Repensant à la belle journée de la messe chrismale, je voudrais seulement dans l’éditorial de ce numéro d’Église d’Autun, faire goûter aux lecteurs quelques suggestions reçues de l’apport qui a été fait aux prêtres par le père Benoît de Maintenant, jésuite.

  • Le chrétien est un homme de la mise en mouvement, et non pas un homme du cliché. Venez à ma suite, dit le Seigneur.
  • Quand nous restons attachés à un monde de clichés, un monde de cases à remplir, nous courons le risque d’une mauvaise fatigue, celle de viser la conformité plutôt que la mise en chemin, la mise en mouvement. La sainteté n’est jamais une affaire figée. Le Christ n’a pas dit je suis le rail, mais le chemin.
  • Quand nous avançons plutôt que de nous installer, nous entrons, et c’est heureux, dans l’insécurité de l’inconnu. Malheur à ceux qui s’imaginent tout savoir ! Apprenons l’art d’être vulnérables !
  • Le monde a une soif immense, mais n’a souvent pas les mots pour l’exprimer.
  • Les jeunes n’ont pas besoin de nos problèmes, ils veulent notre espérance.
  • La résurrection ne « résout » pas le « problème » de la mort, elle l’entretient plutôt, et plus exactement elle nourrit l’espérance. Dieu ne solutionne rien, il crée des êtres libres d’entrer en alliance avec lui.
  • Ce n’est pas difficile d’être attentif quand les choses sont exceptionnelles, c’est plus fin et plus profitable, mais c’est ardu d’être attentif dans un quotidien ordinaire. Et c’est là que nous entrons dans la beauté discrète et insondable de la vie cachée de Jésus à Nazareth.

+ Benoît RIVIERE