. On peut faire beaucoup de choses par bonne volonté, mais c’est une conversion à l’amour du Christ et de son Eglise qui permet de persévérer dans la foi. »
Sans aucun doute, l’été permettra de prendre, mieux peut-être qu’avant, le chemin communautaire qui conduit au lieu où Dieu lui-même nous prépare une place, c’est-à-dire la coopération joyeuse à son amour qui nous sauve.
+ Benoît RIVIERE






