Le samedi 16 mai dernier, l’évêché d’Autun était devenu pour quelques heures la maison animée et joyeuse des descendants nombreux de Mgr Frédéric de MARGUERYE, évêque d’Autun entre 1852 et 1872.

En effet, à l’initiative de Gabriel de MARGUERYE, très estimé et ancien économe diocésain, sa famille s’était rassemblée d’un peu partout en France et même d’ailleurs pour un temps de retrouvailles et d’action de grâces, dans le lieu où leur aïeul avait assuré la charge épiscopale durant vingt ans.

Ce fut pour tous les participants, et pour moi-même en particulier, une réelle et belle émotion d’écouter, dans la chapelle de l’évêché, le récit de la vie de cet ancien évêque d’Autun. Nous y avons chanté l’eucharistie avec ferveur.

Né peu après la révolution, sous le consulat, il connut sept régimes politiques différents durant sa vie. Baptisé le 9 mars 1802 par un prêtre réfractaire, il reçut une heureuse éducation, notamment dans l’établissement parisien qui devint le collège Stanislas, où il retourna ensuite comme jeune prêtre et « préfet de religion » pendant quatre ans.

Ordonné prêtre le 31 juillet 1825, il fut consacré évêque à l’âge de 35 ans pour le diocèse de Saint-Flour. Là, et ensuite dans le diocèse d’Autun, il se révéla un infatigable entrepreneur dans la restauration et la construction d’églises. Nous pensons bien sûr, entre autres, à la construction de l’église de Charolles et à celle de Saint-Pierre à Mâcon.

Ses armoiries figurent sur un vitrail de la cathédrale d’Autun, ainsi que dans une sculpture de l’ancienne cathédrale Saint-Vincent à Chalon-sur-Saône.

Cette rencontre familiale fut aussi l’occasion de redécouvrir la figure d’un évêque qui a profondément marqué son temps. Les lecteurs trouveront dans les pages qui suivent un portrait plus complet de celui qui gouverna le diocèse d’Autun durant vingt années. En cette année qui marque le 150e anniversaire de sa mort, nous rendons grâce pour son ministère et pour l’héritage qu’il a laissé à notre diocèse.

+ Benoît RIVIERE