N°16 du 1er octobre
L’apôtre Paul a éprouvé en lui-même et avec les croyants, combien parfois l’épreuve était lourde au milieu des embûches du chemin. Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés (2 Co 4,8), et ce qui nous donne de l’assurance, ce n’est pas nous-même. L’Esprit-Saint, donné sans mesure à ceux qui écoutent et font la vérité devant Dieu, nous guide et nous éclaire.
Au retour de la visite ad limina et de la rencontre avec le Pape, faisant l’expérience du réconfort dans la foi des apôtres, déterminé à préférer l’amour du Christ à tout autre chemin, je veux regarder l’épreuve comme passage de l’or au creuset. Nous sortirons plus visiblement éclairés par le Christ après l’épreuve qu’avant. Je veux mendier la paix et la justice sans vouloir détruire qui que ce soit. Je veux écouter la voix exigeante et salutaire de l’unique pasteur à travers la voix de l’Eglise une et sainte, que Pierre résume quand il dit : « tu sais tout, tu sais bien, Seigneur, que je t’aime vraiment. »
Oui, nous sommes peut-être à bout de force, tant les abominations nous ont accablés, et tant l’adversaire veut entraîner le monde dans une ruine sans fin. Loin de vouloir sortir des épreuves avant l’heure, loin de rêver à un ailleurs imaginaire, nous regardons vers l’avant, au milieu de la nuit, nous laissant déjà toucher, avec nos frères et nos sœurs en humanité, par l’aube rafraichissante et bienheureuse de la victoire du Christ sur la mort et sur le péché.
Dans l’Eglise en état de purification et de conversion permanent, nous voulons recevoir le réconfort de l’Esprit-Saint qui guérit et qui réchauffe. Sans l’amour, je ne suis rien, disait encore saint Paul.
Oh, comme cela est vrai !
+ Benoît RIVIERE






