Que serait une bonne année ?

Celle où la paix viendrait enfin au Moyen Orient ? Celle où serait élu un président de la République entraînant la France dans un bon chemin ? Celle où le synode diocésain d’Autun donnerait du courage et de la joie à beaucoup ? Celle qui verrait baisser le niveau du chômage et augmenter les revenus des plus pauvres ? Celle qui verrait grandir l’espérance dans les cœurs ?EVEQUE5Chacun peut poursuivre la série des attentes et des désirs. Une petite voix me souffle à l’intérieur qu’une bonne année serait celle où mes frères et mes sœurs en humanité, tous sans exception, entreraient durablement dans la joie de Dieu. Pas seulement la joie du bien-être, pas seulement la joie d’une bonne conscience, mais encore et surtout celle de Jésus lui-même.

Et quelle est cette joie ? « Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur ! » Telle est l’espérance, telle est la joie de Jésus ! Il y a quelque chose que l’homme ne pourra jamais se donner à lui-même, même donner à ses semblables, et que Dieu donne à ceux qui s’ouvrent à sa grâce, c’est de se tenir en sa présence dans l’amour. C’est de connaître la joie de la présence, c’est de demeurer dans l’amour... jusqu’au creux de la nuit et des épreuves. C’est d’être éclairé par la lumière qui brille sur la face du Christ, et sur la face du plus petit d’entre les hommes, la face des plus pauvres en qui nous le trouvons, lui le Seigneur, sans aucun doute.

C’est cela que je souhaite de tout cœur aux amis d’Eglise d’Autun qui ouvrent cette petite revue en ce temps de Noël. Elle est le signe humble et vrai de la marche du diocèse sur cette terre, elle est aussi un lien régulier de la fraternité heureuse qui nous unit. Oui, bonne année, matin après matin, soir après soir, à chacun et chacune de vous, dans le réconfort de la foi. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous l’avons cru ! »

+Benoît RIVIERE