N°4 du 23 février 2018
Je lisais et relisais ces jours-ci les lettres personnelles que les catéchumènes adultes écrivent à l’évêque, à l’approche de leur baptême. Ces frères et ces sœurs « chrétiens-catéchumènes » sont au seuil du jour, ou plutôt de la nuit lumineuse, tant attendue par eux et par toute l’Eglise, de la plongée dans le bain de la nouvelle naissance. Dans une de ces lettres, je lis ceci : « le baptême n’est pas une finalité mais le commencement d’une vie nouvelle. Aller à la messe n’est pas une contrainte mais un moment de paix… ».
Ces lettres rayonnent d’une joie authentique, celle d’appartenir à la famille des chrétiens, celle de sentir l’amitié du Christ, celle de vouloir 24 heures sur 24 vivre vraiment en alliance avec Dieu dans le Christ, et en service auprès des autres avec Lui. Elles manifestent la force du Christ sauveur, qui est venu ouvrir la porte de la foi dans l’existence personnelle de chacun, marquée par tant d’épreuves graves, familiales entre autres.
Pour nos frères et sœurs catéchumènes, ce carême vient de commencer par le rite liturgique de « l’appel décisif », qui a eu lieu cette année à La Clayette. C’est l’appel de Dieu à vivre en Lui et pour Lui dans l’ordinaire des jours ; c’est en quelque sorte le temps d’aboutissement des « fiançailles » avec le Christ ; c’est le temps de la purification du cœur, par la fréquentation des Ecritures, par la prière, par la participation à la liturgie de l’Eglise et par l’engagement envers les plus pauvres.
Qu’en sera-t-il pour les « anciens » dans la foi ? Quel est notre désir de nous convertir entièrement, sans nous réserver une part où Dieu n’aurait rien à nous dire ? Quel est notre désir de nous laisser transformer à travers les sacrements de l’Eglise et les visages de nos frères et de nos sœurs en humanité ? Quels obstacles à l’amour je dois lever, avec la grâce de Dieu, dans ma vie ?
+ Benoît RIVIERE







