N°17 du 16 octobre 2020

Nous sommes émerveillés et encouragés, à juste titre, par le formidable exemple de Saint François d’Assise et de sa longue existence irradiée par la grâce. Nous le sommes aussi par un jeune garçon à peine connu, et dont l’intercession porte déjà des fruits admirables de guérisons et de conversions.
Dans l’église édifiée à Assise, sur le lieu exact où Saint François se dépouilla de ses vêtements pour épouser dame pauvreté avec la protection de l’Eglise, repose le corps intact de Carlo Acutis, né le 3 mai 1991 et mort des suites d’une leucémie foudroyante le 12 octobre 2006.
Je trouve lumineux et simple les mots de sa mère, au début peu « pratiquante », au sujet de son fils Carlo : « déjà petit garçon, il était différent des autres. En même temps, il vivait comme ceux de son âge. C’était un garçon très spécial. Il mettait Jésus au cœur de sa vie. »
De Carlo, béatifié ce dimanche 9 octobre, je voudrais souligner sa liberté intérieure, son cœur universel, et son amour de l’Eucharistie et de la Vierge Marie. Certes, il était un surdoué de l’informatique, jouait au foot, aimait les animaux et les voyages. Mais là ne réside pas le secret de sa flamme, constamment allumée : il a employé ses talents au service du Christ et de l’Eglise. Il a voulu communiquer la foi de l’Eglise avec les moyens d’aujourd’hui.
Ce qu’il a vécu intensivement pendant son enfance et son adolescence, c’est d’être disponible aux autres, jusqu’aux plus différents de lui, en leur manifestant un amour communicatif qui vient de l’Esprit-Saint. « Le bonheur, disait-il souvent, c’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même. » Et aussi : « plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus. Etre toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie. » Et pour y aller, sans peur de s’égarer, l’Eucharistie quotidienne a été pour lui, disait-il, « l’autoroute qui mène au ciel. »
On connaît sa profonde liberté intérieure, et son dégoût pour les idées toutes faites ainsi que les modes. « Nous sommes tous nés comme des originaux », aimait-il répéter bien avant le pape François, « mais beaucoup d’entre nous meurent comme des photocopies. » Quoi de plus appelant que de vivre activement sous le regard paternel de Dieu qui encourage et donne d’aimer.
Bienheureux Carlo, tu nous fais retrouver le chemin du véritable dépouillement et du véritable bonheur, celui d’être sans cesse mû par l’Esprit Saint donateur de vie. Intercède pour les jeunes et pour tous !
+ Benoît RIVIERE






